(19-27 avril) Picorer en Corée…

La Corée est un pays que nous ne connaissons au niveau culinaire qu’à travers son bibimbap et ses barbecues, très présents à Paris. Nous découvrons donc pas mal de choses différentes chaque jour pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Voici un panorama d’un paysage gastronomique varié…

Le jour de l’anniversaire de Romain, nous sommes allés tester la cuisine royale dans un restaurant traditionnel où les serveuses sont habillées en hanbok.

C’est effectivement un banquet de roi qui nous est servi! Une dizaine de plats se succèdent, cuisinés avec finesse et présentés avec soin. C’est une tradition qui s’est visiblement transmise de génération en génération depuis l’époque de la royauté.

Quelque soit le plat que l’on commande au restaurant, c’est toujours accompagné d’une multitude de petites coupelles remplies de divers ingrédients pour agrémenter le repas. Le plus répandu est le kimchi, sorte de chou pimenté qui est toujours présent sur la table. Les plats, lorsqu’ils ne sont pas cuits devant nous, sont souvent servis dans des assiettes en fonte, et beaucoup d’entre eux (dont les barbecues) se mangent d’une façon bien particulière: on enveloppe la nourriture dans des feuilles de salade, de chou ou de shiso, avec sauce ou aromates, avant de l’avaler.

On a découvert un alcool de riz qui nous était inconnu et qui nous plaît bien, le makgeolli. Cette boisson à l’aspect laiteux est moins forte que le soju.

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Certains restaurants coréens sont spécialisés dans la cuisine d’un seul type de viande. Moins de choix mais sans doute plus de qualité et de savoir-faire. Nous avons opté pour le cochon, il avait l’air sympathique avec son petit groin sur la pancarte. Mais même au beau milieu d’une grande ville comme Séoul, on tombe sur des endroits où les serveuses ne parlent pas un mot d’anglais et où le menu est tout en coréen. Nous avons donc choisi une image qui ne montrait sans doute pas suffisamment le gras ou les pieds de la bête! La viande était cependant très bien cuisinée mais les coréens mangent définitivement plus de choses dans le porc que nous!

C’est toujours un plaisir de manger dans les marchés qui offrent un choix important en matière de nourriture. Après être passés devant tripes, poulpes crus et autres choses inconnues et parfois rebutantes, nous avons choisi des yachae jeon, des pancakes aux légumes garnis de fruits de mer ou de viande.

Les desserts ne sont pas en reste. Difficile de ne pas lorgner sur ces gaufres et autres pâtisseries ou glaces… Quelques desserts typiques qu’on trouve dans la rue ou dans les cafés…

Bungeoppang: un petit pain en forme de poisson fourré aux haricots rouges en général, mais à la patate douce dans notre cas.

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Patbingsu: de la glace et des fruits (en général encore des haricots rouges) posés sur de la glace pilée.

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Et un truc sympa dont on ignore le nom mais qui est joliment emballé, une sorte de boule fourrée à la pâte de haricots rouges qui renferme une fraise entière.

Enfin, les biscuits coréens par excellence, nommés hangwa.

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On n’a pas fini de se régaler dans ce pays!!

 

 

(19-27 avril) Séoul insolite

Séoul regorge d’endroits étonnants. Nous y avons découvert plusieurs bars avec des concepts pour le moins originaux, du classique bar à chats (concept venant du Japon) jusqu’au bar à chiens, déjà moins fréquent. Mais la palme du bizarre revient certainement au bar à moutons! Ces lieux se sont tous avérés agréables et très différents les uns des autres.

Les chiens étaient bruyants et sentaient fort. L’endroit bénéficiait pourtant d’une hygiène irréprochable, des employés étant présents pour nettoyer le sol lorsque nos compagnons à quatre pattes faisaient leurs besoins, mais aussi pour les torcher, quel métier sympathique!

Le bar à chats était sûrement plus reposant, mais nous n’avons pas vraiment eu de contact avec ces boules de poils qui étaient monopolisés par des enfants ou d’autres personnes ayant acheté de quoi les nourrir…forcément, nous ne présentions aucun intérêt à côté d’eux!

Enfin, aucune trace du Petit Prince au bar à moutons. Contrairement aux chiens et aux chats qui se baladaient au milieu du bar, les deux moutons sont restés dans l’enclos devant le café. Leur propriétaire semble les promener en laisse dans la rue, et ils rentrent parfois à l’intérieur (malgré leur doux parfum de ferme!), mais pas cette fois! Leur présence et des tableaux pop art à leur effigie confèrent clairement à l’endroit un côté surréaliste.

On a adoré les créations originales d’un petit café où nous avons dégusté des sortes de tiramisu dans des pots de fleurs avec des cuillères en forme de pelle, et c’était franchement bon! Même les petits cailloux du terreau se mangeaient!

La ville offre également un certain nombre d’activités de loisirs, tels que des endroits où on lance ou frappe des balles de baseball, des salles d’arcades avec des jeux à la fois rétro et dernière génération ainsi que des cybercafés ouverts 24h sur 24. De quoi s’occuper toute la journée…et toute la nuit!

Enfin, nous avons testé le fameux sauna coréen, appelé jimjilbang. On paye un ticket d’entrée pour 12h (on peut même y dormir), puis on peut faire toutes les activités proposées à l’intérieur. Et le choix est large, spa, piscine, ordinateurs, cinéma, restaurants, jeux d’arcade…

Toute une partie du jimjilbang n’est pas mixte car il faut être totalement nu pour les bains. Pour notre part, nous avons choisi de rester habillés et dans les parties communes.

Hormis les activités ludiques qui nous ont occupés une bonne partie de la journée, nous avons essayé les saunas.

Il y a le classique et celui au charbon avec leur chaleur insupportable. Il y a également une pièce glacée pour réguler sa température, puis un autre sauna mais avec du sel, et enfin des pyramides de méditation. Bref, on était curieux et on a tout testé, mais pas trop longtemps!!

 

 

 

(19-27 avril) Séoul, c’est cool!

Après un vol vers le Japon, avec une vue superbe sur le mont Fuji, puis une escale de 12 heures à l’aéroport de Narita, où nous avons dormi et mangé deux bols de ramen pour 30 euros (c’est bel et bien fini l’Inde!), nous arrivons enfin à Séoul.

Arrivant trop tard pour prendre les transports en commun, nous nous rabattons sur un taxi pour rejoindre notre auberge de jeunesse. Incroyable, la route est plate et bitumée, pas de vaches ni de bruits de klaxons et il fait presque froid! Quel choc de passer de l’Inde à la Corée du Sud!

Nous ne ferons pas grand-chose durant nos premiers jours à Séoul car nous avons besoin de nous reposer et de préparer un peu la suite du voyage en attendant mon père qui vient nous rejoindre d’ici peu. Nous nous baladons tout de même dans notre quartier, et là, miracle, personne ne nous saute dessus dès que nous sortons dans la rue, on a l’impression de passer inaperçus et ça fait du bien!

Nous découvrons le quartier de Myeong-dong, consacré au shopping et à la street food. Pour cela, il nous a fallu prendre le métro. Celui-ci est moderne, propre et plutôt simple d’utilisation. Ici, comme à Hong-Kong, on peut utiliser une carte rechargeable qui permet de payer métro, bus et taxi, ainsi qu’à l’épicerie. Vraiment pratique.

Nous sommes satisfaits de notre choix d’hébergement situé dans un quartier calme et authentique (on croise une mamie qui fait griller du poisson chaque fois que l’on sort, ou des hommes d’affaires bourrés à chaque fois que l’on rentre…)

Ce soir, mon père débarque. Il nous prévient par sms de son arrivée à la station de métro. Je vais le chercher non sans mal. En effet, alors qu’il était censé ne lui rester qu’une station, je l’attends un certain temps. Finalement, je le vois sortir d’un escalier l’air déboussolé et je l’appelle un moment sans succès. Il ne m’entend pas, trop occupé à se perdre! Après avoir enfin attiré son attention, je l’accompagne à l’auberge pour qu’il s’installe, puis nous ressortons pour savourer notre premier barbecue coréen. C’est également l’occasion de découvrir une boisson à base de soju, l’alcool local.

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