(18-20 février) Ayutthaya

Ayutthaya constitue la dernière étape avant Bangkok et notre vol pour la Birmanie. Pour nous y rendre, un petit trajet en bus de 6h s’impose, mais dans un bus grande classe et confortable! Nous sommes même accueillis par une hôtesse (c’est bien la première fois que l’on voit ça) qui nous conduit à nos places et nous amène eau et paquets de biscuits.

Ancienne capitale du royaume de Siam, nous venons encore une fois admirer des « temples en ruine » à Ayutthaya. L’auberge dans laquelle nous logeons est superbe, elle s’inscrit facilement dans le top 5 de nos logements les plus cools depuis le début du voyage. Café en libre service, micro-ondes, bananes et petits gâteaux sont disponibles. La déco avec des ombrelles au plafond est top.

Bref, fin du moment Valérie Damidot et retour à l’essentiel! Nous louons des vélos pour notre seule journée pleine dans le coin, en route pour les vestiges! Pour le coup, c’est beaucoup plus fréquenté que Sukhothaï (normal, ce n’est situé qu’à une heure de Bangkok). Pour la tranquillité, on repassera… En plus, la circulation, même à l’intérieur du parc rend la balade pour les cyclistes peu agréable. Et quand les éléphants s’ajoutent à ça!!

Rien de notable dans les temples, à part la tête de Bouddha coincé dans un arbre qu’on peut trouver dans l’un des plus célèbres…et les arrières petits-enfants de Batman qui dorment dans un autre!

Sur le chemin du retour, nous passons par la « rotee road », route qui porte ce nom en raison des crêpes (rotee) qui y sont vendues. La particularité de ces petites douceurs, c’est qu’elles sont multicolores et relèvent d’un recette particulière. Non, ce ne sont pas de vieilles perruques défraîchies que vous pouvez voir sur la photo. L’étrange matière dont sont fourrées ces crêpes dopées aux colorants, c’est tout bonnement quelque chose proche de la barbe à papa. On s’arrête donc dans une des multiples échoppes sur le bord de la route pour goûter ça. On en demande deux à emporter, mais la dame, dans son extrême générosité, nous file carrément un sac. Ce soir, c’est crêpe party à la guesthouse!

Nous aurions aimé aller à Bangkok en bateau, car c’est sans doute la façon la plus agréable de circuler dans Ayutthaya, mais pas de navettes entre les villes, juste des croisières en tours organisés. Nous n’avons pas le temps pour ça et nous nous rabattons donc sur le train, que nous n’avons pas pris depuis un bon bout de temps. De plus, ça nous permet de ne pas nous rendre en centre-ville, le train s’arrêtant près de l’aéroport, là où nous logeons.

Le lendemain, direction la gare. Après avoir acheté nos tickets, nous tâchons de nous rendre sur notre quai. Impossible de trouver comment le rejoindre. On nous explique qu’il faut traverser les rails. D’accord…nous, on cherchait un tunnel ou un pont! Bien qu’à 1h de Bangkok, nous mettrons 3h pour rejoindre notre hôtel. Le train n’est ni ponctuel, ni rapide et décide de s’arrêter un bon moment entre deux gares pour une raison qui restera inconnue. Une fois arrivés à Don Mueang, c’est le taxi qui s’y met. Le bougre nous fait passer 1h dans son véhicule car il se trompe de route (involontairement ou pas, allez savoir!) et on se tape des embouteillages en prime. Et voilà comment un court trajet se transforme en après-midi passé dans les transports! Après un hotpot de rue et un peu de glandouille pour terminer la journée, départ pour la Birmanie demain.

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On vous écrit actuellement de Birmanie où la connexion internet n’est pas notre amie, lente et capricieuse (semblable à une connexion AOL des années 90!). Ne vous étonnez pas si vous n’avez pas de nos nouvelles. On va faire ce que l’on peut mais ça risque d’être difficile de tenir notre carnet de voyage à jour.

 

 

 

 

(15-17 février) Sukhothaï

Nous arrivons aujourd’hui à Sukhothaï, ancienne capitale des temps lointains, où nous passerons deux jours. Il nous faut tout de même 6 heures de bus pour rejoindre cette ville. 

Notre journée se terminera devant de bons petits plats. La Thaïlande a le mérite d’avoir une plus grande diversité culinaire que les deux derniers pays que l’on a traversés. Au menu, du poulet et une salade de papaye frite, des amuse-gueules thaïs, ou du porc à la citronnelle.

Nous sommes agréablement surpris car il semble y avoir bien moins de monde qu’à Chiang Mai, c’est donc plus reposant. Nous empruntons des vélos dans notre hôtel pour aller visiter le parc historique. C’est pour les fameux temples qui s’y trouvent que cette bourgade est connue. Nous en faisons vite le tour, ce n’est pas bien grand. C’est joli et paisible, même si, bien sûr, les vestiges nous paraissent un peu fades après Angkor. C’est le problème quand on visite de tels lieux les uns après les autres sur un court laps de temps. Par contre, le site d’Angkor était tout de même bien plus fréquenté. On appréciera donc grandement ces deux jours de balade à vélo, presque seuls à certains endroits.

Même en dehors du parc, il y a pas mal de temples. On en visite la plupart en esquivant de justesse des chiens parfois très agressifs sur le chemin. Depuis le début du voyage, jamais nous n’avions été aussi embêtés par les chiens errants. Par deux fois, en passant en vélo à côté d’eux, j’ai vraiment cru me faire mordre, ce qui m’a forcé à faire de grosses embardées et à accélérer dangereusement. Heureusement, plus de peur que de mal au final. Mis à part ça, la balade à vélo dans la campagne environnante a été presque plus sympa que la visite des ruines en elle-même.

Rien de notable en ce qui concerne les autres restaurants que l’on a testé dans la ville, à part beaucoup d’oublis de la part des serveuses. Une fois, Virginie a même fini de manger avant moi tellement j’ai attendu, c’est pour vous dire! En plus, la nourriture restait correcte mais on sent quand même qu’elle n’était pas très authentique. Malgré tout, nous avons goûté quelques currys plutôt bons et du poulet grillé avec des feuilles de pandanus.

(11-15 février) Chiang Mai

Nous nous rendons à la station de bus pour en prendre un en direction de Chiang Mai. Nous avons une petite heure devant nous, ce qui nous permet d’aller manger un morceau. Puis, c’est parti pour 4h de route qui s’avère être un peu tortueuse. En règle générale, lorsque le chauffeur distribue des sacs à vomi, on sait à quoi s’attendre!

Une fois arrivés, on s’adresse à la borne de taxis pour aller à notre guesthouse qui n’est pas vraiment dans le centre. Celle-ci ne semble pas être très connue, mais le chauffeur qui nous emmène voit où c’est. On a l’impression de ne pas avoir pris de taxis depuis une éternité! Bon, effectivement nous ne sommes pas dans le coeur de la ville, au creux des remparts, mais cela nous permettra d’être au calme, loin de l’agitation.

Que dire de Chiang Mai? Une ville à taille humaine plutôt agréable la journée, avec ses dédales de petites rues, mais un peu trop surchargée de touristes qui doivent revenir de leurs excursions le soir venu. Pour notre part, nous avons choisi d’explorer la ville uniquement et non ses alentours, à notre rythme, sans courir.

Chiang Mai est une ville truffée de temples. Impossible de marcher sans en croiser un, nous en verrons donc beaucoup. Nous visitons évidemment les plus réputés de la ville, comme le Wat Chedi Luang.

Pour les autres, quelques photos en vrac…

Au hasard des rues, nous sommes tombés sur plusieurs petits temples très jolis. Malheureusement, nous avons perdu une partie de nos photos de Chiang Mai… Néanmoins, il nous reste l’un des plus beaux à vous faire partager…

Un truc un peu insolite, ce sont les statues très réalistes de moines que l’on peut voir dans beaucoup de temples. On s’est même demandé s’ils n’étaient pas empaillés tellement c’était bluffant!

Sans le vouloir, nous nous sommes retrouvés à visiter Chiang Mai un week-end. Or, il y a chaque semaine un marché le samedi et un autre le dimanche. Nous sommes plutôt bien tombés! Nous en avons donc profité. Nous y sommes allés dès l’ouverture vers 16h, et à juste titre car dès le début de soirée, le marché se remplit de badauds et il devient compliqué de se déplacer comme on veut. Les marchés sont en plein centre, jouxtant les temples.

Après la balade et le shopping, on a fait nos courses de nourriture pour le repas du soir, car dans les marchés d’Asie, il y a toujours l’embarras du choix niveau bouffe. Pour exemple, des nouilles (classique!), sandwich frit (plus original!) ou le dessert typique thaï, de la mangue servie avec du riz collant.

(9-11 février) Chiang Rai

Comme dans une grande partie du Laos, ici, seul le Mékong nous sépare de la Thaïlande. C’est d’ailleurs marrant de se dire que c’est un autre pays lorsqu’on regarde sur la rive d’en face. Malgré tout, il ne suffit pas de prendre un bateau et de traverser pour être en Thaïlande, ça serait trop simple! Il nous faut prendre un tuk-tuk pour nous emmener au poste frontalier à une petite trotte de là.

Une fois sur place, nous changeons de pays les doigts dans le nez. Pas d’arnaque à la température (le matériel est là mais point de faux médecins pour nous mettre le thermomètre dans le fondement!), pas de bakchich à payer, que ce soit pour sortir du Laos ou pour rentrer en Thaïlande. Rien à voir avec notre précédent passage de frontière, mais on ne va pas s’en plaindre, hein? Un peu de simplicité ne fait de mal à personne! Alors, on dit au revoir au Laos et avant de pouvoir passer de l’autre côté, on attend dans un bus vide son départ, et on traverse enfin le grand pont qui nous fait passer de l’autre côté. Et voilou! On est en Thaïlande, fastoche!

Il nous faut reprendre un tuk-tuk pour rejoindre Chiang Kong, la ville la plus proche. A peine descendus, on vient nous aborder pour nous faire monter dans un bus local pour Chiang Rai, notre point de chute. On ne se fait pas prier, et quelques minutes plus tard, nous voilà partis, en compagnie de nombreux thaïs et de bonzes. Les paysages sont proches de ceux du Laos mais le voyage n’en est pas moins agréable.

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2H30 plus tard, nous sommes à Chiang Rai, où nous trouvons notre hôtel en deux secondes, il est bien loin le temps de la Chine! Celui-ci est proche de la gare, Chiang Rai n’étant qu’une courte étape sur notre route. Au départ, nous souhaitions uniquement rejoindre Chiang Mai pour y prendre un avion vers la Birmanie (que l’on ne peut atteindre autrement que par voie aérienne, en partie à cause du e-visa), mais les prix étant élevés et le trajet ayant obligatoirement une escale à Bangkok, nous avons décidé de rallier la capitale par voie terrestre pour économiser et voir un peu du pays même si ça n’était pas prévu au départ.

Le soir, nous nous rendons au marché pour manger tout en regardant un petit spectacle de chants, danses, etc…

Nous sommes estomaqués par le nombre de touristes, mais nous nous y attendions. Néanmoins, nous mangeons bien (tilapia sauce mangue ou salade à la citronnelle…) et apprécions ce moment.

Le lendemain, direction le temple blanc. Construit par un artiste en honneur au roi, ce temple très récent, datant de 1997, a, comme son nom l’indique, la particularité d’être monochrome.

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Nous prenons un bus local pour nous y rendre. On paie donc vraiment pas cher, par contre, on doit attendre un peu qu’il se remplisse. Une fois sur place, le temple blanc est noir de monde (le comble!). Heureusement, la fermeture étant proche, beaucoup de gens partent et nous profitons quand même de notre rapide visite. Il est très différent de ce que nous avons l’habitude de voir. En effet, dès l’entrée, on trouve une statue de Predator et un arbre avec des têtes pendantes.

Nous franchissons le petit pont sur l’eau qui nous amène à une salle où cohabitent une statue de Bouddha devant laquelle des fidèles viennent se recueillir, mais aussi des dessins de personnages fictifs modernes (Spiderman, un Minion, Néo de Matrix…). Malheureusement, photos interdites à l’intérieur! Tout ça est pour le moins original et amusant.

Les jardins sont également truffés de super-héros, crânes et autres héros de films, qui contrastent fortement avec l’aspect spirituel d’un temple.

Tout est travaillé dans les moindres détails. Et quand on dit tout, c’est vraiment tout, jusqu’aux toilettes ou cônes de Lübeck!!

Le retour s’avère plus compliqué, nous ne trouvons pas de bus partant du temple. Il va donc nous falloir en arrêter un sur la route. On marche un moment à scruter les véhicules qui passent, mais aucun bus à l’horizon! On décide de marcher un maximum et d’arrêter un taxi si l’on en marre et qu’on n’a pas croisé de bus entre-temps. Le destin prend les choses en main. Une conductrice s’arrête et nous propose de nous emmener jusqu’à la ville à l’arrière de son pick-up. Voilà, un moyen de transport peu commun que l’on n’avait pas encore testé. C’est donc cheveux au vent que nous rentrerons à Chiang Rai.

Nous retournons manger au marché, mais dans une autre partie. Là, de nombreuses échoppes proposant divers types de nourriture encerclent un espace avec des tables. On a donc l’embarras du choix! En prime, nous avons encore le droit à un spectacle (soyons honnêtes, c’est un peu le même que la veille!)

 

 

(28 octobre-2 novembre) Bangkok, partie 3

Nous avons décidé de nous rendre dans un petit temple hindou non loin de notre guesthouse. Pour nous mettre dans l’ambiance, nous nous arrêtons sur la route pour manger dans un resto indien. Cela peut paraître bizarre mais tout comme chez nous, les capitales regorgent de restaurants de cuisine étrangère alors on attendra pas d’être en Inde! Ce succulent repas et le temple nous donne effectivement un avant-goût de ce pays. Encore une fois, les photos étaient interdites car c’est un lieu de culte pas spécialement conçu pour le tourisme.

Puis, on se rend dans un gros centre commercial dans le quartier de Siam pour visiter l’aquarium. Sur le chemin, une vieille dame nous aborde soi-disant pour nous aider à trouver notre chemin. Malheureusement, sous sa gentillesse apparente, nous sentons venir le piège. On ne comprend pas trop comment fonctionne l’arnaque car elle semble choisir un tuk-tuk au hasard, mais il semblerait qu’elle réussisse à toucher une commission sur la course hors de prix qu’elle nous négocie auprès de celui-ci. On marchera un peu avant de trouver un taxi qui reste plus économique.

L’aquarium est terrible. Nous y découvrons des poissons inconnus et d’autres animaux plus familiers, le décor est exceptionnel. Dès l’entrée, le ton est donné!

Chaque univers est représenté de façon immersive, de la jungle au Grand Nord où se trouvent les pingouins.

Un gros coup de coeur pour les méduses qui sont dans des aquariums révélant des couleurs bleues, rouges ou vertes, et que l’on peut observer dans de gros coussins sur fond de musique féerique.

L’attraction principale s’avère être un tunnel transparent d’où l’on peut observer les requins…à la fois magique et impressionnant. Cet aquarium est définitivement un excellent divertissement, pour les grands comme pour les petits qui peuvent même caresser certains poissons et une étoile de mer, entre autres.

Pour finir la journée en beauté, on se fait notre premier cinéma. Celui-ci est énorme, un multiplex français semblerait presque minuscule en comparaison. Et en plus, c’est très classe, même les toilettes ne sont pas en reste!

Nous qui sommes cinéphiles, nous sommes ravis de renouer avec une de nos habitudes françaises. Pour l’achat des places, nous sommes aidés par une assistante à la borne numérique. On s’assure de choisir un film en anglais, parce que tout en thaï, ça risque d’être compliqué! C’est parti pour le dernier Ridley Scott, « Seul sur Mars. » La salle est très bien, même si le son est un peu fort, et au départ, nous sommes totalement seuls, mais ça ne dure pas. Au début de la séance, un petit film (de propagande) en l’honneur du roi est projeté, et à ce moment, on se demande ce qu’il se passe car tout le monde se lève d’un coup dans la salle, ce qui nous surprend mais nous suivons le mouvement. C’est plus amusant qu’autre chose, on a l’impression de retourner à l’école lorsque l’on doit se lever à l’entrée du directeur dans notre classe!

En tout cas, cette séance de cinéma fût une bonne expérience, ça nous manquait! En sortant, on s’aperçoit que tout est en train de fermer donc on se commande in extremis un mac do à emporter. Maintenant, plus qu’à prendre un taxi pour rentrer à l’hôtel. Facile à dire. Ces salopards profitent du lieu et de l’affluence du week-end pour proposer des prix exorbitants et oublier le compteur. On ressort carrément de l’un d’entre eux où le mec ricane en nous faisant comprendre que soit on paie, soit on va marcher longtemps. Une chose est sûre, on te filera pas une thune à toi qui te gausse de notre mésaventure. On s’éloigne un peu de ce quartier de malhonnêtes et on trouve un taxi qui la joue comme d’hab.

Le lendemain, on décide de récidiver avec le grand centre commercial. C’est Halloween, des gens se font maquiller un peu partout et des tas de restaurants jouent le jeu. On se fait un coréen (oui, décidément, on n’aura pas mangé des masses thaïlandais, mais ce n’est que partie remise). Le mec devant le resto est déguisé en ce qui semble être la créature du docteur Frankenstein. Le repas est très bon, c’est une sorte de barbecue où le serveur fait cuire notre pitance sous nos yeux. La salade est servie dans des citrouilles et ils font un plat spécial Halloween, du poulet avec une sauce type sang, et du cheddar dans une seringue.


Aujourd’hui, journée détente. On fait un peu de shopping (le minimum vital car c’est toujours la même chose, on ne s’encombre pas), puis on décide de se refaire un ciné vu qu’on risque de ne pas pouvoir y retourner pendant un moment. Après un passage dans un salon de thé immense, on retourne au ciné et on choisit un film ambiance Halloween. Nous aussi on a envie de jouer le jeu du coup! Bon, ce « Regression »n’était pas bien effrayant mais qu’importe!

Après, on se prend un bibimbap (journée coréenne) à emporter et on décide de faire comme hier, sauf qu’on a beau s’éloigner du quartier, comme c’est samedi soir et que c’est Halloween, les taxis en profitent encore plus pour gonfler les prix. Finalement, on rentrera à pied, ce qui nous prendra 2h, pas mal d’énergie et de sueur…on repassera pour la relaxation!

Le dernier jour, on change d’hôtel pour aller dormir dans la zone proche de l’aéroport vu que notre vol est relativement tôt le lendemain. Dans le coin, il y a un gros marché à voir, celui de Chatuchak. D’abord, nous mangeons dans un truc typique dans le quartier où se trouve notre hôtel. Les proprios semblent stressés en nous voyant arriver. Heureusement, un local sympa qui parle bien anglais nous prend en charge et nous aide à commander. On se régale en mangeant du vrai thaïlandais et pour pas cher, ça change du centre de Bangkok!

Le marché est énorme. Nous sommes toujours dans la même optique, à faire des achats utiles mais nous trouvons effectivement tout ce dont nous avons besoin. Le marché est à la fois une mine d’or pour acheter des souvenirs mais c’est aussi pour les locaux un endroit pour se procurer plantes et animaux. Nombre d’entre eux sont malheureusement gardés dans des conditions lamentables. Nous verrons des grenouilles ou des tortues entassées, des poissons qui survivent difficilement dans 3 cm d’eau… Sans commentaires…

 

(28 octobre-2 novembre) Bangkok, partie 2

Bangkok, deuxième jour. On n’a pas si mal dormi, malgré la chambre sans climatisation. Nous partons manger non loin de l’hôtel, le resto est pas mal du tout, le personnel bien sympathique. Nous essayons de goûter des plats locaux, un assortiment d’entrées, du boeuf pimenté aux échalotes et à la menthe, et tout cela accompagné de smoothies à la mangue et à la banane. Delicious, presque comme le nom du resto.

Nous allons ensuite à Wat Pho en taxi, moyen vraiment pas cher de se déplacer ici, enfin quand on évite les arnaques (nous y reviendrons ultérieurement). Nous sommes très contents de la visite, c’est très beau, coloré et ça change pas mal au niveau architectural de ce que nous avons vu jusqu’alors. Le bouddha allongé est très impressionnant.

Une fois la visite terminée, nous marchons jusqu’au marché des fleurs, sorte de grand hall où l’on trouve du végétal de toute sorte, d’abord des herbes et des légumes, puis des fleurs multiples et variées. Que c’est agréable de marcher dans des allées qui sentent bon, des orchidées magnifiques d’un côté et de l’autre, des couronnes de fleurs ou bien des oeillets d’Inde en colliers prêts pour les offrandes. Très typique, c’est sympa et en plus, on ne nous harcèle pas du tout pour acheter, contrairement au Vietnam où l’on ne pouvait pas faire un pas dans un truc du genre sans qu’on nous embête tous les 2 mètres.

Nous continuons à marcher et passons ensuite devant la place du roi Puttayodfa, où une statue est érigée en son honneur.

On regarde l’heure, on projette d’aller voir de la boxe thaïlandaise et ça commence à 18h30 pour une durée de 4H. On décide de commencer à s’y diriger mais on pense avoir le temps de faire la montagne d’or sur le chemin. Une fois arrivée à celle-ci, nous montons les 344 marches (de la rigolade car cette fois elles sont régulières!). En haut, nous avons une belle vue sur la ville, d’autant que nous arrivons juste pour le coucher du soleil. A l’intérieur, une sorte de lieu de culte avec encore une fois un bouddha au centre, mais de petite taille cette fois.

Les matchs de boxe thaï n’ont lieu que deux soirs par semaine au stade Rajadamnern. Nous décidons d’en profiter car c’est le seul jour de disponible pour nous. Un taxi nous emmène au stade. Une sorte d’hôtesse nous prend en charge, et nous exhorte à prendre les meilleures places, celles vraiment accolées au ring. On arrive à négocier un peu le prix, mais ça reste plutôt cher. On nous accompagne à nos places, la salle est superbe et pour l’instant c’est loin d’être rempli. Il y a 9 combats et le principal est parmi les derniers, forçant les gens à rester la majeure partie de la soirée. On se lève pour l’hymne national, on a hâte de voir les combats, et…muay thaï, c’est parti! Ce sont des enfants qui commencent, c’est impressionnant car ils y vont franchement et ils ont l’air d’avoir juste un peu plus d’une dizaine d’années. Les combats s’enchaînent et on ne voit pas le temps passer. Plus la salle se remplit, plus l’ambiance est dingue. Il semblerait que les thaïlandais fassent des paris en direct, et du coup, ça crie dans tous les sens à chaque fois qu’un coup de leur poulain atteint son adversaire.

Avant chaque combat, les boxeurs effectuent une sorte de danse rituelle qui leur permet en même temps de s’étirer, et s’inclinent devant chaque poteau du ring. Quant aux intermèdes entre chaque round, ils se déroulent toujours de la même manière. On apporte une grosse bassine en bois et un tabouret, puis les boxeurs sont massés, on vérifie le bon état de leurs côtes, l’entraîneur leur crie dessus ou les encourage selon la tournure des évènements tandis que le public s’égosille et s’agite.

Que ce soit pendant le combat, ou dans ces moments de pause, il se passe toujours quelque chose. L’ambiance et l’aspect spirituel rendent ces matchs accessibles même aux néophytes. Certains combats sont plus sympas que d’autres, mais en tout cas, malgré la violence, il y a un respect mutuel entre les rivaux -qui s’étreignent chaleureusement une fois le combat terminé- faisant plaisir à voir. On peut consommer à boire mais aussi manger des hot-dogs pendant les combats, nous ne nous privons pas. Nous avons décidé de rester jusqu’au bout, mais la plupart des gens partent après le match le plus attendu et la salle est quasi vide pour le dernier affrontement. Celui-ci oppose des enfants vraiment très jeunes. Nous ne regrettons pas d’être restés car ils nous ont subjugués. De plus, selon nous, il doit être plus agréable pour les boxeurs d’avoir du monde dans la salle…un peu de respect, que diable!

En sortant, nous évitons les nombreuses arnaques de taxi et rentrons à un prix décent. Par contre, nous ne pourrons pas manger ce soir car il est trop tard et tout est fermé. Nous sommes bien contents d’avoir pris un hot-dog, même si celui-ci était minuscule, et mieux vaut s’asseoir sur un bon repas que de louper une expérience comme celle-là.

(28 octobre- 2 novembre) Bangkok, partie 1

Notre pote Thomas nous rejoignant en Chine le 2 novembre, la solution la moins coûteuse pour nous y rendre est de passer par Bangkok, via la compagnie low cost Air Asia. On a une opinion plutôt mitigée sur Bangkok qu’on ne connaît pas, mais on y associe pas mal tourisme à outrance et prostitution. On s’attend donc à croiser des gens bien de chez nous qui viennent pour faire du scooter sans casque, tirer au fusil à pompe et aller aux putes (pardonnez l’expression, mais appelons un chat, un chat!).

Bangkok, arrivée sans encombres à 11h30. On se dirige vers les taxis officiels, et une fille nous demande l’adresse de l’hôtel puis nous assigne un chauffeur, un petit vieux qui a l’air complètement à côté de ses pompes mais qui reste très gentil, l’essentiel pour nous. Le trajet en taxi est extrêmement long et pour cause, il semblerait que l’adresse écrite soit foireuse. Au bout d’un moment, je regarde un restaurant en salivant pendant que le chauffeur de taxi demande pour la énième fois son chemin à un passant. Un des types du restaurant se dirige vers nous et nous demande si on a besoin d’aide. On lui explique notre situation, il parle avec le chauffeur puis avec son frère qui tient le resto…nous apprendrons tout cela plus tard car Khaled propose de monter dans le taxi pour nous aider à trouver notre chemin, si ça ne nous dérange pas, bien entendu. On ne va pas se mentir, au début, on se méfie un peu. On a beau avoir tout lu sur les arnaques en vogue, on est peut-être passé à côté de quelque chose…mais bon, on ne voit pas trop comment ça peut mal tourner et ça commence à faire un moment qu’on galère. Nous voilà repartis! Khaled aide le taxi à trouver l’adresse qui s’avèrera être mauvaise, même sur notre réservation. Il appelle alors l’hôtel plusieurs fois, il se met en quatre pour nous et ne veut rien en échange. Il est londonien et semble bien connaître Bangkok. Nous échangeons nos numéros de téléphone, il nous dit de ne pas hésiter si on a besoin d’aide. On se promet d’aller manger dans le resto de son frère pendant notre court séjour à Bangkok.

L’hôtel est sympa, le personnel moins. La fille ne semble pas comprendre quand on lui explique que l’adresse sur internet est mauvaise, tant pis pour elle… La chambre est vraiment sommaire, sans climatisation mais avec un ventilateur. Ah, j’oubliais, la chaleur est écrasante, 35 ou 36°. On sort manger, on ne fait pas les difficiles car nous sommes affamés, donc paf pour le premier resto qu’on croise. Rien d’extraordinaire, entre autre des nouilles thaïs dans une matière très particulière, mais au moins, ce n’est pas cher.

Ensuite, on se décide malgré la fatigue pour le temple du Bouddha d’or. On y va à pied, et sur la route, on croise pas mal de tuk-tuk plus ou moins insistants, mais on a vu pire. A un moment, un peu paumés, on demande notre chemin à un jeune qui nous envoie vers un autre type. Celui-ci nous indique le chemin mais nous demande pourquoi on veut aller là-bas car le temple est fermé et qu’il n’ouvre pas avant 17h. Sauf que Virginie connaît cette arnaque, on le remercie donc et on se barre vite fait pendant qu’il nous bassine avec un prétendu marché qui vaut le coup selon lui.

Après encore un peu de marche, on tombe enfin sur le temple qui est bien ouvert et qui ferme à 17h, no comment…

Le temple est très joli vu de l’extérieur, il change pas mal de ce qu’on a pu voir jusqu’alors. On se paie l’entrée et l’accès à une exposition qui y est organisée. Celle-ci explique entre autre comment le Bouddha d’or a été découvert, et nous donne quelques explications sur la structure de la statue. C’est assez intéressant car on ne s’imaginait pas que la couche dorée a en fait été découverte par accident lors d’un déplacement du Bouddha. Pour rentrer à l’intérieur du temple, il faut enlever ses chaussures…ça fait longtemps qu’on ne l’avait pas fait et ça nous fait bien plaisir de retrouver cette sensation de marcher pieds nus (ou en chaussettes pour certains qui n’affectionnent pas les tongs!). La seconde partie de l’expo explique les débuts de l’immigration chinoise en Thaïlande, et comment ce peuple s’est assimilé au peuple thaïlandais au fil des années. Encore une fois, intéressant et même immersif car à un moment nous pénétrons dans une sorte de reconstitution de cale de bateau. Des images au plafond donne l’illusion de naviguer, une bande sonore y concoure également, avec des paroles de matelots, orage et éclairs. S’enchaînent ensuite des scènes de vie de la société chinoise à l’époque avec des mannequins et des décors réalistes, bluffant mais un peu stressant. On est très agréablement surpris.

De plus, nous sommes seuls car les gens préfèrent aller directement voir le Bouddha d’or en haut et redescendre. Enfin, nous allons au sommet voir ce fameux Bouddha. Il est très beau, de même que les décorations de la salle dans laquelle il est entreposé.

Nous partons du temple et nous nous baladons dans la rue quand un type nous interpelle et nous demande d’où on vient, ce qu’on compte faire, etc… A vrai dire, on ne sait pas trop, on explique alors qu’on est un peu fatigués et qu’on réfléchit. Il nous encourage à prendre un tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel en passant par 2 endroits en chemin et nous dit que ça ne nous coûtera que 30 Baht. Il nous explique qu’il faut prendre les tuk-tuk du gouvernement, ceux-ci ayant un symbole spécial permettant de les reconnaître. Nous avons à peine dit oui qu’il arrête un tuk-tuk et demande au chauffeur de nous emmener aux endroits précédemment cités pour 30 Baht, et celui-ci acquiesce. Nous montons, un poil sceptique car tout ça nous paraît un peu louche (encore une autre arnaque?). De toute façon, il faut bien rentrer!

Le chauffeur est un pilote et la sensation est grisante. Tout d’abord, il nous amène dans un petit temple avec un bouddha couché. C’est vraiment pas grand mais ça reste sympa et on ne serait jamais tombé dessus autrement. Au passage, on se fait encore aborder par un type sur les marches du temple qui pose beaucoup de questions. Vous allez où? Vous venez d’où? Vous avez déjà vos billets d’avion? J’en passe et des meilleures. Pas méchant, mais bon, on a l’impression qu’il voulait nous proposer un truc, on ne lui en a pas laissé l’opportunité. On remonte dans le tuk-tuk. Le chauffeur est jeune et plutôt sympathique, il nous amène cette fois devant une boutique. Nous, on s’attendait plutôt à un marché mais bon, on rentre, on ne voit pas trop ce qu’on risque. A peine un pied dans la boutique, on nous alpague. Ce sont des tailleurs qui veulent nous faire acheter des fringues…on se doutait un peu que ça allait finir comme ça. On dit gentiment qu’on nous a amenés là mais qu’on n’avait rien demandé et qu’on n’achètera rien. Le vendeur dit ok, mais il semble quand même vouloir nous montrer des articles. On refuse poliment et on ressort au bout de 2 minutes. Le chauffeur ne semble pas déçu, tant mieux. Il nous ramène alors à l’hôtel et nous payons bien la somme convenue. On s’en sort bien mais on devine l’arnaque cachée. Le chauffeur doit toucher une commission lorsqu’il amène des clients dans les boutiques, de même que l’homme qui aborde les touristes dans la rue, et celle-ci doit être encore plus conséquente quand ils achètent. Tant pis pour eux, nous, on sera juste rentrés pour pas cher avec une étape inutile sur la route.

Le soir, on va manger dans un resto pas loin à la déco façon brocante, recommandé sur Tripadvisor. C’est un régal: assortiment d’entrées, crabe au curry, salade de papaye et pour finir, de la glace noix de coco avec des bananes frites ou des mangues fraîches. 

On rentre plutôt satisfaits de notre première journée. Par contre, on n’a peut-être jamais eu aussi chaud depuis le début du voyage. Il fait quand même plus de 35° et le ventilateur de la chambre n’aide pas beaucoup.