(1er-6 février) Luang Prabang
Depuis le début de notre périple au Laos, nous rêvons de Luang Prabang, ville classée au patrimoine de l’Unesco, très riche culturellement et spirituellement. Nous prenons donc un mini-van ce matin pour nous y rendre. Malgré la courte distance sur la carte (moins de 200km), il nous faudra tout de même 6h pour rejoindre la ville car la route est montagneuse. Nous sommes les premiers à monter dans notre carrosse et choisissons nos places, devant, espace pour les jambes et pour le sac…super. Sauf que le chauffeur nous regarde et nous dit « you, two people » en nous montrant le cul du mini-van. Pas de chance, on se retrouve quasiment dans le coffre à côté des sacs, sur une banquette pour une personne et demie, alors qu’un groupe de coréens prend nos places de choix. Bon, c’est une banquette pour trois, on comprend donc pourquoi il nous a déplacés. On attend bien sagement qu’un autre groupe de trois coréens prennent place, puis voyant que le prochain à monter est tout seul, on décide de se déplacer pour passer le trajet dans des sièges un peu plus confortables. Ouf! On attend longuement avant de partir car le chauffeur essaye de remplir son van à tout prix. Une fois sa mission accomplie, nous voici partis dans notre mini-van coréen! La route est belle (nous pourrons voir la fameuse campagne de Vang Vieng à cette occasion), mais effectivement tortueuse, et l’ambiance est sympathique, entre tournée de bonbons et pause pipi où tout le monde s’attendrit devant le chien auquel Romain donne des gâteaux.
Le mini-van nous lâche dans le centre, et à deux pas de notre auberge de jeunesse, on a de la chance. Bon, là où le bât blesse, c’est qu’on a une chambre juste à côte de l’accueil et du billard (on passera un séjour un peu bruyant), pas de wifi le soir, et capricieux la journée…Nous allons manger non loin de là. On a l’occasion de goûter un nouveau plat typique, le mok, une sorte de cousin de l’amok cambodgien où le poisson est cuit avec des herbes dans une feuille de bananier. Et en dessert, du « sticky rice » à la mangue!
Notre première nuit achevée, il nous reste 3 jours pour profiter des lieux. Luang Prabang est une ville on ne peut plus agréable et mignonne, qui donne envie de flâner, se reposer et s’arrêter dans chaque petit café que l’on croise. Pour nous qui avons été en mouvement tout le long de notre séjour au Laos, ce havre de paix et de détente tombe à pique.
On a, par conséquent, pas envie de faire grand-chose, et puis on se pose un peu dans les multiples cafés et restos à notre disposition pour rattraper notre retard sur le blog, entre autre. Nous pourrons d’ailleurs profiter de boulangeries à la française de qualité, ça faisait longtemps!
Nos pérégrinations à travers la ville et le long du Mékong nous amèneront notamment à un pont de bambou (qui n’a pas l’air très solide!) qui débouche sur une sorte d’îlot où se trouve un village d’artisans.
Pour le reste, ce sont de jolis bâtiments et de nombreux temples qui peuplent les rues.
De plus, un marché de nuit assez conséquent occupe le centre dès la fin de l’aprem. Nous avons été conquis par Luang Prabang, et de fil en aiguille, on se décide à rester deux jours de plus. Cela nous permettra de faire les visites classiques que nous avions négligées au profit de la plus grande détente. Et de nous régaler encore, avec des plats traditionnels, comme l’or lam (un ragoût de poulet, aubergines, champignons) ou des algues séchées très goûtues, barbecues dans la rue, sandwich au lap, soupes de nouilles, poulet à la mangue, et j’en passe…
Par contre, on choisit de changer de logement. On part dans un coin plus excentré mais dans un endroit idyllique, juste au bord du Mékong. La guesthouse est charmante, et le personnel (français de surcroît) extrêmement chaleureux. On a presque l’impression d’être reçus chez des amis. Nous passerons de très bons moments à discuter avec eux et à manger de bons petits plats dans ce cadre génial. Le seul hic serait peut-être les ouvertures dans la chambre, qui lui donnent du charme mais qui laissent rentrer les insectes, fourmis géantes et très grosse araignée velue. En plus, le froid est revenu en force sur le dernier jour. Décidément, on ne comprend pas trop les fluctuations de températures dans ce pays… Alors bien sûr, on est loin du centre mais ça nous a permis de nous promener dans les rues de la « banlieue » de Luang Prabang, le vrai visage de la ville en quelque sorte.
Nous sommes allés voir de magnifiques cascades à une trentaine de kilomètres de là, les chutes de Kuang Si, réputées pour leur beauté et leur eau translucide.
Le trajet en tuk-tuk s’effectue en speed, le mec très gentil semble vouloir nous amener rapidement pour qu’on puisse bien en profiter vu que l’après-midi est déjà bien entamé. On flippe un peu mais les paysages entre montagnes et rizières sont encore une fois fabuleux. Cependant, les cascades qui nous attendent le sont encore plus! Par contre, l’endroit est extrêmement touristique, malheureusement. En plus, les chinois sont de sortie!
Nous passons tout d’abord par les enclos d’ours qui jouent et se dandinent à quelques mètres de nous. Nous restons un moment à les observer. Puis, nous tombons sur une araignée magnifique devant laquelle nous scotchons également.
Bref, c’est pas tout ça mais on est quand même venus pour les cascades à la base! Celles-ci sont disposées en paliers et forment de petits lacs dont l’eau turquoise paraît totalement irréelle.
Bon, tous les peignes-culs qui barbotent comme s’ils étaient à la piscine du coin gâchent un peu le truc, malheureusement. Mais, impossible d’être seuls dans ce genre d’endroit, et si la baignade est autorisée, et bien, on ne peut rien leur reprocher. Nous empruntons un petit chemin de terre qui semble mener au sommet de la chute. Il n’est pas très praticable, mais une fois là-haut, on a l’impression d’être dans la canopée. Et l’atmosphère est plus calme car les touristes se raréfient au sommet!
On redescend de l’autre côté et retour au tuk-tuk. On essaye de s’arrêter dans une ferme aux papillons, qui est fermée. Nous sommes maudits avec ça! Après le Cambodge, c’est la deuxième fois que ça nous arrive.
Le dernier jour, nous avons visité le Palais Royal, qui est accessoirement un musée aujourd’hui, où se trouvent de jolies choses à regarder, ainsi que les appartements royaux. L’endroit compte également une collection de voitures royales (désolé, photos interdites à l’intérieur).
Ensuite, nous sommes montés sur une colline d’où l’on a une vue panoramique sur la ville, le mont Phousi.
En redescendant, nous sommes passés devant pas mal de statues de Bouddha ainsi que par une grotte bien camouflée dans les rochers.
Et nous avons vu l’empreinte de pied de Bouddha. La vache, ça devait pas être facile pour lui de trouver des pompes à sa taille !

Après être redescendus, nous nous posons dans un café au bord du fleuve, et profitons de nos derniers moments dans cette ville qui nous a bien plu. On nous a dit que beaucoup de gens, qui n’étaient censés y passer qu’un jour ou deux, y restaient finalement beaucoup plus longtemps. Franchement, on comprend pourquoi!

Nous rentrons à la guesthouse nous préparer pour notre croisière de deux jours. Nous comptons rejoindre la frontière thaïlandaise via le Mékong. 8h de bateau le premier jour, escale d’une nuit à Pakbeng, puis 8h de bateau le lendemain et arrivée à Houay Xai, là où on passera en Thaïlande. La nuit n’est pas facile car des chants religieux sont diffusés via un haut parleur et notre bâtisse, si jolie, n’est pas faite pour arrêter le bruit!