(15-18 avril) Flagrant Delhi

On arrive à New Delhi après 8h de train. On sait qu’il va falloir batailler dur pour éviter les arnaques des nombreux rickshaws qui nous attendent de pied ferme. Mais comme c’est la fin du voyage, nous sommes bien décidés à beaucoup marcher s’il le faut. Du coup, on envoie balader pas mal de monde et on trace la route. Des mecs nous suivent, on les ignore, ils insistent longuement sans succès. Personnellement, quand on me propose un prix de fou au départ, j’ai plus du tout envie d’avoir affaire au chauffeur même s’il diminue vachement son tarif. Quelques rues plus loin, un type nous propose enfin un prix raisonnable du premier coup. On arrive à l’hôtel sans encombres. Celui-ci fait bien plus luxueux que ceux de ces derniers jours. Dans cette ville, on a trouvé que les choix étaient bien plus plus limités et que les prix étaient bien moins intéressants qu’ailleurs, capitale oblige. 

On profite des avantages de ce type d’hôtel comme le room service. Après cette journée de train, il est bien agréable de pouvoir se faire servir dans la chambre, et manger les doigts de pieds en éventail!

Notre court séjour à Dehli ne nous a pas permis de visiter beaucoup la ville. Et honnêtement, nous terminons notre séjour en Inde sur les rotules, et la motivation pour courir les rues nous a fait défaut. Malgré tout, nous avions notre rituelle session à la poste qui nous attendait, et cela nous a pris un bon moment. Tout d’abord, il faut faire emballer ses affaires par un gentil monsieur dans la rue (et oui, la poste indienne ne fournit pas de cartons). Après avoir cousu un sac autour du carton contenant nos achats, il nous dirige vers les guichets. Là, on poireaute longtemps, car il y a du monde et que les clients ne respectent pas les règles de savoir-vivre lorsqu’il s’agit de faire la queue. Et tout ça pour qu’on nous annonce finalement qu’il nous faut aller dans un autre bureau car eux ne peuvent envoyer des colis de la taille du nôtre. Sympa de nous le dire maintenant…à croire qu’on était transparents toutes ces dernières minutes avec notre gros paquet! Nous obtenons l’adresse de l’autre bureau où l’on se fait « accueillir » par un gars qui ne nous adresse pas la parole, avec toujours nos amis indiens qui tentent de faire passer leur colis en priorité. Après de très très longues minutes, on s’occupe de nous…il ne faut pas être pressé ici!

Cette escapade nous aura permis de découvrir le quartier de Connaught Place. Sur une grande place, se succèdent magasins et autres bars ou restaurants. Ce coin semble être le point de rendez-vous des jeunes. Attirés par le nom d’un resto/bar, le Lord of the Drinks (référence au Seigneur des Anneaux-Lord of the Rings, (sans déc?)…), nous allons y manger un morceau. Rien de bien typique, bien que ce soit un burger poulet tandoori, mais l’ambiance médiévale nous a pas mal amusés. De plus, on a découvert de jeunes indiens qu’on n’a pas trop vu pendant le reste de notre séjour, un peu branchés et buvant des coups juste comme chez nous.

Nous avons pas mal marché dans notre quartier, censé avoir une mauvaise réputation niveau « insécurité »qu’on n’a pas franchement ressentie. Lors d’une halte sur les toits, on a assisté à un défilé dans la rue en bas.

Hormis ça, nous n’avons pas grand-chose à raconter sur cette ville, qui mériterait sans doute d’être explorée. Nous quittons l’Inde pour la Corée du Sud et notre bilan du séjour est mitigé. Beaucoup de choses ou de comportements nous ont fatigués, mais malgré tout, ce pays a touché notre coeur et regorge de richesses, et il était moins horrible que ce à quoi on s’attendait en entendant et en lisant les divers récits des gens l’ayant visité. Une chose est sûre, c’est un pays de contrastes, dans lequel on ne vient pas pour se reposer, tant tout y est éprouvant. On y reviendra sûrement car on n’en a vu qu’une infime partie et on est curieux de tout ce qu’il reste à y découvrir!

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(14 avril) Bikaner, le rat et le chameau

Dans ce pays, on aura vraiment pris des trains à toute heure du jour et de la nuit, et en découle un rythme de sommeil un peu particulier. Là, nous voici à prendre un train pour Bikaner en plein milieu de la nuit. Comme on a du temps devant nous du coup, on tente d’acheter nos futurs billets de train car nous comptons nous arrêter uniquement une journée et repartir dès le lendemain pour Delhi. Les gares font partie des pires endroits à traverser en Inde. Peut-être parce que les gens n’ont rien d’autre à faire qu’observer les passants, les regards à notre encontre sont encore plus exaspérants. Imaginez…vous marchez et chaque personne que vous croisez vous dévisage, vous inspecte de la tête aux pieds. Et s’il y a en plus des groupes d’hommes et que vous êtes une femme, ce sont des sourires et des mots chuchotés, voire des gens qui vous suivent, ou s’arrêtent devant vous et vous observent sans rien dire. Inutile de dire qu’attendre Romain achetant les billets, coincée entre la file indienne (pas de mauvais jeu de mots!) et le gars qui s’est arrêté pour m’observer à travers la fenêtre, ça a été un calvaire. Pour apaiser mon malaise et voyant que c’était peine perdue, nous nous sommes dirigés vers le train déjà en gare.

Nous avons peu dormi, forcément, et sommes arrivés au petit matin. Le chauffeur de rickshaw qui nous a emmenés à la guesthouse avait l’air de connaître le propriétaire et heureusement pour nous, car il a dû téléphoner, personne ne répondant à la porte. Un monsieur peu souriant nous accueille et nous ouvre notre chambre. Peu importe, on souhaite juste finir notre nuit inachevée! On tente quand même de lui parler de nos billets de train pour ne pas se retrouver bloqués le lendemain.

Au réveil, on part faire des visites. Avant ça, Romain me dit qu’il a vu une chèvre se balader dans le jardin, et quelques minutes plus tard, son cadavre gît, décapité dans le jardin… Le proprio est en fait sympathique, quand on creuse un peu (et qu’on n’a pas quatre pattes!) et nous donne des conseils et les renseignements sur notre demande du matin. Parfait, s’il s’en occupe, on peut partir tranquille.

Notre première escapade se trouve à une trentaine de kilomètres de là, dans la petite ville de Deshnok. On nous a conseillé de prendre le bus pour nous y rendre, mais aucun ne passe et on ne se voit pas attendre sur le trottoir en plein cagnard pendant des heures (ça dépasse les 40° ici). On cède donc au caprice de se faire amener en rickshaw, c’est plus onéreux, peut-être moins rapide, mais tant pis. Le voyage n’est pas des plus agréables, avec l’air chaud , les camions qui passent à vive allure auprès de notre petit véhicule et les fous du volant qui sont nombreux en Inde…

Puis, on arrive enfin, au Karni Mata temple, le temple des rats.

Après celui des serpents en Birmanie et celui des singes à Jaipur, il fallait qu’on fasse celui-là! Aux abords du temple, de nombreux vendeurs se succèdent, mais sans nous harceler. On sent que l’endroit est très fréquenté, mais par des locaux et non des touristes. Les gens nous saluent et nous sourient, et bien sûr, nous n’échappons pas aux photos. Nous rentrons ensuite à l’intérieur du temple qui grouille effectivement de petits rats. Ceux-ci sont vénérés car ils sont censés être la réincarnation de personnes ramenées à la vie par Karni Mata. Du coup, les gens leur font des offrandes de nourriture et espèrent tous apercevoir le rarissime rat blanc qui porte chance. Même si certains n’ont pas l’air en forme (bon, la chaleur ne doit pas aider), d’autres se goinfrent de noix de coco ou de lait.

Il faut juste faire attention à ne pas en écraser un en marchant. On en connaît certains (ou plutôt certaines) qui n’auraient pas pu faire un pas à l’intérieur, mais nous, on a trouvé ça vraiment atypique, et puis on aime bien les rongeurs!

On s’achète à boire et des pakoras en partant. Le gars nous les prépare pour qu’on les mange dans l’arrière-boutique. On se retrouve dans la cuisine de « Ratatouille » mais sans les étoiles du resto gastronomique. Les pakoras, accompagnés de sauce tomate, sont excellents et on les dévore en compagnie de nos amis qui grignotent eux aussi. Les proprios semblent contents que ça nous ait plu.

Retour vers notre chauffeur qu’on embauche pour un nouveau trajet. On lui demande de nous emmener à la ferme des chameaux, appelée aussi centre de recherche. On engage un guide (il ne faut jamais dire jamais!) qui est plutôt sympa et nous apprend des tas de trucs sur les dromadaires, par exemple qu’ils peuvent boire 100 litres d’eau quotidiennement, ou que la bosse ne contient pas d’eau contrairement à la croyance commune. Le centre contient un musée qui fournit des photos et des objets. On apprend qu’il y a de nombreuses fêtes liées aux dromadaires où ils sont parés de tissus et bijoux, qu’on peut jouer au « camel polo » , ou qu’il existe 4 races de dromadaires allant du blanc au noir, en passant par le marron bien sûr.

Le guide nous emmène ensuite voir les femelles enceintes, les mâles ainsi que les bébés restant avec leurs mères pendant un an. Tout ce beau monde se repose à cause de la chaleur torride (les accouplements se font en hiver). Dernière étape à l’enclos des jeunes dromadaires qui se font dresser. Le guide s’amuse avec eux et leur parle (oui, oui, il blatère pour communiquer, un mystère…)

Puis, après un passage obligé à la boutique, nous nous achetons une glace au lait de dromadaire. Bah, c’était franchement bon, et ça tombait à point avec cette chaleur (ça faisait même des envieux…)

Nous rentrons ensuite à la guesthouse pour nous laver (on a les pieds, ou les chaussettes pour certains, couverts de saletés de rats). Nous espérons manger au restaurant de la maison ce soir car ce midi, on n’avait vu personne. Quand on demande au patron si c’est possible, il nous annonce que oui, mais pas au restaurant car son fils est sorti et ne peut pas faire le service. Du coup, il nous fait rentrer dans sa salle à manger. Puis, il nous demande si on veut manger maintenant car sa femme est sortie (ici, les hommes n’ont pas l’air de trop cuisiner). Donc soit on attend sa femme, soit on le met dans la galère visiblement. On lui explique que si c’est plus simple, on va aller manger dehors. Cela à l’air de l’arranger, on se retrouve donc à marcher vers le fort. Ah, parce que oui, il y avait encore un fort avec un palais à visiter, mais comme on avait peu de temps, on a choisi de se faire une journée 30 millions d’amis. On suit d’abord la pancarte d’un resto pas loin. Pas de chance, il est fermé pour rénovation, décidément… A force d’avancer, on finit par trouver quelques troquets qui n’ont pas fière allure mais on n’a pas trop le choix. On en choisit un où les gars ont l’air accueillant, mais la carte est tout en hindi. On nous conseille un thali, très bien. On nous sert des chapatis, avec légumes et dhal au yaourt, et le serveur revient régulièrement nous en re-proposer. Autant vous dire qu’on fait tâche dans le paysage et qu’on attire les regards, une fois de plus, mais on a bien mangé.

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Au retour, on récupère nos tickets de train, nous sommes donc sûrs de pouvoir partir demain. Nous passons une nuit mouvementée car il fait extrêmement chaud dans la chambre et de petits insectes, pas méchants mais énervants, nous montent dessus sans cesse. Restons zen.

(11-13 avril) Jaisalmer, désert et dromadaires

Après un trajet de 6h sans sommeil, le bus nous dépose 1h en avance à Jaisalmer, ville du désert située à quelques kilomètres du Pakistan. Nous voici au beau milieu d’un rond-point, à 4h du matin, avec vaches et chiens pour seuls compagnons.

On a le choix entre marcher ou appeler l’hôtel qui devait nous amener un pick-up à 5h du matin, heure d’arrivée prévue à la base. La marche au milieu des chiens errants avec juste une vague idée d’où se trouve l’hôtel ne nous tentant pas trop, on décide de les appeler et une voiture vient nous chercher quelques minutes après. On nous ouvre notre chambre et enfin, on peut se reposer. 

La journée commence donc un peu tard pour nous, mais nous sommes surtout venus ici pour faire un safari à dos de dromadaires dans le désert de toute façon. On en réserve un auprès de l’hôtel qui s’est montré un peu insistant mais dont on ne doute pas de la fiabilité. Ici ou ailleurs, les formules s’avèrent être assez similaires. L’avantage de le faire avec eux, c’est qu’ils nous fournissent une chambre gratos au retour du safari avant de prendre le train.

Aujourd’hui, nous allons juste faire une petite promenade dans la ville qui nous fait beaucoup penser aux villes d’Afrique du Nord (même si on n’en connaît pas vraiment!). On se garde le fort à visiter pour plus tard car on n’a pas envie de courir aujourd’hui.

On va dîner dans un resto à côté où sont censés se produire des musiciens et danseurs du Rajasthan. Le cadre est agréable car les tables sont placées dans un jardin, mais point de musique ce soir. Tant pis…

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Le lendemain, nous partons pour le safari à 15h30. Nous gardons la chambre jusque là sans en bouger car nous sommes un peu malades…mauvais timing…

Après quelques médicaments et un soupçon de motivation revenue, nous voici partis. Nous découvrons nos compagnons de voyage: un américain, un chinois et une dame autrichienne qui ne restera pas dormir dans le désert. On papote dans la jeep qui nous emmène vers nos chameaux, loin dans le désert, et nous sommes satisfaits de notre groupe car ils ont tous l’air sympas (de mauvais compagnons de route peuvent vous gâcher une expérience…)

On nous dépose devant nos montures, bardées de couvertures et autres sacs, prêtes à partir dans le désert. Nous n’avions jamais vraiment vu de dromadaires hors cirque ou zoo. C’est un animal fascinant, flegmatique et capricieux à la fois.

Monter sur un dromadaire s’avère être délicat (surtout quand on est naine et qu’on n’arrive pas à enjamber sa monture…no comment!). Il faut se tenir bien droit car ça déménage! L’animal lève d’abord ses pattes arrière, vous mettant le nez vers le sol, puis il se redresse avec ses pattes de devant. Toute une technique! Une fois dessus, il suffit juste de maintenir son équilibre.

Nous traversons un désert pas si désert que ça car on y trouve des végétaux et des cailloux, puis on s’arrête dans un endroit qui présente un peu plus de paysages de sable. Cet endroit sera notre campement pour la nuit. Les chameliers installent leur matériel et nous préparent un délicieux chai. En le dégustant sur nos couvertures, on se rend compte qu’on est dans un lieu pas forcément propice pour dormir, pas très propre car il semble avoir été occupé par bon nombre de touristes auparavant. Au moins, nous sommes seuls, c’est déjà ça. 

Les dromadaires s’étalent, comme éreintés de nous avoir portés, sauf un qui essaye de chiper sa nourriture dans le dos de ses maîtres!

Pendant que le repas cuit, on part à la découverte des dunes de sable qui se déploient quand on s’éloigne du campement. En fait, celui-ci se trouve dans un creux et dès que l’on monte la première dune, un panorama très désertique s’ouvre sous nos yeux ébahis. On s’amuse avec les scarabées et on assiste au coucher du soleil, magique!

On se réunit alors pour le dîner qui est un repas classique à base de riz, chapatis et légumes. Manger dans le noir, avec un peu de sable dans son assiette, c’est assez spécial mais marrant. Les chameliers nous amènent des bières…pas très authentique mais agréable (disons qu’on a dit oui car ça semble être une petite source de revenus intéressante pour eux). On passe un bon moment et on n’en finit pas de discuter, même le repas terminé. Là, nos accompagnateurs, jusque-là pas très enclins à partager un moment avec nous, se joignent au groupe pour discuter. Enfin, plutôt pour anticiper le pourboire! Ils expliquent aux garçons, un à un, discrètement, que les temps sont durs en basse-saison, bla bla bla… Nous savions déjà qu’il fallait leur donner quelque chose, mais se le faire réclamer, ça n’est jamais appréciable. On n’aime pas trop les mecs qui copinent de façon intéressée.

Ils nous ont installé nos lits (tente pour l’un d’entre nous) en haut de la dune, au-dessus du campement (nous sommes contents de ne pas dormir en bas). Ils nous exhortent gentiment à finir notre conversation là-haut, il faut croire qu’ils ont envie de dormir (car eux squattent en bas, oui missié)

Nous nous exécutons puis on finit par aller se coucher (on se lève en même temps que le soleil demain). On s’allonge sur nos lits de fortune pour contempler le ciel étoilé. C’est un moment magique et indescriptible de dormir avec une voûte céleste au-dessus de soi, difficile même de fermer les yeux (en plus, c’est très tôt comme heure de coucher pour nous!)

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Notre sommeil léger, voire inexistant est troublé par les bruits étranges que font les dromadaires la nuit, ainsi que par les nombreux chiens qui rôdent autour de nos lits. Ces derniers ne sont pas agressifs, au contraire, ils semblent veiller sur nous. Au début, ça nous fait rire mais c’est devenu fatigant à force. Pas facile de dormir avec des bruits tout autour de son lit, des aboiements, etc… De plus, certains chiens semblent avoir une passion pour les bouteilles d’eau. L’un a joué avec la nôtre et mis sa tête face à face avec la mienne, presque sur le lit, tandis qu’un autre a carrément explosé celle de notre ami américain (après avoir joué longuement avec!) et fait pipi sur la tente de notre ami chinois!

Nous étions donc éveillés pour le lever du soleil (les moustiques et autres bêtes volantes non identifiées ont aidé!). Quoiqu’il en soit, il y a pire comme première vision au réveil!

Les chameliers nous ont préparé un petit déjeuner gargantuesque, à base de toasts, oeufs, des nouilles coupées en morceaux, et du chai bien sûr. Après avoir avalé tout ça, on remonte sur nos dromadaires, qui eux aussi sont rassasiés.

Et là, on entame une longue traversée du désert. J’en rajoute bien sûr, mais la veille, on en a vraiment peu fait au final. Et c’est inconfortable assez rapidement le dromadaire! Quand on imagine les caravanes, à l’époque, qui parcouraient des kilomètres de cette façon, on ne peut que les admirer.

De plus, les chameliers les ont fait courir pendant un bon bout de chemin, ce qui amuse tout le monde (un peu moins les testicules de Romain!). On ne savait pas que ces animaux pouvaient être aussi rapides! C’est marrant 5 minutes mais ça devient vite douloureux et puis, un peu casse-gueule aussi! L’un des dromadaires a glissé sur un caillou et a bien failli faire tomber l’américain. Ce Mister Itchy (c’est comme ça qu’il l’avait nommé) a pas mal animé nos déplacements. Il essayait toujours de doubler tous ses camarades, il avait une passion pour les arbres dans lesquels il courait se frotter irrésistiblement (c’était lui qui essayait de chiper la nourriture la veille, étonnant!). Dans le « programme » proposé, nous devions aller dans des villages du coin. L’effet zoo, en plus des enfants qui réclament souvent de l’argent dans ce genre de contexte, ça ne nous tentait guère, mais finalement nous n’avons fait que passer devant.

Arrivés à la jeep, nous saluons nos fidèles destriers qui n’en ont cure, et nos chameliers qui réclament plus de pourboires, et nous reprenons la route. Un peu déçus par nos accompagnateurs, mais totalement séduits par l’expérience, nous arrivons à l’hôtel et nous affalons dans notre lit car on a du sommeil à rattraper. Nous avions prévu de visiter le fort aujourd’hui mais Romain étant encore malade et moi franchement dans un état larvaire, nous avons choisi de nous détendre à l’hôtel et rien d’autre. Tant pis pour le reste, ça sera pour une prochaine fois. 

Notre train est à 1h du matin, alors on a le temps. On essaye de nous virer plus tôt ceci dit, même si on a payé un demi-tarif pour la chambre, car on doit faire voiture commune vers la gare avec d’autres clients qui ont sans doute un train plus tôt que nous, et aussi parce que ça les arrange sûrement qu’on libère la chambre. On ne fait pas les difficiles, ils nous ont fait un bon prix et ont été plutôt arrangeants dans l’ensemble. Bref, ça valait le coup de venir dans l’extrême ouest du Rajasthan!

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(8-10 avril) Jodhpur, la ville bleue

Une fois n’est pas coutume, on se paye le luxe de faire un trajet en voiture aujourd’hui. Pourquoi donc? Pas forcément parce qu’on en a marre du réseau ferroviaire mais parce que c’est bien plus pratique. En effet, il n’y a pas de trains directs entre Udaipur et Jodhpur, et cela nous permet de faire un arrêt à Ranakpur pour visiter un temple qu’on nous a chaudement recommandé.

On traverse de nombreux villages, ainsi que des endroits quasi désertiques où des gens habitent quand même, puis on se retrouve sur une route montagneuse et escarpée. Ranakpur se trouve au creux d’une vallée. Le temple en question est un temple jaïn, une branche de l’hindouisme qui croit plus que tout à la réincarnation et qui prend soin de ne tuer aucun animal. Les règles sont, du coup, un peu différentes que dans les autres temples qu’on a pu visiter, et Romain est interdit de rentrer en bermuda, même si ses genoux sont cachés (ce qui est suffisant en temps normal). Il est donc obligé de se changer en pleine rue devant le chauffeur et le monsieur qui nous a accueillis…merci les mecs, un peu d’intimité, c’est possible?

Sur ce, nous partons à la découverte du temple qui est splendide. 1444 colonnes de marbre sculptées avec finesse ornent le bâtiment, c’est impressionnant et on ne regrette pas de s’y être arrêtés. Sûrement l’un des plus beaux temples que l’on a visité.

Nous reprenons la route et le chauffeur nous arrête dans un resto pour le déjeuner. Une pizzeria qui fait des plats israéliens, pourquoi pas…ça nous change un peu de la bouffe indienne. Au menu, pita et humus, avec pommes de terre/tomates/épinards. La pause repas a duré un peu longtemps cependant.

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On repart et sur la route, on assiste à une scène post-accident, il semblerait qu’une vache se soit fait renversée. On arrive à Jodhpur en fin d’après-midi. Le chauffeur nous dépose aux portes de la vieille ville car il ne peut pas aller plus loin, les ruelles étant trop étroites. Un rickshaw prend le relais et nous amène à la guesthouse. Le principe de ces endroits, c’est que c’est souvent géré par une famille qui vit sous le même toit que les clients qu’ils hébergent. Certaines guesthouses restent quand même très proches d’un hôtel mais d’autres, comme celles-ci, donnent vraiment l’impression de rentrer dans l’intimité de la famille. On se demande tout d’abord si ça n’est pas juste une maison, puis on rentre et on croise une gamine suivie de sa maman qui nous confirme qu’on est au bon endroit. On finit par trouver le boss qui nous remet les clés. On a choisi la chambre au plus bas prix qui semble correcte. Bon, on déchante vite en voyant un cafard écrasé sur le mur et la salle de bain pas du tout nettoyée. Qu’à cela ne tienne, quelques cheveux ou traces louches dans les toilettes ne vont pas nous empêcher de vivre, on a des lingettes, on s’en débrouille. Vu le tarif, on ne peut pas être trop exigeants, mais disons qu’on a eu des trucs du tonnerre pour la même somme, alors on trouve ça un peu abusé. Malgré tout, on ne fait pas d’esclandre et on va dîner au restaurant sur le toit d’où l’on a une vue spectaculaire sur le fort qui domine la ville. Le cadre est top. La nuit le sera moins…

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Alors qu’on regarde un film tranquillement, un cafard me tombe dans le cou. Sympa, il n’y a donc pas que son pote mort sur le mur. Soyons philosophes, c’est pas la petite bête qui va manger la grosse, mais on asperge la chambre de produit contre les bébêtes malgré tout. Puis, j’en aperçois un autre courir et prêt à rentrer dans le sac de Romain. Alors là, branlebas de combat. On entame une vraie partie de cache-cache avec les cafards, qui va durer un bon moment. J’en tuerai une bonne dizaine (ça ne va pas améliorer mon karma tout ça!) et on dormira la tête loin du mur. On aurait aimé dire qu’on n’a pas vu d’insectes dans les chambres en Inde pour mettre un coup aux préjugés qu’on a tous sur ce pays, mais tant pis!

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Nous avions décidé d’essayer de changer de chambre, puis nous nous sommes ravisés. Après tout, on a trouvé le nid et éradiqué ses occupants, ne prenons pas de risques à devoir recommencer ailleurs! 

Aujourd’hui, nous allons juste nous balader dans la ville. Nous nous arrêtons manger des momos, nos raviolis népalais adorés, et ils étaient fichtrement bons! On assiste en plus à un défilé de femmes portant des pots sur la tête depuis la terrasse.

Notre guesthouse se trouve au coeur de la vieille ville, dans un dédale de ruelles aux murs bleus (d’où le nom qu’on lui donne de ville bleue). C’est vraiment mignon, offrant des images de cartes postales indiennes.

Par contre, après avoir traversé la place de la tour de l’horloge et traversé le marché, on se retrouve dans une ville plus classique qui n’a plus autant de charme et s’avère presque désagréable.

Il faut savoir qu’il fait de plus en plus chaud ici, ce qui n’aide pas à supporter les aléas et les bruits de la circulation. On achète des samosas et kachoris à emporter et quelques fruits, puis on rentre.

Le lendemain, nous partons à l’assaut du fort. Pour cela, il nous faut à nouveau traverser les ruelles qui y mènent. On se fait au passage poursuivre par des chiens agressifs (ça faisait longtemps, tiens!). Romain fait mine de leur lancer des pierres, ce qui les refroidit un peu, puis un papi nous sauve en nous emmenant dans une autre rue. On s’engouffre dans la porte du fort.

La montée est importante et en plus, on se fait encore intercepter par une famille indienne sur le chemin…quand tu es en train de rendre l’âme en suant et haletant, rien de tel qu’une petite séance photo!

Puis, on passe les portes, encadrées par des musiciens qui participent à l’ambiance envoûtante de l’endroit. On arrive devant un point de contrôle qui sépare les hommes et les femmes. On comprend pas trop pourquoi vu que c’est un fort. On s’exécute mais on n’arrive pas à comprendre à quel moment on se rejoint. On nous donne même l’impression qu’on va faire la visite séparés… Romain suit son chemin en bas, et moi, je pars en haut, sur les remparts. La vue est sympa et des canons longent le chemin.

Je croise de nombreuses femmes et jeunes filles très gentilles qui s’amusent à prendre des tas de photos avec moi. Là, l’une d’elles me dit que le temple est magnifique. D’accord. Ceci explique cela, voilà pourquoi on nous a séparés, nous ne sommes pas dans le fort à proprement parler. Au bout du chemin, après avoir entre-aperçu le temple qui est caché par la foule, on réussit à se parler au loin et on fait demi-tour. Là, on trouve la vraie entrée, sauf qu’on n’a pas nos tickets. Chaque personne à qui l’on demande nous renvoie à quelqu’un d’autre pour, au final, nous apprendre que la billetterie, c’est en bas! Nous, on n’a vu personne alors on a du mal à comprendre, on essaye de négocier pour acheter nos tickets là et ne pas avoir à redescendre. Contrairement aux croyances communes, tout n’est pas négociable en Inde. Nous voilà obligés de redescendre, franchement saoulés. Après tout, ça n’est pas de notre faute si personne ne nous a rien demandé avant et si la billetterie n’est pas indiquée.

Armés de notre audio-guide fourni à l’achat, nous voici parés pour la visite…enfin, après être remontés bien sûr! Les explications sont intéressantes mais un peu trop longues à notre goût. Etant donné la beauté du lieu, on ne regrette pas de s’être acharnés en tout cas.

Notre visite terminée, on redescend en s’arrêtant pour profiter de la vue sur les toits bleus de Jodhpur, sous le regard des nombreux aigles qui planent au-dessus du fort.

Nous décidons à la dernière minute de partir le soir même. De prime abord, nous comptions partir le lendemain, mais la perspective d’un bus non climatisé ou d’une voiture assez chère nous a refroidis. De toute façon, nous avons la sensation d’avoir vu ce que nous voulions voir! Le gérant de la guesthouse nous réserve des places assises dans un bus de nuit. Nous avons le temps de dîner et de paqueter nos sacs avant le départ.

Un rickshaw nous amène au bus. On demande à mettre nos bagages en soute, mais apparemment, pas de soute dans les bus locaux. On se retrouve donc assis avec nos sacs devant nos jambes. Autant vous dire que le confort n’est pas optimal. De plus, on s’est un peu assis au pif car les places ne sont pas numérotées et personne n’est là pour nous fournir d’infos. Puis on vient nous demander de bouger quelques minutes avant le départ. Nous avons affaire à un gros porc mal-aimable qui fera d’ailleurs sûrement une blague graveleuse provoquant l’hilarité des plus jeunes occupants du bus. Bon, du coup, on part quelque peu saoulés et le trajet ne nous est pas des plus agréables.

(4-7 avril) Udaipur, l’Inde paisible

Nous prenons un train dans l’après-midi pour une fois, et un trajet de 6h nous attend. Nous sommes assis à côté d’une petite mamie bien gentille, Romain l’aide à monter son sac. Nous allons arriver tard alors au cas où l’on ne puisse plus manger, on s’achète des pakoras super épicés accompagnés d’un chai.

Le chauffeur nous attend bien, mais dans une grosse voiture cette fois. On doit traverser des ruelles étroites pour atteindre la guesthouse, et c’est là où on se rend compte que c’est vraiment une petite ville dans laquelle nous arrivons.

Il n’est pas trop tard pour manger un morceau, on découvre donc la vue sur le lac qu’on a depuis le restaurant sur le toit.

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On est conquis par l’endroit. Le serveur qui parle un excellent français est aux petits soins avec nous et nous dînons devant la projection d’Octopussy. C’est apparemment monnaie courante dans tous les restos et hôtels de la ville car ce James Bond fait la fierté d’Udaipur puisque des scènes y ont été tournées (en 1983) sur l’hôtel au milieu du lac.

Cette fois-ci, on compte visiter le City Palace de la ville. On part arpenter les rues dans lesquelles on ne trouve pratiquement que des hôtels, restaurants ou boutiques. Une ville pour le tourisme en somme, mais étonnamment, ça ne nous a pas empêché d’apprécier la balade car on a l’impression d’avoir un peu plus la paix qu’ailleurs, allez savoir pourquoi…

Nous arrivons au palais qui en jette déjà de l’extérieur.

L’intérieur est quant à lui une sorte de musée, mais qui permet de profiter de l’architecture du bâtiment et d’avoir une vue sur le lac. 

Sur le chemin retour, on découvre la boutique d’un artiste peintre qui vend t-shirt et toiles. On passe un long moment à l’intérieur, on a une décision importante à prendre par rapport à un achat. Le gars est très gentil, il nous offre du chai et on échange beaucoup avec lui. Pour une fois, on passe un agréable moment de shopping.

Pour terminer la journée, on dîne dans un resto au bord du lac. Le cadre de cette petite ville est vraiment agréable.

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Cet endroit nous donne envie de prendre notre temps et de ne pas faire grand-chose. On part donc un peu tard, le lendemain, faire du bateau sur le lac pour profiter du coucher de soleil. Cette escapade nous donnera l’occasion de voir de plus près le fameux palace qui a servi au tournage du James Bond. Malheureusement, c’est un hôtel qui est inaccessible aux non-clients.

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La croisière s’avère être assez touristique mais c’était un peu un passage obligé dans cette ville. Nous allons donc nous entasser à 20 avec de super gilets de sauvetage bien encombrants. C’est seulement en étant sur le lac que l’on peut apercevoir certains endroits de la ville qui restent inaccessibles à pied.

Nous nous arrêtons pour une courte pause sur une île qui abrite un restaurant, et qui sait, peut-être un hôtel. Cette halte n’était sans doute pas indispensable mais offre l’opportunité de faire de jolies photos. Car le clou de cette croisière, c’est le coucher de soleil, majestueux. On en a rarement vu d’aussi beau.

Une petite balade nocturne s’ensuit et nous amène dans un resto à tendance bio et nature.

Pour une fois, on mange quelque chose d’indien mais qui a réellement une touche d’originalité. Par exemple, du riz au citron, grenade et cacahuètes, ou bien une salade indienne.

Nous décidons de prolonger notre séjour ici. Certes, deux jours sont amplement suffisants pour faire le tour des choses à visiter mais vous l’aurez compris, on avait besoin de faire une pause. Nous sommes obligés de changer de chambre par contre. Nous quittons donc notre nid sans fenêtre et extrêmement bon marché pour une chambre avec balcon et vue sur le lac, juste terrible! Bien sûr, ça nous a coûté un peu plus cher mais pour quelques euros de plus, ça reste toujours très économique pour nous. Du coup, on profite du balcon (après un délicieux petit dèj!), détente totale.

Puis, on se décide à sortir pour visiter une maison haveli traditionnelle transformée en musée à orientation artistique. Une section est consacrée aux marionnettes…

…une autre à l’art très compliqué des turbans (il y a une infinité de possibilités, c’est impressionnant, et il y a même un spécimen géant!)…ou encore une autre expose des instruments de musique.

Ici, se produisent également des spectacles de marionnettes et de danse traditionnelle le soir. Nous essayons de réserver des billets mais il est encore trop tôt. Pour passer le temps, on va se poser dans un café où l’on peut s’asseoir au bord du lac, dans un cadre idyllique.

Puis, on réessaye mais le gars de la billetterie se fait attendre donc on retourne se poser dans un café, juste devant cette fois, pour ne pas se faire avoir et obtenir des places. On vous l’a dit, aujourd’hui, c’est détente! Enfin, la billetterie ouvre et Romain se précipite pour nous dégoter des entrées… Raconté comme ça, ça donne l’impression qu’on essaye d’assister au concert du dernier groupe à la mode mais après avoir attendu à ce point, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir y aller.

A l’heure dite, nous allons nous installer sur les tapis dans la cour intérieure, à l’éclairage envoûtant.

C’est encore une fois une activité un poil touristique mais c’est toujours un plaisir pour nous de découvrir les arts vivants d’un pays. Ma passion pour les marionnettes a encore une fois été assouvie mais c’est la danse qui était le plus à l’honneur, sur fond de tablas et autres instruments indiens qui nous sont inconnus. On avait bien des explications données par un présentateur mais celui-ci avait un tel accent qu’on n’a pas pu comprendre un traître mot de ce qu’il a dit!! Il nous a bien fait rire ceci dit…et la beauté des danses et des jupes tournoyantes ont suffi à nous éblouir. Le grand final était une performance d’une danseuse d’âge mûr qui n’a cessé d’accumuler les pots empilés sur sa tête, ce qui requiert un certain talent quand même!

Voici venu le temps (des rires et des chants) de quitter notre havre de paix. Prochaine destination: Jodhpur, la ville bleue! Et oui, l’Inde, c’est coloré…

(1-3 avril) Jaipur, la ville rose

Nous prenons le train à 5h du matin pour Jaipur, qu’on nomme la ville rose. Départ vers 4h donc. Un rickshaw avec lequel nous nous étions arrangés la veille nous attend devant l’hôtel, et tant mieux car les rues sont désertes. Par contre, il en profite pour nous enfiler sur le tarif, sachant pertinemment qu’on n’a pas trop le choix à cette heure-ci. On respire un grand coup et on négocie un poil mais bon, quand on y réfléchit, ça reste une somme vraiment dérisoire et ça ne va pas entamer notre bonne humeur.

Nous étions sur liste d’attente pour les billets, c’est-à-dire que nous avions payé nos billets mais qu’il était écrit dessus que nous étions en 9ème et 10ème position sur la « waiting list », ce qui, d’après la guichetière, nous assurait nos places. Le système des trains en Inde est bien différent de chez nous et bien compliqué à expliquer de manière succincte, nous ferons peut-être un article spécialement là-dessus, ultérieurement.

Bref, nous avons de la chance et avons obtenu des places grâce à ce système de liste d’attente, et heureusement, car ça nous aurait fait chier de nous lever à 3h du mat pour rien…

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Nous découvrons donc une nouvelle classe, celle des « chair car ». En gros, c’est les sièges un peu comme chez nous et c’est climatisé. Encore une fois, c’est très agréable et le trajet se déroule très bien.

A l’arrivée, on attend un pick-up venant de la guesthouse dans laquelle on a réservé, mais on ne le voit pas. On décide alors d’engager un tuk-tuk (on apprendra plus tard qu’ils avaient bien envoyé quelqu’un mais le rdv fixé à l’extérieur de la gare nous a été transmis par mail alors que nous étions déjà partis, dommage!). La guesthouse est vraiment top, surtout pour le prix. Nous attendons au restaurant sur le toit (un vrai cette fois-ci!) que notre chambre soit prête et on se régale d’un petit-déjeuner indien auquel on prend goût.

Après une petite sieste bien méritée, on part à la découverte de la ville. Tous les sites à visiter sont accessibles en achetant un ticket combiné, sauf le City Palace (on fera donc l’impasse dessus). La ville ne nous apparaît pas vraiment rose mais tout aussi bordélique que les autres. Il y a cependant une dominante de rose à tendance ocre sur les bâtiments de la vieille ville. 

Nous commençons par la visite d’un site d’observation astronomique, Jantar Mantar, avec toutes sortes d’instruments de mesure du ciel et des étoiles. Cet endroit surréaliste donne un peu l’impression d’une expo de sculpture contemporaine.

Puis, nous nous rendons au Palais des vents, un endroit qui porte un bien joli nom mais qui est bien plus petit qu’il n’en avait l’air sur les photos. Cela reste malgré tout un endroit plein de charme.

Nous n’avons plus assez de temps pour d’autres visites mais continuons notre balade dans la ville.

Chemin faisant, nous décidons de nous rendre au célèbre cinéma de la ville, le Raj Mandir. Il tient sa réputation de son caractère authentique, avec une décoration un peu kitsch et une ambiance bien vivante. C’en est presque devenu une attraction touristique, et pour preuve, on y a même croisé des groupes de tours organisés. Nous n’avons jamais vu autant de touristes dans les autres cinémas qu’on a testés.

Au niveau de la programmation, il n’y a qu’un film par contre. Malheureusement pour nous, ça n’était pas un vrai Bollywood de projeté ce soir-là, mais une sorte de comédie romantique. Le film avait quand même son lot de musique et de danse mais rien à voir avec ce qu’on connaît, dommage. Ici, c’est un peu comme en Birmanie, le public est très expressif, siffle ou applaudit, c’est assez marrant à voir.

Après la séance, nous allons testé le Mc Donald indien juste à côté. Un fast-food? En Inde? Alors que la nourriture nous plaît tant? Et bien, c’est toujours une expérience amusante car on ne trouve pas du tout les mêmes choses que chez nous, genre Mc Maharadjah, entre autres…

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Le lendemain, nous louons les services du rickshaw de l’hôtel pour visiter des sites un peu plus éloignés. Le chauffeur est sympa et parle un peu français, il nous sert du « ça roule, ma poule » ou du « en voiture Simone ». Un de ses potes l’accompagne. Après l’expérience de Fatehpur Sikri, on appréhende un peu qu’il essaye de nous le refiler comme guide et qu’on se retrouve à nouveau dans une situation délicate. Et puis, non, tant mieux… Il nous met même en garde contre les arnaques et les vendeurs.

On va d’abord voir le fort d’Amber, tout en grès. La montée est rude, autant à cause de la forte chaleur (dans les 40°) qu’à cause des regards toujours aussi insistants des indiens. Un groupe de jeunes nous suivent même pour mieux nous observer.

Le fort est majestueux et abrite un palais plein de mosaïques.

Au loin, on peut voir une très longue muraille serpentant dans les collines et qui semble encercler le fort. C’est pas non plus la muraille de Chine mais c’est pas mal.

Pas de doute, nous sommes bien dans les contrées des anciens maharadjahs et leurs somptueux palais. Nous en verrons un sur la route, posé sur l’eau, comme par magie. Malheureusement, on ne peut pas le visiter.

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Pour finir, nous nous rendons au temple des singes, situé à la périphérie de la ville. Vous vous en douterez, l’endroit est rempli de ces petits primates que l’on voit partout en Inde. Et pas seulement, car on y trouve des vaches, cochons, chèvres…

L’endroit est très peu fréquenté par les touristes et ça nous donne une nouvelle fois l’occasion de faire connaissance avec une famille indienne qui tient absolument à faire des photos avec nous. Le temple est perché en haut d’une colline, ce qui nous donne l’occasion de marcher au milieu de tous les singes qui y habitent. Nous ne sommes que leurs humbles invités et traversons l’espace sans les perturber donc tout se passe bien, qui plus est car ils sont en train de casser la croûte. 

Une fois en haut, une jeune fille qui semble gérer l’endroit avec sa famille nous offre la bénédiction habituelle. On se doute qu’elle n’est pas habilitée pour ça mais qu’importe, elle a l’air avenante et j’accepte sa proposition de me faire un tatouage au henné, que les femmes indiennes se font traditionnellement dans la paume des mains ou sur la plante des pieds. De toute façon, le temple est minuscule, on a fini notre visite en quelque sorte. On nous amène gentiment un chai pour passer le temps. Elle prend en photo son oeuvre comme les vrais tatoueurs, ce qui m’amuse beaucoup. Disons que son tatouage est vraiment sa création et ne ressemble en rien à ceux que l’on peut se faire faire dans certaines boutiques pour touristes. Je suis contente de mon choix même si ça ne fait pas très pro.

En redescendant, nous voyons des singes qui s’amusent à prendre les autres animaux comme monture, ça nous fait pas mal rire.

De retour à l’hôtel, nous allons récupérer les billets de train pour Udaïpur qu’ils ont réservés pour nous. Du coup, on papote avec la patronne de l’hôtel qui nous recommande une guesthouse dans cette ville qu’elle connaît bien. Elle les appelle pour nous organiser un pick-up gratos, plutôt cool.

En route pour notre prochaine destination!

(29-31 mars) Agra… Le Taj Mahal!

Nous devons encore prendre un train de nuit pour rejoindre notre prochaine destination, et cette fois-ci 14h de trajet nous attendent (entre celui-là et le précédent de 10h, ça commence bien!). Encore une fois nous avons négocié pour garder la chambre jusqu’à l’heure du départ (et cette fois, gratuitement!). 

Nous ne dormons pas franchement bien, entre les indiens qui allument la lumière à toute heure de la nuit, les mecs qui montent à 2h du mat’, qui parlent à haute voix, ceux qui ronflent, qui pètent ou rotent bruyamment… Bref, arrivée à 6h du mat, ah non, pardon, à 7h30 (une heure et demie de retard, on a de la chance, on a entendu parlé de 11H de retard pour certains!)

On chope un rickshaw pour l’hôtel et par chance, notre chambre est dispo, donc on se recouche direct. 

Quelques heures plus tard, on se lève et on décide d’aller acheter nos tickets pour le Taj Mahal le lendemain, car éviter une longue file d’attente peut nous permettre d’être dans les premiers à rentrer sur le site, sans la foule. Le trajet pourtant très court est assez horrible, on ne peut pas faire un pas sans être abordé par un rickshaw, un guide ou un vendeur. De plus, le coin est bondé, il y a des dromadaires partout, plein de touristes et de singes acrobates. Le pire dans tout ça, c’est qu’après avoir fait la queue, bah, on n’aura pas nos tickets! On n’en vend pas pour le lendemain, ça ne se fait plus! Fichtre! Cerise sur le gâteau de matière fécale, en rentrant et après recherche sur internet, nous apprenons que le Taj Mahal est en rénovation et que 3 des minarets sont entourés d’échafaudages. Il y a des moments comme ça où l’on se sent maudit. 

Pour bien finir la journée, on marche à la recherche d’un restaurant, et à un moment, un énième type nous aborde, un conducteur de rickshaw à l’ancienne (ceux avec les vélos et non les autorickshaws que l’on prend en général). Son visage bienveillant nous pousse à l’écouter. Il nous conseille un resto et nous annonce clairement qu’il aura un thé offert s’il nous y amène. On se retrouve après quelques petites ruelles dans un jardin franchement paisible. Le repas est excellent et bon marché, et on peut admirer de nombreux écureuils se poursuivant tout du long.

A la fin, le cycliste nous ramène à l’hôtel, après nous avoir déposé, à notre demande, dans un magasin de penthas, spécialités de la ville. Ces friandises ne sont pas franchement à notre goût, mais il fallait bien essayer.

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Le lendemain, on se lève à 4h du matin, et on part faire la queue pour obtenir des tickets pour le Taj Mahal (on va y arriver!). Apparemment, c’est tôt le matin que la foule est le plus supportable et que la lumière du lever de soleil rend le mieux sur le blanc du fameux monument.

Cependant, bien qu’arrivés dans les premiers, l’organisation des guichets merdique va quelque peu contrer nos plans. Il y a une file pour les hommes et une autre pour les femmes, mais une seule et même personne gère les deux. Puis, nous devons faire une autre queue hommes/femmes séparés pour passer le contrôle d’entrée. Une troisième file s’ouvre alors que nous attendons déjà dans les nôtres. Et là, cette file se met à avancer plus vite que les deux autres. Au final, elle rejoint l’autre file femme où nous attend une seule personne pour le contrôle d’entrée, ce qui fait qu’une bonne vingtaine de personnes voire plus nous passe encore devant. Puis, il y a encore le contrôle des sacs qui prend un sacré moment sachant que les gens emmènent tout et n’importe quoi même si c’est dit partout que l’entrée au Taj Mahal est très règlementée (pas de chewing-gum, briquet, peluches…). On n’est donc pas franchement récompensés par notre effort de réveil prématuré. On finit par rentrer, derrière un bon nombre de personnes, certes. Bon, la récompense est là, malgré les échafaudages, l’endroit est splendide.

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On comprend aisément pourquoi il fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde. On passe un bon moment dans le coin, mais la foule commence à arriver et à gâcher le paysage.

On décide donc de partir pour un autre bâtiment sympathique d’Agra, le fort rouge. Celui-ci, bien que différent du Taj Mahal, reste sympathique. En plus, on y croise encore quelques écureuils sympas! On a même l’occasion de les nourrir, moyennant un petit billet pour le mec qui l’a proposé.

On a, en plus, une vue sur la ville et le Taj Mahal, dans la brume, ce qui lui confère une aura mystique. Après cette visite, petit déjeuner bien mérité.

Bon, c’est là que les choses se gâtent. On va demander à l’hôtel si on peut acheter des billets de train pour le lendemain et on demande en même temps où prendre le bus pour Fatehpur Sikri, un bel endroit à visiter à 40 km de là. Le gars nous déconseille de prendre le bus, trop d’indiens et pas de sièges selon lui. Il nous propose un chauffeur qui pourrait d’ailleurs également nous emmener le lendemain à la ville suivante. On accepte au moins pour la visite, et on demande réflexion pour le reste.

Le chauffeur arrive et est très gentil. Sur la route pour Fathepur Sikri, il nous propose de faire avec nous le reste du voyage au Rajasthan, promettant un bon prix. On avait envisagé un temps cette solution, beaucoup plus coûteuse que la débrouille mais permettant de couvrir des distances plus larges en peu de temps et avec plus de flexibilité. On dit donc qu’on va y réfléchir.

Puis, une fois sur place, celui-ci nous annonce que pour la visite, on va avoir besoin d’un guide, qu’il y en a beaucoup de faux et qu’il en connaît des officiels, qu’il peut nous arranger ça.

On se laisse convaincre, à tort…

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On arrive vers une sorte de restaurant en bord de route où le prétendu guide nous attend. Il est très aimable et parle un anglais correct. Il nous explique comment ça va se passer, le site se composant de deux endroits distincts. On doit prendre un bus pour faire les derniers mètres car les véhicules polluants ne sont pas acceptés. Et là, le mec veut nous faire passer devant tous les indiens qui attendent pourtant depuis bien plus longtemps que nous. Virginie proteste énergiquement. Le mec s’époumone, ça commence mal. Le reste de la visite est rapide, le mec déblatère son texte, demande aux indiens aux alentours de se taire quand il parle, et les vire de certains endroits pour nous faire de la place, au secours… Un moment, il veut même en virer d’un endroit pour que je prenne une photo. Je lui dis sèchement que c’est bon, pour lui faire comprendre qu’on ne cautionne pas ce comportement. La visite est expédiée en deux temps, trois mouvements, pas franchement un plaisir. Et là, surprise, il nous amène à son soi-disant frère, pour le second site à visiter. Celui-ci semble plus sympathique, mais bon, on n’aime pas trop ce genre de surprises.

Au final, il se comporte de la même manière que l’autre, et nous dit dès le départ qu’il ne faut pas interagir avec tous les indiens qu’on va croiser, pour se laisser prendre en photo, ce genre de choses. Sa visite est encore plus courte que la précédente. Il nous a fait faire une petite photo marrante malgré tout (on s’affiche un peu dans ces moments-là par contre!).

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A la fin de la visite, il nous fait asseoir devant un mec qui vend des morceaux de tissus dont on fait don dans la mosquée du site, en échange d’un voeu et d’une bénédiction. L’argent serait reversé à une association aidant les enfants défavorisés. Bon, sur le fond, on n’est pas contre, sauf que c’est pas franchement donné et qu’on a un peu l’impression d’être tombés dans un guet-apens et de ne pas trop avoir le choix. Bref, on prend l’étoffe la moins chère, puis on nous emmène à la mosquée où l’on nous fait porter un couvre-chef. Je refuse de rentrer, Virginie met son foulard et y va alors que je l’attends dehors. Une fois passée cette expérience pas des plus agréables, je suis passablement énervé. Alors quand le mec nous emmène encore devant un vendeur qui est censé être son cousin, je dis stop. Le guide n’insiste pas, on finit la visite, traversant les hordes de vendeurs qui vous harcèlent ou vous suivent sur des mètres, et on sort. Et là, le gars nous fait comprendre qu’en gros, il ne touchera rien de l’argent qu’on doit donner à l’autre guide, qu’on peut lui donner la somme qu’on veut. Résumons donc, deux visites pas franchement terribles où l’on n’a pas pris de plaisir (alors que l’endroit était magnifique), au contraire, une sensation d’achat forcé, parce que bah…t’as pas envie de passer pour un salopard! Et là, au final, encore un paiement surprise (on lui a quand même expliqué qu’on trouvait ça abusé leur façon de faire).

Du coup, on décide qu’on ne reprendra jamais de guide, comme on faisait avant et qu’on engagera pas le chauffeur qui nous a emmené ici et conseillé le premier guide. On a du mal à croire qu’il ne soit pas impliqué dans cette valse d’escrocs. Demain, on fera notre trajet en train comme avant, quitte à se démerder nous-mêmes pour avoir nos tickets.

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De retour en ville, on va à la gare pour acheter nos billets de train. Le chauffeur de rickshaw nous dépose donc dans une agence qui en vend. Heureusement qu’on lui avait dit de nous emmener à la gare… On réitère notre demande, pas envie de payer une commission dans cette ville si mercantile. On se rend compte qu’il se dirige vers la mauvaise gare malgré nos instructions, décidément… Puis, il finit par comprendre où il doit nous emmener et on arrive enfin. Ici, c’est comme en Chine, le concept de file n’existe pas, alors ça prend un petit bout de temps pour obtenir ses billets en jouant des coudes sans se faire doubler. Au final, on obtient des places en liste d’attente pour un train à 5h du matin. 

On décide d’aller manger juste en face de l’hôtel, dans leur restaurant qui offre une vue sur le Taj Mahal depuis les toits. Marre de cette ville de m…., pas envie d’y traîner plus!

Là, on nous place sur une terrasse (celle qu’on avait testé au petit-dèj), car d’après eux, c’est là, leur restaurant sur le toit… On essaye de leur expliquer ce qu’est un « rooftop » mais ils n’en démordent pas, puis ils finissent par nous dire qu’on peut accéder au toit mais pas y manger. Excédés, on va voir et on comprend pourquoi. C’est un débarras limite dangereux dont on a une piètre vue sur le Taj Mahal, contrairement à ce que leur carte prétend. C’est là l’exemple parfait de la publicité mensongère dont les indiens font souvent preuve. Disons qu’à ce stade de notre journée, ça nous a bien fait rigoler et puis on a partagé un instant coucou et photos avec une famille dans un immeuble pas loin.

Agra, qui abrite pourtant un monument d’exception, c’est la ville qui pourrait faire détester l’Inde même aux plus fervents, et nous sommes bien contents de la quitter.

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(26-29 mars) Au fil du Gange…

Courte nuit pour nous car on a opté pour une balade en bateau dès le lever du soleil, qu’on partagera avec 2 américaines du même hôtel. Pour beaucoup d’indiens, la journée commence à 4h du matin avec tous les rituels religieux qui s’ensuivent. Aujourd’hui, on va vivre la même chose qu’eux et on ne le regrettera pas. Tout est bien plus calme à cette heure-ci et la chaleur harassante ne se fait pas encore sentir. Il y a quand même des gamines pour nous vendre des bougies à mettre sur l’eau ou des vendeurs en barque qui retiennent notre bateau en otage pendant quelques minutes, mais globalement, on a vécu une expérience paisible…quel bonheur!

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On n’a pas vraiment vu le lever de soleil à proprement parler, mais on a eu droit à plein d’explications intéressantes de notre guide. Au moment où l’on passe devant le ghat de crémation de la veille, une de nos amies américaines se lève carrément dans le bateau pour prendre une photo… Le guide la rappelle à l’ordre, c’est interdit. Et au-delà du sacrilège, c’est une question de respect et de bon sens. Une photo vite fait, au loin, comme nous, ok, mais n’exagérons pas!

De nombreux temples et palais se succèdent dans le paysage mais c’est surtout les gens qui donnent de la vie aux ghats.

Les pèlerins viennent des 4 coins du pays pour se laver de leurs péchés (dans une eau dégueulasse, allez comprendre!) dans le fleuve sacré, tandis que les habitants y lavent leur linge ou pêchent (des poissons se nourrissant de cadavres? Miam miam).

On peut voir des cours de yoga, des Sâdhus (hommes saints) en pleine méditation ou danses mystiques, aussi bien que des graffeurs occidentaux qui échangent avec des indiens, ou tout un bestiaire allant du singe aux vaches, en passant par les chèvres. On voit battre le coeur de la ville.

Nous rentrons pour prendre un petit déjeuner et faire une petite sieste. A notre réveil, nous décidons de partir à nouveau affronter la rue. On se perd dans un dédale de petites ruelles qui sont bien plus charmantes que la rue principale, bien que truffées de boutiques. Alors si l’on fait abstraction des vendeurs qui haranguent le touriste, c’est plutôt mignon.

On fait un stop pour goûter le meilleur lassi d’Inde, selon le Lonely Planet, dans une échoppe toute bleue avec des petits bancs en bois nous permettant de sympathiser avec nos voisins.

L’emplacement étant proche du ghat crématoire, on peut voir des civières transportant les morts à travers les rues. Certes, ils sont couverts mais c’est une vision particulière quand on sirote tranquillement son lassi. Depuis notre arrivée en Inde, nous n’avons bu que des « sweet lassis », autrement dit natures avec du sucre ou quelques épices. Alors là, on s’est fait plaisir parce qu’il y avait un sacré choix de fruits. Grenade-coco et banane-chocolat-coco, servis dans des petits pots de terre cuite et entièrement fait maison devant nos yeux. Hmmm!

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Notre virée dans les ruelles touchant à sa fin, nous nous arrêtons manger dans un resto au personnel très sympathique. Certes, les indiens peuvent être bien fatigants quand il s’agit de vous gratter des sous, mais on ne peut rien leur reprocher niveau accueil. Le serveur nous conseille des plats à notre demande. N’oublions pas que sur les menus, la plupart du temps, on lit juste le nom du plat sans descriptif en anglais. On a quelques notions vu notre passion pour les restos indiens en France, mais là, on est à un autre niveau, avec des pages entières de charabia culinaire. On choisit un thali qui nous permet de goûter à plein de trucs. On ne détaille pas chaque plat, il y en a trop! D’ailleurs, on aurait pu s’en partager un mais on a écouté le serveur qui a dû nous prendre pour des ogres.

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Notre journée est loin d’être terminée. Le matin, on s’est fait invités par le proprio de l’hôtel pour apprendre à faire le légendaire thé indien, le chai. Le jour de notre arrivée, il nous avait offert notre dessert favori dans ce pays, le gulab jamun, fait par sa femme et un des meilleurs qu’on ait mangé…on pouvait difficilement décliner son offre! Il nous fait carrément monter chez lui et nous présente sa femme, qui est dans la cuisine en train de préparer des chapatis. Elle nous propose d’essayer, ce que l’on fait volontiers. Même en ayant l’habitude des rouleaux à pâtisserie (et pas pour les scènes de ménage!), ça n’est pas si facile d’obtenir la forme et l’épaisseur parfaite de ces pains. Romain s’avèrera être bien plus efficace que moi…quel talent!

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Puis, on apprend à faire le chai, thé noir au lait et aux épices. On avait déjà essayé chez nous à partir d’une recette, mais il faut avouer que c’est toujours sympa d’apprendre une technique avec un mec qui maîtrise son sujet (bien qu’il triche un peu car il utilise un mélange d’épices tout fait). S’ensuit une dégustation au salon avec petits biscuits salés (pas facile après s’être enfilé un énorme dîner mais on ne veut pas le vexer). On passe un agréable moment à papoter avec lui puis les choses commencent à nous mettre mal à l’aise car il me fait cadeau d’un collier en or, puis sa femme m’offre des bindis, Romain obtiendra un bracelet s’il réussit à refaire la recette le lendemain (oui, nous sommes de nouveau invités!), il fait pas mal d’allusions ambigües à mon égard pour plaisanter, mais en bref, on a du mal à s’en défaire. Malgré tout, ça restera un souvenir mémorable pour nous et c’est encore une fois un exemple d’accueil chaleureux dont les indiens savent faire preuve.

Si Calcutta nous a paru atypique, Varanasi représente exactement l’Inde comme on l’imaginait, mélangeant le beau et l’abject. Nul autre endroit ne respire autant la spiritualité, la vie et la mort se côtoyant de si près. Amen!

(26-29 mars) Varanasi

Nous prenons un train de nuit pour Varanasi, l’une des plus vieilles villes du monde et également l’une des plus sacrées pour les indiens. En effet, c’est là-bas qu’ils viennent mourir, et que les crémations ont lieu, après quoi les corps sont jetés dans le Gange. 

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On traverse un fameux pont de Calcutta grouillant de monde pour rejoindre la gare, bien remplie elle aussi! Avant d’embarquer, nous fuyons la foule qui nous scrute pour aller manger un morceau. On pousse la porte d’un troquet pour subir les mêmes regards, juste en moins grande quantité! On commande un truc inconnu, et arrivent sur la table des pains de la taille des testicules de Gulliver avec un dhal (c’est juste gonflé, mais vide à l’intérieur, heureusement!). Les indiens sont les rois des pains en tout genre!

Le trajet en train se déroule bien, même si c’est un peu la misère niveau place avec nos gros sacs! Au final, on sera obligés de les mettre sur nos couchettes et de dormir dessus car les autres passagers sont encore plus chargés que nous, donc pas moyen de les entreposer ailleurs.

Nous nous sommes arrangés avec l’hôtel que nous avons réservé pour que quelqu’un vienne nous chercher dès la sortie du train. En effet, Varanasi est connu pour ses arnaques en tout genre, surtout au niveau des rickshaws qui vous tombent dessus à peine le pied posé sur le quai, et en arrivant encore fatigués, on savait qu’on serait plus vulnérables qu’à un autre moment. Problème, on ne voit personne en sortant du train. Enfin, si, il y a énormément de monde, mais pas de chauffeur. On décide donc de se diriger vers la sortie de la gare. Pour faire ces quelques mètres, nous sommes déjà abordés 3 fois. Les mecs utilisent la technique habituelle, ils me serrent la main, me complimentent sur ma barbe, et me proposent un hôtel. Quand je réponds que nous avons déjà une réservation, ils prennent congé sans dire au revoir. Au bout d’un moment, un petit homme arrive en courant, et me demande si je suis bien Romain, c’est notre fameux chauffeur!

Nous faisons un court trajet en rickshaw pendant lequel nous constatons que c’est un vrai foutoir. L’Inde des reportages…la foule, des vaches à gogo, des mendiants partout, des vendeurs de fruits, des estropiés, bref…

Nous sommes une fois de plus très bien accueillis à l’hôtel, avec un collier de roses et un tikka de bienvenue, et où l’on nous donne une carte de la ville, ainsi que l’heure des cérémonies sur certains « ghats ». Les ghats sont les quais qui longent le Gange, lieux sacrés où ont lieu un certain nombre de rituels. On nous propose de manger un peu en attendant que notre chambre soit prête, et on nous conseille un plat indien (le petit dèj’ type ici). On se régale, même si ça pique pas mal. On nous amène également des pâtisseries au miel avec du yaourt. 

Après un peu de repos, nous nous dirigeons vers le Gange. La rue nous prend d’assaut. Une gamine de moins de 10 ans avec un bébé dans les bras se jette sur moi, je fais le coeur de pierre, car dans ce pays, on n’a pas trop le choix, au risque d’être sans cesse ennuyé. Bien sûr, à l’intérieur, ça fait quelque chose mais il faut éviter de le montrer. Après un long moment, elle abandonne enfin l’idée de tirer quelque chose de moi. Ce n’est pas facile d’avancer, il y a vraiment énormément de monde, des bouses de vaches jonchent le sol, des motos et autres rickshaws se faufilent à travers la foule et les bovins, en jouant allègrement du klaxon; les vendeurs de flûtes et autres babioles nous suivent longuement pour essayer de vendre leurs trucs.

C’est une agression sonore, visuelle et olfactive, il faut être constamment vigilants à tous les égards. Le chaos qui règne dans la rue est presque indescriptible et qui n’est pas allé en Inde ne peut que l’imaginer (ce n’est pas le genre de moment où l’on photographie ou filme pour mieux rendre compte de l’ambiance!)

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Nous arrivons enfin sur les quais, quel spectacle! On les longe un moment, en étant ennuyés assez fréquemment. D’une part, par les vendeurs de tours de bateau, d’autres part, par les vendeurs de marijuana. Il y a aussi ceux qui veulent vous bénir pour vous demander de l’argent après. Un mec me serre la main, mais il ne la lâche pas, puis il commence à nous donner sa bénédiction. On sent le truc venir, du coup, j’utilise gentiment ma force légendaire pour me dégager et je le remercie poliment en partant. A un moment, nous arrivons vers un ghat où les crémations ont lieu. Un corps recouvert de fleurs est justement amené sur un brancard. On n’est déjà pas très à l’aise d’être là, on ne se sent pas trop à notre place, mais en plus, un gars vient nous ennuyer. Il veut nous expliquer tout le processus, et ensuite nous ferons une donation. Sauf que, comme nous l’avons lu un peu partout, c’est une arnaque courante. On essaie de l’éconduire poliment, mais rien à faire, le type ne veut pas nous foutre la paix. Puis, au bout d’un moment, je perds mon sens de la diplomatie et l’énerve un peu en lui disant, en gros, qu’on ne fera pas de donation et que je n’ai que faire d’avoir un mauvais karma. On s’éloigne donc avec Virginie pour un peu plus de paix. On se pose un peu plus loin contre une rambarde et en regardant dans l’eau, on voit une moitié de corps, des jambes qui flottent! Selon les dires d’un guide rencontré le lendemain, certaines personnes (enfants, femmes enceintes, etc…) ne sont pas incinérées mais lestées et jetées dans le fleuve. Et parfois la corde peut casser et le corps remonte alors à la surface. On sait qu’on aura cette image gravée en nous pour longtemps. (Je n’ai pas pris de photo, je trouvais la démarche plutôt malsaine!)

On continue notre chemin, puis on décide d’aller manger dans un des nombreux restaurants situés sur les toits pour avoir une vue d’ensemble (le morceau de corps nous ayant bien ouvert l’appétit!).

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Le personnel du restaurant n’est pas des plus aimables, mais on y mange bien, on a une super vue sur l’ensemble des ghats et au moins, ici, on a la paix.

En repartant, on arrive à temps pour la cérémonie du soir, au niveau du ghat de Dashashwamedh. Il y a du monde, et 5 mecs (des Brahmans) font des tas de choses avec du feu, des confettis, et des mouvements étranges (après recherche, il s’avère que c’est un rituel d’offrande à la déesse Ganga…le Gange donc). Devant eux, une véritable armada de bateaux remplis de touristes contemple le spectacle.

En plein milieu de la cérémonie, deux jeunes veulent se prendre en photo avec nous, encore une fois (je crois qu’on va vite arrêter de préciser à chaque fois que ça arrive parce que c’est plutôt récurrent!). Après cette journée riche en émotion, on rentre à l’hôtel. Le court trajet est assez horrible, avancer d’un pas est une épreuve pour le corps et pour les tympans, mais ça y est, nous voilà au calme!

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(22-26 mars) Calcutta… « Holi shit! »

Nous prenons un vol tardif (22h) et nous arrivons à Kolkata (vrai nom de la ville à l’heure actuelle) à minuit. On s’imagine tout un tas de choses sur l’Inde car on en a beaucoup entendu parler et pas toujours en bien. Entre les gens qui deviennent fous en posant le pied sur le sol indien, la pauvreté extrême, les arnaques, la saleté et les blattes, l’attitude de certains indiens vis à vis des femmes et la foule, on s’attend un peu à tout et à être mis dans le bain dès notre sortie de l’aéroport. Mais comme on arrive de nuit, ben, c’est plutôt calme. Après un passage à l’immigration et des questions étranges, nous nous mettons en quête d’un ATM. Nous en trouvons finalement un en dehors de l’aéroport. On a du mal à comprendre comment on l’utilise quand une voix venant du mur se met à nous expliquer. On n’a jamais vu la personne à qui cette voix appartenait mais elle nous a bien aidée! En fait, il ne faut pas laisser sa carte dans la machine mais la retirer immédiatement pour que ça fonctionne; de plus, le temps est limité et du coup, il faut être rapide.

Bon, maintenant qu’on a de l’argent en poche, on se dirige vers le comptoir des taxis prépayés. On prend un ticket et on cherche un taxi qu’on trouve assez facilement. Sur le chemin, il se passe quelque chose de particulier. A un moment, un chat traverse la route et le chauffeur arrête la voiture, éteint le moteur et nous dit « il y a un chat! ». Euh…oui, on connaît, merci…on doit louper quelque chose, on croyait que c’étaient les vaches qui étaient sacrées, nous!

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Le chauffeur a bien du mal à trouver notre hôtel, il s’arrête plusieurs fois pour demander à des passants. On l’aide comme on peut avec google maps, et on le trouve enfin. Faut dire qu’il est discret, pas vraiment de grosses lettres illuminées mais juste une plaque sur une grille, type médecin. La chambre est nickel et le personnel attentionné.

Le lendemain, on peine à trouver un taxi et on lui demande le centre de Calcutta, mais on a du mal à se comprendre. On change d’avis, on lui demande finalement de nous emmener au Victoria’s Memorial.

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C’est très joli, il y a de la verdure et des écureuils partout; en plus, il fait très beau. On se balade tranquillement et avant de quitter le jardin, nous sommes abordés par un couple d’indiens, ils veulent prendre des photos avec nous. On commence à être habitués!

A la sortie, on trouve un taxi facilement et on lui demande de nous ramener au centre ville. Il nous dépose devant un marché. On s’y promène à la recherche de vêtements et de lunettes pourries (pour fêter Holi). Après avoir trouvé de superbes fausses Ray Ban, un mec nous aborde gentiment et nous propose d’aller dans son magasin. On voit venir le truc, mais comme on a besoin de vêtements, on le suit sans sourciller. Nous voilà assis dans un minuscule magasin au fond d’une petite ruelle. Le vendeur parle deux mots de français. Il nous sort 30 écharpes en soie, d’autres en cachemire, des vêtements, etc… C’est dur de l’arrêter. Après un bon moment d’âpres négociations, nous voilà sortis et équipés pour le lendemain. Dehors, la nuit commence à revêtir son manteau d’obscurité, on marche un peu puis on prend un taxi pour rentrer à l’hôtel. On y mange un excellent repas qui nécessitera 2h de préparation! 1er lassi, pakoras et thali!

Bon, aujourd’hui, on compte profiter de Holi, la fameuse fête où les gens se lancent des poudres de couleur. On a lu plein de choses dessus, hier il devait y avoir une célébration et aujourd’hui, la fête avec les couleurs. Bah, au final, on a dû super mal choisir notre ville, car il ne s’y passe quasi rien. On est partis dans le quartier des bouquinistes, pas une trace de fête.

On voit bien quelques poudres de couleurs à vendre, et de temps en temps, on croise des gens qui en ont été saupoudrés. On passe même à côté d’une rue où une quinzaine de personnes s’amusent avec les couleurs. Mais rien de grandiose, que des évènements dans des cercles plutôt privés.

Nous sommes assez déçus, nous avions un peu basé tout notre voyage sur cette fête et c’est dans l’optique de participer à Holi que nous avions prévu notre itinéraire pas franchement logique, vu que commencer par l’Inde aurait été bien plus pratique à bien des égards. Selon les habitants avec qui on en a parlé, la « grosse » fête, c’était la veille au matin (alors qu’on venait à peine d’arriver!), alors qu’aujourd’hui, c’est à Varanasi, Agra…bref, dans tout le reste du nord de l’Inde. Pourquoi diable cette ville ne célèbre pas Holi le même jour que les autres? Allez savoir…la fête porte même un autre nom ici!

On ne se morfond pas plus longtemps et on continue d’explorer la ville. On passe par un petit lac, avec des pêcheurs et plein de barques vides au milieu. On croise beaucoup de bâtiments coloniaux.

On se sent observés tout le temps…faut dire qu’on nous repère de loin! Virginie a le droit à des regards franchement équivoques. De plus, la particularité des indiens quand ils vous fixent, c’est qu’ils ne sourient pas, ce qui peut mettre bien mal à l’aise. On fait un arrêt dans le bureau où l’on vend des tickets de train pour les étrangers car après-demain, nous nous rendons à Varanasi (plus connue sous le nom de Bénarès). On prend un formulaire à remplir avec un numéro et on attend notre tour. 

Une fois nos billets en poche, on continue notre promenade. On manque de se faire écraser par un bus. La circulation est infernale, c’est la pire depuis le début de notre voyage. On ne comprend rien… Mais bon, pas sûr qu’il y ait des règles!

On se dirige vers un restaurant repéré dans le Lonely Planet. Au passage, on croisera des indiens qui se piquent en pleine rue…sympa.

Qu’est-ce qu’on a mangé de bon? Une énooorme crevette et du poisson bengali avec un curry d’aubergine. Si les plats sont presque à coup sûr excellents, les desserts peuvent être un peu spéciaux. Ici, un yaourt à la limite du fromage, et un gâteau glacé au goût de cardamome. Et pour se rafraîchir l’haleine après tout ça, un petit mélange anisé à croquer!

Pour le dernier jour, on reste dans notre « banlieue » et on se rend dans un centre commercial non loin de là. Il y a un cinéma et on escompte bien le tester! La séance imminente étant complète, nous allons manger en attendant la prochaine. Même façon fast-food, la nourriture indienne est savoureuse.

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En Inde, il y a un entracte au ciné, une chose démodée chez nous mais plutôt pas mal pour les petits creux ou les pauses pipi!

Le bilan de Calcutta, c’est que ça n’a rien à voir avec « la cité de la joie » (RIP Patrick Swayze) et mis à part notre frustration par rapport à Holi, nous sommes bien contents d’avoir commencé notre séjour par cette ville qui ne ressemble à rien d’autre en Inde.

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