(18-20 février) Ayutthaya

Ayutthaya constitue la dernière étape avant Bangkok et notre vol pour la Birmanie. Pour nous y rendre, un petit trajet en bus de 6h s’impose, mais dans un bus grande classe et confortable! Nous sommes même accueillis par une hôtesse (c’est bien la première fois que l’on voit ça) qui nous conduit à nos places et nous amène eau et paquets de biscuits.

Ancienne capitale du royaume de Siam, nous venons encore une fois admirer des « temples en ruine » à Ayutthaya. L’auberge dans laquelle nous logeons est superbe, elle s’inscrit facilement dans le top 5 de nos logements les plus cools depuis le début du voyage. Café en libre service, micro-ondes, bananes et petits gâteaux sont disponibles. La déco avec des ombrelles au plafond est top.

Bref, fin du moment Valérie Damidot et retour à l’essentiel! Nous louons des vélos pour notre seule journée pleine dans le coin, en route pour les vestiges! Pour le coup, c’est beaucoup plus fréquenté que Sukhothaï (normal, ce n’est situé qu’à une heure de Bangkok). Pour la tranquillité, on repassera… En plus, la circulation, même à l’intérieur du parc rend la balade pour les cyclistes peu agréable. Et quand les éléphants s’ajoutent à ça!!

Rien de notable dans les temples, à part la tête de Bouddha coincé dans un arbre qu’on peut trouver dans l’un des plus célèbres…et les arrières petits-enfants de Batman qui dorment dans un autre!

Sur le chemin du retour, nous passons par la « rotee road », route qui porte ce nom en raison des crêpes (rotee) qui y sont vendues. La particularité de ces petites douceurs, c’est qu’elles sont multicolores et relèvent d’un recette particulière. Non, ce ne sont pas de vieilles perruques défraîchies que vous pouvez voir sur la photo. L’étrange matière dont sont fourrées ces crêpes dopées aux colorants, c’est tout bonnement quelque chose proche de la barbe à papa. On s’arrête donc dans une des multiples échoppes sur le bord de la route pour goûter ça. On en demande deux à emporter, mais la dame, dans son extrême générosité, nous file carrément un sac. Ce soir, c’est crêpe party à la guesthouse!

Nous aurions aimé aller à Bangkok en bateau, car c’est sans doute la façon la plus agréable de circuler dans Ayutthaya, mais pas de navettes entre les villes, juste des croisières en tours organisés. Nous n’avons pas le temps pour ça et nous nous rabattons donc sur le train, que nous n’avons pas pris depuis un bon bout de temps. De plus, ça nous permet de ne pas nous rendre en centre-ville, le train s’arrêtant près de l’aéroport, là où nous logeons.

Le lendemain, direction la gare. Après avoir acheté nos tickets, nous tâchons de nous rendre sur notre quai. Impossible de trouver comment le rejoindre. On nous explique qu’il faut traverser les rails. D’accord…nous, on cherchait un tunnel ou un pont! Bien qu’à 1h de Bangkok, nous mettrons 3h pour rejoindre notre hôtel. Le train n’est ni ponctuel, ni rapide et décide de s’arrêter un bon moment entre deux gares pour une raison qui restera inconnue. Une fois arrivés à Don Mueang, c’est le taxi qui s’y met. Le bougre nous fait passer 1h dans son véhicule car il se trompe de route (involontairement ou pas, allez savoir!) et on se tape des embouteillages en prime. Et voilà comment un court trajet se transforme en après-midi passé dans les transports! Après un hotpot de rue et un peu de glandouille pour terminer la journée, départ pour la Birmanie demain.

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On vous écrit actuellement de Birmanie où la connexion internet n’est pas notre amie, lente et capricieuse (semblable à une connexion AOL des années 90!). Ne vous étonnez pas si vous n’avez pas de nos nouvelles. On va faire ce que l’on peut mais ça risque d’être difficile de tenir notre carnet de voyage à jour.

 

 

 

 

(15-17 février) Sukhothaï

Nous arrivons aujourd’hui à Sukhothaï, ancienne capitale des temps lointains, où nous passerons deux jours. Il nous faut tout de même 6 heures de bus pour rejoindre cette ville. 

Notre journée se terminera devant de bons petits plats. La Thaïlande a le mérite d’avoir une plus grande diversité culinaire que les deux derniers pays que l’on a traversés. Au menu, du poulet et une salade de papaye frite, des amuse-gueules thaïs, ou du porc à la citronnelle.

Nous sommes agréablement surpris car il semble y avoir bien moins de monde qu’à Chiang Mai, c’est donc plus reposant. Nous empruntons des vélos dans notre hôtel pour aller visiter le parc historique. C’est pour les fameux temples qui s’y trouvent que cette bourgade est connue. Nous en faisons vite le tour, ce n’est pas bien grand. C’est joli et paisible, même si, bien sûr, les vestiges nous paraissent un peu fades après Angkor. C’est le problème quand on visite de tels lieux les uns après les autres sur un court laps de temps. Par contre, le site d’Angkor était tout de même bien plus fréquenté. On appréciera donc grandement ces deux jours de balade à vélo, presque seuls à certains endroits.

Même en dehors du parc, il y a pas mal de temples. On en visite la plupart en esquivant de justesse des chiens parfois très agressifs sur le chemin. Depuis le début du voyage, jamais nous n’avions été aussi embêtés par les chiens errants. Par deux fois, en passant en vélo à côté d’eux, j’ai vraiment cru me faire mordre, ce qui m’a forcé à faire de grosses embardées et à accélérer dangereusement. Heureusement, plus de peur que de mal au final. Mis à part ça, la balade à vélo dans la campagne environnante a été presque plus sympa que la visite des ruines en elle-même.

Rien de notable en ce qui concerne les autres restaurants que l’on a testé dans la ville, à part beaucoup d’oublis de la part des serveuses. Une fois, Virginie a même fini de manger avant moi tellement j’ai attendu, c’est pour vous dire! En plus, la nourriture restait correcte mais on sent quand même qu’elle n’était pas très authentique. Malgré tout, nous avons goûté quelques currys plutôt bons et du poulet grillé avec des feuilles de pandanus.