(27-1er janvier) Sihanoukville
Direction Sihanoukville et ses plages. Pour cela, nous prenons un bus de 2h30 (qui viendra nous chercher avec une heure et demie de retard au bas mot!). On a un peu l’impression de partir en colonie de vacances, le bus étant rempli de jeunes sans doute en route pour faire la fête, l’ambiance est plutôt sympa. Nous bondissons souvent sur nos sièges à cause de la route pleine d’aspérités. C’est drôle, mais difficile d’y somnoler du coup. On a réservé un hôtel près de la plage d’Otres beach, endroit recommandé par mon ami de Phnom Penh pour sa tranquillité. Et lorsque le bus nous dépose dans le centre de Sihanoukville, nous sommes plutôt contents de l’avoir écouté. C’est blindé d’amerlocs, de restos et de bars. Bref, encore une fois le genre d’endroit qu’on aime. On prend un tuk-tuk (ils se jettent sur vous à peine descendus du bus) jusqu’à notre hôtel qui est à 15Km, bien loin de tout ça. Nous y avons cohabité avec notre ami lézard (il y en a partout dans ce pays mais celui-ci n’a pas quitté notre chambre!). Il n’a pas été trop encombrant, si ce n’est lorsqu’il s’est soulagé sur notre lit, le vilain!

Les jours suivants se dérouleront à la plage, juste à bouquiner, se baigner et lézarder au soleil. On s’est pas mal amusé à observer les crabes qui jouent à 1,2,3 soleil en sortant de leurs trous, ou ceux qui font des boulettes de sable en creusant. De temps en temps, on a un peu besoin de ça: ne rien faire!! La plage est superbe, l’eau calme et peu profonde (un régal pour les froussardes comme moi!). Alors bien sûr, les puces de sable qui nous ont dévoré les jambes, ou les méduses échouées sur la plage, ça enlève un petit goût de paradis, mais franchement, on ne va pas se plaindre.
L’avantage du bord de mer, c’est aussi de manger du poisson grillé au barbecue les pieds dans le sable, ou goûter les produits de la mer cuisinés sur le trottoir, ou dans des petits restos typiques…bref, vous l’aurez compris, on s’est fait plaisir!
Alors certes, on n’a absolument rien glander pendant ce séjour sur la côte mais par contre, on a été obligé de changer 3 fois de logement, tout étant complet en raison des festivités de fin d’année (alors forcément, nous qui n’avions pas réservé en avance, nous nous sommes faits avoir!). Du coup, on trouve un bungalow qui jouxte la plage, salle de bain en extérieur, mignon comme tout et donc super bien placé. Le gérant nous offre thé et café et semble peu se soucier du fait qu’on paye…relax max!
Malheureusement, après avoir fait le tour des logements dans le coin et sur internet, nous devons quittons notre petit coin de paradis (en tuk-tuk voiture!) pour un hôtel plus éloigné de la mer.
Nous n’avons pas trop eu le choix, car à part celui-là, il ne restait que des hôtels de luxe hors de prix. Nous sommes agréablement surpris par ce concept d’hôtel qui abrite une école hôtelière pour les jeunes défavorisés. Belle initiative pour eux et pour nous, du personnel aux petits soins. Que du bon! Après s’être installés, on repart vers le bord de mer avec la navette gratuite proposée par l’hôtel. On marche le long des plages blindées (en même temps, c’est la Saint Sylvestre) pour retourner vers notre plage favorite. Puis, après avoir descendu quelques cocktails au bord de l’eau, on tombe par hasard sur les managers de l’hôtel qui nous proposent de partager un tuk-tuk pour le retour. Nous acceptons (il n’y en pas beaucoup de disponibles et les prix sont augmentés en raison du nouvel an) et, pendant le trajet, nous parlons beaucoup de voyages. On adore ce genre de rencontres fortuites, et comme quoi, il n’y a pas que les jeunes baroudeurs qui ont des bons plans.
Notre motivation pour ressortir fêter la nouvelle année avec le reste du monde a un peu été mise à mal par la distance de l’hôtel, la difficulté à trouver un véhicule et l’heure tardive (de plus, ça n’est pas trop notre tasse de thé!), alors après un dîner absolument seuls dans le resto de l’hôtel, nous décidons de rester sur place. Tant pis pour la fête. Nous étions loin de la ville mais sur une colline en quelque sorte, alors au moins, on a pu regarder le feu d’artifice de la fenêtre du couloir.
Le lendemain, rebelote, on doit changer d’hôtel. On se voit contraint de loger dans un établissement classieux (merci quand même aux réducs de booking.com!!). Notre chambre ressemble presque un appartement, ça nous change!
Par contre, le quartier dans lequel il est situé est juste insupportable. On peut expliquer la foule car c’est le 1er janvier et tout le monde vient se détendre à la plage (les coins des cambodgiens sont d’ailleurs plutôt bon enfant et sympathiques) mais les restos qui ont pignon sur rue (enfin sur plage!), ça gâche vraiment le tout. Impossible de marcher au bord de l’eau…s’ils avaient pu mettre des tables sur la mer, ils l’auraient fait!! De plus, toute la plage (enfin, ce qu’il en reste…) ressemble à une décharge publique, festivités obligent. C’est révoltant de voir ça. En allant assez loin du bordel des établissements de tourisme, on finira par trouver un bout de plage désert.
Ce soir, on n’a pas trop envie de se frotter à la foule, d’autant qu’on commence à être un peu patraque… Et puis, on prend le bus tôt pour Koh Kong le lendemain, alors, nous choisissons de profiter de notre chambre d’hôtel plutôt que de sortir.