(28 octobre-2 novembre) Bangkok, partie 2

Bangkok, deuxième jour. On n’a pas si mal dormi, malgré la chambre sans climatisation. Nous partons manger non loin de l’hôtel, le resto est pas mal du tout, le personnel bien sympathique. Nous essayons de goûter des plats locaux, un assortiment d’entrées, du boeuf pimenté aux échalotes et à la menthe, et tout cela accompagné de smoothies à la mangue et à la banane. Delicious, presque comme le nom du resto.

Nous allons ensuite à Wat Pho en taxi, moyen vraiment pas cher de se déplacer ici, enfin quand on évite les arnaques (nous y reviendrons ultérieurement). Nous sommes très contents de la visite, c’est très beau, coloré et ça change pas mal au niveau architectural de ce que nous avons vu jusqu’alors. Le bouddha allongé est très impressionnant.

Une fois la visite terminée, nous marchons jusqu’au marché des fleurs, sorte de grand hall où l’on trouve du végétal de toute sorte, d’abord des herbes et des légumes, puis des fleurs multiples et variées. Que c’est agréable de marcher dans des allées qui sentent bon, des orchidées magnifiques d’un côté et de l’autre, des couronnes de fleurs ou bien des oeillets d’Inde en colliers prêts pour les offrandes. Très typique, c’est sympa et en plus, on ne nous harcèle pas du tout pour acheter, contrairement au Vietnam où l’on ne pouvait pas faire un pas dans un truc du genre sans qu’on nous embête tous les 2 mètres.

Nous continuons à marcher et passons ensuite devant la place du roi Puttayodfa, où une statue est érigée en son honneur.

On regarde l’heure, on projette d’aller voir de la boxe thaïlandaise et ça commence à 18h30 pour une durée de 4H. On décide de commencer à s’y diriger mais on pense avoir le temps de faire la montagne d’or sur le chemin. Une fois arrivée à celle-ci, nous montons les 344 marches (de la rigolade car cette fois elles sont régulières!). En haut, nous avons une belle vue sur la ville, d’autant que nous arrivons juste pour le coucher du soleil. A l’intérieur, une sorte de lieu de culte avec encore une fois un bouddha au centre, mais de petite taille cette fois.

Les matchs de boxe thaï n’ont lieu que deux soirs par semaine au stade Rajadamnern. Nous décidons d’en profiter car c’est le seul jour de disponible pour nous. Un taxi nous emmène au stade. Une sorte d’hôtesse nous prend en charge, et nous exhorte à prendre les meilleures places, celles vraiment accolées au ring. On arrive à négocier un peu le prix, mais ça reste plutôt cher. On nous accompagne à nos places, la salle est superbe et pour l’instant c’est loin d’être rempli. Il y a 9 combats et le principal est parmi les derniers, forçant les gens à rester la majeure partie de la soirée. On se lève pour l’hymne national, on a hâte de voir les combats, et…muay thaï, c’est parti! Ce sont des enfants qui commencent, c’est impressionnant car ils y vont franchement et ils ont l’air d’avoir juste un peu plus d’une dizaine d’années. Les combats s’enchaînent et on ne voit pas le temps passer. Plus la salle se remplit, plus l’ambiance est dingue. Il semblerait que les thaïlandais fassent des paris en direct, et du coup, ça crie dans tous les sens à chaque fois qu’un coup de leur poulain atteint son adversaire.

Avant chaque combat, les boxeurs effectuent une sorte de danse rituelle qui leur permet en même temps de s’étirer, et s’inclinent devant chaque poteau du ring. Quant aux intermèdes entre chaque round, ils se déroulent toujours de la même manière. On apporte une grosse bassine en bois et un tabouret, puis les boxeurs sont massés, on vérifie le bon état de leurs côtes, l’entraîneur leur crie dessus ou les encourage selon la tournure des évènements tandis que le public s’égosille et s’agite.

Que ce soit pendant le combat, ou dans ces moments de pause, il se passe toujours quelque chose. L’ambiance et l’aspect spirituel rendent ces matchs accessibles même aux néophytes. Certains combats sont plus sympas que d’autres, mais en tout cas, malgré la violence, il y a un respect mutuel entre les rivaux -qui s’étreignent chaleureusement une fois le combat terminé- faisant plaisir à voir. On peut consommer à boire mais aussi manger des hot-dogs pendant les combats, nous ne nous privons pas. Nous avons décidé de rester jusqu’au bout, mais la plupart des gens partent après le match le plus attendu et la salle est quasi vide pour le dernier affrontement. Celui-ci oppose des enfants vraiment très jeunes. Nous ne regrettons pas d’être restés car ils nous ont subjugués. De plus, selon nous, il doit être plus agréable pour les boxeurs d’avoir du monde dans la salle…un peu de respect, que diable!

En sortant, nous évitons les nombreuses arnaques de taxi et rentrons à un prix décent. Par contre, nous ne pourrons pas manger ce soir car il est trop tard et tout est fermé. Nous sommes bien contents d’avoir pris un hot-dog, même si celui-ci était minuscule, et mieux vaut s’asseoir sur un bon repas que de louper une expérience comme celle-là.

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