(3 octobre-6 octobre) Good bye China, Good morning Vietnam… Hanoï

Nous décollons aujourd’hui pour Hanoï.

Après 3 heures d’avion, nous atterrissons enfin et un taxi mandaté par l’hôtel vient nous chercher. Solution que nous avons choisie pour éviter la mafia des tacos qui vous emmènent à de faux hôtels portant le même nom que celui que vous avez réservé!

La ville, capitale de ce pays, est bien plus pauvre que ce que nous avons pu voir jusqu’à maintenant. Les rues sont jonchées de détritus, les installations vétustes, c’est un joli bordel. Des deux roues peuplent les routes minuscules et sans signalisation. La population semble plus sympa, on nous salue parfois (souvent les enfants), tout en nous regardant moins… Une blatte nous attend dans la cuvette des toilettes de notre hôtel, même elle a décidé de nous accueillir, mais on s’en serait bien passé! Autant s’y faire, ça ne sera pas la dernière qu’on verra. La ville est bruyante mais à côté de la Chine, c’est de la rigolade. On ne compte pas s’éterniser de toute façon, pour aller profiter d’endroits un peu plus reculés et bucoliques.

Aujourd’hui, on découvre la ville de jour. Et ça commence mal… En effet, on voit des chiens rôtis un peu partout dans la rue. De loin, Virginie pensait que c’était des porcelets et moi des sculptures de bois, mais en nous rapprochant, nous constatons amèrement notre méprise…ça ne fait vraiment pas du tout envie. Je m’abstiendrais de juger, vu toutes les viandes que l’on consomme par chez nous, mais toujours est-il qu’une sensation entre dégoût et malaise s’empare de nous… Et comme quoi, on fait mauvaise réputation aux chinois, mais on n’a pas vu de choses comme ça chez eux. Au contraire, on a croisé pas mal de beaux chiens avec leurs maîtres. Autre constat, c’est la misère de se déplacer à pied, il n’y a pas beaucoup de trottoirs et souvent ils sont blindés de scooters!

Malgré tout, ça reste une ville typique, avec des vendeurs de fruits à chaque coin de rue, marchant avec leurs paniers posés en balance sur les épaules et le chapeau conique, des arbres aux mille racines poussant au beau milieu du trottoir, des restos de rue avec des chaises et tables au ras du sol et la vaisselle faite à même le caniveau, des lanternes, de la vie, quoi! On a pas mal arpenté ces rues. Et exploit, on ne l’a fait qu’en marchant malgré les sollicitations constantes des motos-taxi et autres cyclo-pousse. Le coin le plus sympa est sûrement celui autour du lac en plein milieu de la ville, avec un gros rond point, constituant un repaire de deux roues.

Autre point positif, on y mange très bien et pour pas cher, les produits sont frais, les saveurs subtiles et raffinées. Pays des nems et autres rouleaux de printemps qu’on roule soi-même la plupart du temps, beaucoup de Pho (soupe de nouilles, avec viande ou légumes) qui se mange du matin au soir, nouilles sautées, etc…

Outre un temple de la littérature plutôt décevant comparé aux temples de Chine, nous avons vu un spectacle de marionnettes d’eau. Concept très original puisant dans la tradition vietnamienne, le résultat est magnifique. Des musiciennes et chanteuses accompagnent le spectacle et les marionnettes prennent vie sur l’étendue d’eau, on se demande comment cela fonctionne tellement c’est bluffant. Par contre, au début, Marcel 70 ans joueur de PMU et amateur de nouvelle technologie ne cesse de brandir son nouvel appareil photo cachant pas mal la scène et donc le spectacle. Heureusement, une fois une vingtaine de photos prises, il calme ses ardeurs.

En sortant du spectacle, nous décidons d’aller nous restaurer dans les parages. Un rabatteur nous interpelle, on hésite, on se méfie toujours lorsqu’on se fait apostropher. Puis au final, on fait demi-tour et on se laisse tenter. On a bien fait, le repas est incroyable et très copieux. Vient le temps de rentrer car demain on doit être prêt pour 6H15, heure à laquelle on vient nous chercher pour la fameuse  croisière sur la baie d’Halong.

Nous rentrons à l’hôtel et demandons à régler car nous partons tôt le lendemain. Le type de la réception très souriant jusqu’alors change tout de suite d’expression. Il ne cessait de demander ce qu’on planifiait, ça nous gonflait un peu cet interrogatoire. De plus, nous avions lu sur internet que l’hôtel était très bien mais qu’il fallait éviter leurs excursions, une fille s’étant retrouvée en galère à 4 heures du matin pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres. Le Vietnam, c’est aussi ça, on essaie de vous assister tout le temps, la facilité pour la plupart des touristes, mais souvent, ça cache quelque chose et surtout des différences de prix bien plus conséquentes qu’en prenant les choses en main soi-même.

Un commentaire

  1. Avatar de Euh... Hervé
    Euh... Hervé · octobre 20, 2015

    Bad trip en effet le coup des chiens, j’avoue que je ne sais pas quelle aurait été ma réaction…

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