(25-26 décembre) Kep

Aujourd’hui, nous allons à Kep en tuk-tuk, vu que ce n’est pas très loin. C’est bien plus petit que Kampot, en bord de mer, et la spécialité du coin est le crabe (au poivre de Kampot).

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Nous avons pris une chambre dans une guesthouse qui nous avait été recommandée par mon ami de Phnom Penh. La chambre est rustique, mais avec beaucoup de charme. L’auberge est sympa, pleine de jeunes.

Nous allons nous balader en ville. On en fait vite le tour, c’est minuscule. Bien entendu, nous passons voir l’emblème de la ville, le fameux crabe posé sur la mer. Nous assistons alors à un coucher de soleil magnifique donnant au ciel une jolie teinte violacée . Nous marchons jusqu’à la plage, et tout le long du chemin, on trouve des nattes sur lesquelles on peut venir pique-niquer, la ville étant un lieu de villégiature pour les citadins du pays, surtout le week-end.

Notre balade nous amène jusqu’au marché aux crabes, un endroit incontournable, mais qui n’est évidemment pas aussi vivant que le matin et nous paraît donc peu intéressant. Qu’importe, les restaurants qui bordent le marché sont là, eux, et c’est tout ce que nos estomacs réclament! Pas de bûche ou de foie gras pour nous, vous vous en doutez!! Nous nous régalerons de beignets de crabe, de poisson au poivre de kampot, et d’un amok de crabe, avec un dessert khmer à base d’une sorte de tapioca et de fruits pour finir. Pas mal comme repas de Noël, non?

Le lendemain, nous partons découvrir un peu plus la région, notamment pour nous rendre dans une plantation de poivre. Pour cela, nous décidons de louer un scooter. J’avoue que j’appréhende un peu, je n’en ai jamais vraiment fait. Une amie et collègue de travail m’a initié en me prêtant le sien dans le parking de l’hôpital, mais comment dire, ici, les routes sont … « différentes » et le code de la route peu respecté. Au final, le trajet se passe bien, même s’il faut passer par des chemins de terre pas toujours en bon état.

Nous arrivons à la plantation de poivre, où nous sommes accueillis par un jeune français qui propose de nous faire visiter avec une autre famille francophone. Il nous explique la différence entre les trois poivres, le noir, le rouge et le blanc (je ne vous la dirai pas, vous n’aurez qu’à y aller vous même! ). Ensuite, il nous fait parcourir la plantation et nous explique comment on cultive le poivre. Bref, tout ça est très intéressant. Ce jeune français est volontaire. Il est logé, nourri et blanchi, en échange de quoi, il travaille dans la plantation, notamment en faisant des visites comme celles-ci. Il nous apprend qu’il travaillait en France en tant que pâtissier chez un grand cuisinier, mais qu’il gagnait à peine 1200 euros alors qu’il faisait parfois des journées de 15h. Il a alors décidé de parcourir le monde, en faisant du volontariat comme maintenant ou en travaillant dans certains pays pour un bien meilleur salaire. Voilà qui donne à réfléchir.

Bref, nous repartons comblés de cette visite et de cette rencontre, et avec un petit sachet de poivre blanc en poche. C’est reparti pour un peu de scooter avec un peu plus d’assurance cette fois. Nous continuons notre balade dans les environs, vers le parc national.

Nous nous rendons sur la place principale du village pour réserver un trajet en bus pour le lendemain. Puis, nous mangeons dans un petit restaurant des crevettes et poisson au poivre toujours aussi bons.

Après quoi, nous prenons le chemin du retour de nuit et sans lumière… En effet, celle du scooter semble hors service. Nous arriverons malgré tout à bon port!