(14-15 novembre) Lijiang

Au réveil, nous apprenons avec tristesse les évènements qui ont touché la France. Difficile d’exprimer le sentiment bizarre de vivre ça aussi loin de chez nous, à travers le prisme des médias et des réseaux sociaux, l’inquiétude pour nos proches et le sentiment que les esprits s’embrasent, subjugués par l’émotion et laissant de côté la raison.

Le coeur lourd, nous nous rendons à Lijiang, encore un peu plus au nord vers les montagnes. Un trajet en bus de 2h30 nous attend. Nous avons réservé nos tickets auprès de l’auberge, le personnel étant très serviable, et une navette vient nous chercher pour nous emmener à l’endroit où nous prenons le bus. D’ailleurs, on s’inquiète un peu car l’heure que l’on nous a donnée est passée depuis longtemps. Mais finalement, comme toujours, les horaires ne sont pas très fiables, et on attend même avant que le bus arrive. Celui-ci est déjà bien rempli, on s’entasse donc à côté des autres et on peine à mettre nos sacs quelque part. Heureusement, c’est un trajet court.

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Arrivés à Lijiang, une fois de plus, nous sommes dans la nouvelle ville. Après une tentative infructueuse de prendre le taxi, nous décidons de rejoindre la vieille ville à pied. Le trajet avec le sac à dos n’est encore pas de tout repos, mais on arrive dans la vieille ville qui n’est pas si loin. La place que nous découvrons est magnifique, avec deux roues tournant dans l’eau, une fresque, des fleurs, et des pendentifs étranges accrochés sous un auvent en bois. Ce sont encore des messages censés porter chance (décidément, il y a beaucoup de choses de ce genre dans le coin!).

Mais pas le temps de traîner, nous devons trouver où dormir. Une fois de plus, nous n’avons pas de réservation, mais nous avons vue une auberge sur internet. Pas facile de se repérer dans une ville inconnue, avec un plan peu détaillé, mais instinctivement, on s’arrête au bon endroit (avant d’aller trop loin) pour demander et l’auberge se trouve dans une petite ruelle qui grimpe juste à côté. Le patron est adorable, on négocie pour être dans la même chambre et économiser un peu. 

Comme il est déjà un peu tard, on décide de manger léger. Un mc do en l’occurence, qui semble bien plus sain que ceux de chez nous d’ailleurs. Puis, on se balade dans la ville, aux innombrables ruelles et bâtiments en bois. Cet endroit est chaleureux et il fait bon y déambuler. C’est amusant car de nombreuses filles posent en costumes traditionnels pour les photographes, le long des canaux où se succèdent restaurants et cafés. Il y a une ambiance de dimanche après-midi dans cette ville. Et ça nous donne envie de tester un de ces petits troquets. On y boit un café du Yunnan -de mémoire, le premier « vrai » café qu’on ait bu en Chine- mais à un tarif qui lui a donné un petit goût d’amertume. Pour 3 cafés, on a dépensé plus que le montant d’un repas ordinaire (c’est un peu fort de café!). 

Après notre balade, nous retournons à l’auberge pour profiter de la terrasse perchée sur le toit. Encore une fois, nous avons une vue exceptionnelle sur la petite ville de Lijiang. On peut dire que ça vaut le coup de monter toutes les marches jusqu’à l’auberge, puis celles jusqu’au toit! Nous restons jusqu’aux derniers rayons de soleil, puis le froid et la faim nous pousse à redescendre de notre petit coin de paradis.

Nous rentrons dans un petit resto qui semble accueillant, et effectivement, nous ne nous sommes pas trompés. En règle générale, on commande en montrant les photos quand il y en a, on se dépatouille avec le guide du mandarin ou nos images. Mais dès qu’il y a un souci avec un plat choisi ou une question, ça devient plus compliqué… Ici, les serveuses ont trouvé la solution: elles ont sollicité un jeune couple de chinois parlant quelques mots d’anglais, clients eux aussi. Cette population a vraiment beaucoup de facettes et l’entraide en fait définitivement partie. On les remercie nous aussi chaleureusement pour ces tranches de tofu et cette viande, servie encore une fois sur un lit de feuilles croustillantes ou cette galette de maïs évoquant le goût des crêpes.

 

Un commentaire

  1. Avatar de C.
    C. · novembre 26, 2015

    Vous êtes mignons dans votre petite piaule avec vos ordis/téléphones/tablettes 🙂 Bande de geekos 🙂 Sinon Romain Dupuis t’aurais mieux fait de confier ta tête à un coiffeur chinoix non?! 🙂

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