(jeudi 17 septembre) Dernier jour à Pékin, marchés et opéra

Dernière journée à Pékin… On a hésité longuement sur le fait de rester encore ou non, mais on avait l’impression d’avoir encore 2 ou 3 trucs à faire dans cette ville.

Bon, après réflexion, on ne sait pas si ça valait vraiment le coup mais au moins, on a pu caler quelques démarches logistiques dans cette journée, du type achats de billets de train pour la suite du trajet, envoi d’un colis postal, et puis un peu de shopping avant tout ça, histoire de faire partir les souvenirs vers la France.
On souhaitait acheter du thé, et comme les rues autour de notre auberge foisonnent de magasins spécialisés, on en trouve assez rapidement.

La vendeuse parle très bien anglais mais a également le bagou pour nous faire casquer. Au départ, elle nous propose de faire une dégustation: « c’est normal de goûter ce que l’on achète! ». On est bien d’accord mais Romain sent venir l’arnaque des cérémonies de thé, alors on s’assure bien que c’est gratos. Ce n’était effectivement pas une arnaque et c’était plutôt intéressant de voir le thé préparé à la chinoise. Malheureusement, au fil de la dégustation, on se rend compte qu’on va avoir du mal à partir car elle nous ressert sans cesse et nous amène biscuits et autres types de thé tout en essayant de nous convaincre d’acheter un produit en plus… Difficile de dire non vu qu’on consomme et qu’elle est aux petits soins pour nous, mais l’addition va être salée si l’on continue ainsi! Alors, fermement mais avec le sourire, on prend nos cliques et nos claques avec juste un peu plus que ce qu’on avait prévu d’acheter. Ils sont forts ces chinois pour te vendre des trucs!
Après avoir fait partir notre colis, on se dirige vers la rue de la soie, décrite dans le Lonely comme un endroit de shopping très vivant. On s’attend à une rue de marché typique, les étals pleins de tissus et vêtements. Que nenni! C’est une galerie commerçante digne des plus chics centres commerciaux de chez nous. En plus, c’est bourré de touristes qui viennent acheter du luxe à moins cher.

On fait une pause pour manger coréen (et pourquoi pas?!) qui sera le seul attrait de la visite, ça et les mannequins étranges dans les vitrines!

Du coup, on hésite à faire le marché aux perles, décrit de la même façon dans le guide, mais après tout, nous sommes restés en partie pour ça. Rebelote! Un autre centre commercial… Nous sommes un peu blasés, pas de « montagnes de perles » mais des bijoux, certes en perles, et de l’électronique, prêt-à-porter, etc…
Espérons que la soirée sera moins décevante. On a prévu d’aller voir une pièce de l’Opéra de Pékin.
C’est sympa de faire des activités culturelles de temps à autre, et l’expo qu’on a vu au musée Guimet sur le théâtre asiatique avant de partir nous a encore plus donné envie de voir ça en vrai. Pour se faciliter la vie, on fait appel à notre auberge qui organise ce genre de sortie. On n’est pas habitués à se faire accompagner comme ça et on se dit qu’on aurait pu se débrouiller tous seuls…comme d’hab! Notre accompagnateur Willem, très gentil, nous emmène au théâtre, nous achète nos places et nous amène jusqu’à nos sièges! On n’en demandait pas tant…
Ce spectacle s’avère être un nid à touristes (qui laisseront leurs téléphones sonner pendant tout le spectacle…), on repassera pour le côté authentique! Un acteur vient se maquiller sur scène alors qu’il ne joue même pas dedans!

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Malgré tout, le show est une bonne représentation de ce qu’est l’opéra pékinois, car il regroupe 3 tableaux de pièces classiques. Les costumes et maquillages, de même que les prestations des acteurs, sont épatants. Une petite Tsingtao et des onion rings devant ça en prime, tranquille (oklm pour les intimes!)…

 

(mardi 15 septembre) Hutong, palais d’été et restaurant gastronomique

Aujourd’hui, nous commençons par Nanluoguxiang, une petite hutong, ma foi, fort sympathique, même si très axée shopping. C’est mignon comme tout!

On se fait un resto dans le coin, mais on est assez déçus, ça pue le truc de touristes. La nourriture n’est pas extra et en plus, on nous amène des cuillères pour manger (rendez-nous nos baguettes, on est en Chine, merde!). Bref, après cela, on continue à se balader dans le coin, et on se paie, comme deux gosses, une barbe à papa en forme de fleur.

C’est maintenant l’heure pour nous d’aller au Palais d’été, un des incontournables de Pékin.

C’est assez loin, il faut prendre une ligne de métro quasiment jusqu’au bout pour y accéder. Du coup, il n’y a pas grand monde, et pour la première fois, on réussit à s’asseoir dans le métro pékinois! Agréable surprise, le prix n’est pas aussi élevé qu’à l’accoutumée. Cette visite est une des meilleures que nous ayons faites dans la capitale. Par contre, encore une fois, c’est immense, et ça ferme tôt. Nous parcourons l’ensemble au mieux et on s’autorise même un trajet sur un bateau avec une proue tête de dragon pour gagner du temps.

La vue sur le fleuve est magnifique, la « Suzhou street » également, même si elle est uniquement composée de boutiques et qu’on nous apostrophe avec des « tea, coffee, beer » lorsque nous la parcourons (ça en dit long sur les habitudes des touristes occidentaux!).

Après cette visite, nous décidons de retourner sur « Ghost street » que nous n’avons vue que de jour et qui apparemment vaut bien plus le détour à la nuit tombée car toutes les lanternes rouges brillent dans la nuit. Là-bas, nous cherchons un restaurant conseillé par une amie. Il y a la carte sur le trottoir, elle est très grande et pleine de photos immenses des plats qui font plus envie les uns que les autres. Ca ressemble à du gastronomique chinois, donc c’est pas donné, mais quand bien même, on décide d’y entrer. Une fille avec un micro devant le restaurant nous accueille et nous donne un ticket numéroté, et on pénètre dans l’établissement. C’est à la fois classe et joli, complètement différent de tout ce qu’on a vu jusqu’alors. Nous commandons des roulés de tofu et champignons, du canard enrobé façon feuilleté, et des graines de lotus sur du riz gluant (on ne savait pas que ça se mangeait!). On évite la méduse et la tortue en revanche…il y a vraiment de tout sur cette carte! On se prend même un dessert, une première dans ce pays. L’ensemble des plats est un régal, par contre le dessert… C’est fou, ils ne savent pas faire les gâteaux , ils ont tous le même goût de pâte pas cuite, ça manque de sucre et de saveurs. On ne nous y reprendra plus!

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(lundi 14 septembre) Retour sur Pékin et autres contrariétés

Alors là, on en a vraiment chié… Le premier jour, c’était de la rigolade après ce qu’on vient de faire.. Notre train retour de Chengde nous a amené à la gare de Pékin Est, et on a marché, marché, marché… Sur la route, on traverse une rue aux allures de village alpin, surréaliste! Ah, les chinois et la contrefaçon!!

Au bout d’un moment, on a demandé notre chemin à un jeune en trottinette, qui, très sympa, a regardé le trajet à suivre sur son téléphone, et puis après avoir marché encore un certain temps, nous avons essayé les taxis, qui nous ont gentiment recalés. L’adresse de l’hôtel suscite des réactions bizarres et ça sera pareil à chaque fois qu’on la montrera à quelqu’un… Nous n’avons toujours pas compris pourquoi!
On a donc continué à marcher, ce qui n’est pas un problème pour nous, mais avec 15 kilos sur le dos et la fatigue du train, c’est une autre affaire. On a redemandé notre chemin à un type près d’une barrière. Il avait l’air bien embêté, et les gens autour se sont arrêtés pour regarder. Du coup, une petite grand-mère nous a pris en charge, elle était très mignonne, nous donnait des indications lorsqu’on traversait les routes. Elle nous a fait monter dans un bus en expliquant notre situation à la vendeuse de tickets, puis elle est descendue en nous saluant. Merci Mamie (Anne je pense fort à toi :)) La vendeuse de tickets s’est avérée à son tour très sympathique et en plus, elle parlait bien anglais. Elle nous a dit où descendre et de redemander aux gens dans la rue.
Nous découvrons ainsi le bus pékinois et la ville de nuit. Nous arrivons à l’arrêt, on descend après avoir remercié chaleureusement la vendeuse de tickets qui nous dit « pas la peine de me remercier », si, si!!
Dans la rue, on redemande à un type en uniforme qui nous indique notre chemin, là encore chaleureusement, puis on se perd à nouveau dans un hutong. Pour information, les hutongs sont des petites ruelles labyrinthiques qui forment le coeur de Pékin. C’est génial de s’y balader en flânant, mais dans notre situation, ça peut tourner au cauchemar! Par chance, une dame nous demande si on a besoin d’aide…carrément! On lui montre un plan, qu’on a dégoté dans une auberge de jeunesse croisée sur la route, elle nous oriente, on marche encore un peu et…eurêka! On trouve enfin.
Le coin est chouette, c’est très animé et c’est bourré de touristes, mais du coup, ça parle pas mal anglais (après Chengde, le contraste est saisissant). Cette galère aura été un mal pour un bien car nous avons découvert une facette des pékinois que nous n’avions pas encore vue, basée sur la gentillesse et l’entraide.

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On rentre dans la chambre de l’auberge de jeunesse si durement atteinte, qui est miteuse et qui se ferme au cadenas. On trouve même un gros champignon dans la salle de bain! Et il ne faut pas jeter le PQ dans les toilettes, mais dans une poubelle à côté, nice…pourvu qu’on ne se paye pas la tourista du siècle! On paie vraiment la localisation pour le coup!

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On décide d’aller manger. Il est tard (les chinois mangent tôt) et on n’a fait que grignoter dans le train. On se décide, après cette journée de merde, d’aller se faire la spécialité pékinoise, le canard laqué. En plus, nous sommes passés devant un resto spécialisé tout à l’heure. On y entre, on est très bien accueillis et en anglais, qui plus est. Le serveur est très sympa, il nous montre le canard, plus les accompagnements sur la carte: on dit banco. Peu après, trois plats de canard découpé arrivent, un avec la peau, l’autre avec de la viande uniquement, et le dernier avec un mix des deux, plus des petites galettes toutes fines, et tout un tas de petits légumes ainsi que de la sauce. Mais comment ça se mange ce truc? Le serveur, sentant certainement notre désarroi, vient à la rescousse. Il me prend mes baguettes, pioche du canard, le trempe dans la sauce et le met au milieu d’une petite galette. Il y ajoute les accompagnements et explique qu’il faut rouler le tout dans la galette. Le résultat est succulent, sûrement un des meilleurs repas de notre voyage.

 

(mercredi 16 septembre) Grande muraille et marché de nuit

Ah…la Grande Muraille de Chine…tout un mythe et un symbole historique marquant du pays. On n’allait pas rater ça! Mais difficile de choisir car il en existe diverses portions, certaines très touristiques, d’autres très ardues. En tous les cas, impossible de toutes les faire dans le temps qui nous est imparti. Nous nous sommes donc mis d’accord sur celle de Mutianyu, portion qui semble être un bon compromis.
Nous escomptons choper un bus à la station de métro Dongzhimen qui devrait nous emmener dans une ville proche où il faudra alors chercher un minibus ou un taxi pour nous amener au pied de la muraille. Pas de chance, le bus nous passe sous le nez, mais des taxis juste à côté l’ont bien vu et nous proposent leur service. On se dit « pourquoi pas? », comme ça on pourra aller direct au pied de la grande muraille et le type nous propose de nous ramener à Beijing (Pékin). Bien sûr, ça nous coûte bonbon!
Le point positif, c’est que notre chauffeur est un pilote, genre Schumacher mais après son accident de ski. Il va vite, change de voie comme de chemise, et semble ignorer ce qu’est un clignotant. Cela va sans dire que la ceinture de sécurité est optionnelle (il y a bien la ceinture mais rien pour l’attacher). Du coup, on rattrape le bus qu’on a loupé, et on le double, cool!

Nous voilà enfin arrivés. Le chauffeur de taxi veut son argent, mais on ne lui donne que la moitié de peur qu’il nous laisse en carafe, et nous convenons d’une heure de rendez-vous, tout cela non sans mal, car il ne parle pas un mot d’anglais.
En route pour la grande muraille! Nous ne comprenons pas grand-chose, il est question de téléphérique mais aussi de toboggan (?????). Bref, nous continuons notre chemin et arrivons dans une zone de petites boutiques attrape-touristes, une habitude ici près de chaque lieu de visite. On tombe avec surprise sur un Burger King (Grande muraille/ Burger King, l’illustration parfaite de la contradiction ancien/moderne qui caractérise le pays) et on décide de s’y restaurer (notre premier fast food!).

 

Après cela, on continue et on arrive à des navettes pour lesquelles il faut payer pour accéder au vrai pied de la grande muraille. 5 minutes et 15 yuans plus tard, nous voici enfin en bas. L’ascension à pied nous paraît compliquée compte tenu du timing fixé par notre taxi driver, on opte donc pour le téléphérique. On paie pour le téléphérique, on paie pour l’entrée (la Chine, c’est un peu les poupées russes du paiement, un achat de billet en cachant toujours un autre). On se retrouve en haut en 4 minutes! Et là, c’est l’émerveillement.

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Je n’en dis pas plus, les mots ne sauraient retranscrire les sensations éprouvées devant ces paysages à couper le souffle, en marchant sur ces pierres chargées d’histoire. Peut-être que les photos parleront d’elles-mêmes…

 

 

Bon, on doit redescendre. Etant un grand enfant mais aussi un inconditionnel de Rasta Rockett, j’encourage Virginie à prendre le toboggan, elle est moins rassurée que moi mais courageuse, elle me suit donc!
Romain a bien fait de me motiver, c’était une expérience unique. Moi aussi j’adore ce film mais, bizarrement, la première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est plutôt la sortie de piste du bobsleigh en voyant la tronche des luges et des rigoles du parcours! Bref, je suis arrivée dix ans après Romain… J’ai fait ma descente en mode promenade (bon, ok, un peu comme une grand-mère!) tandis que lui semble avoir profité des sensations de glisse. Chacun son rythme, à l’image de nos personnalités!

 

Retour taxi, on est dans les temps. Et retour à Pékin, un poil dans les embouteillages.
On décide de se faire le marché de nuit et la fameuse Wangfujing snack street. C’est exactement ce que l’on imaginait, ça grouille de monde, il y a des odeurs tantôt appétissantes et tantôt pestilentielles. Des scorpions gigotent sur leur bâton avant de se faire griller, étoiles de mer, poulpes et insectes en tout genre remplissent les étals. Les vendeurs nous hèlent dès qu’on y regarde d’un peu plus près mais non merci..nous ne sommes pas contre l’idée de goûter des insectes mais là, on ne le sent pas donc ça sera pour une prochaine fois, surtout qu’à part le poulpe, on ne voit aucun chinois tenter l’aventure.

Outre la nourriture, on trouve un peu de tout dans ce marché, du thé, des vêtements, des mecs qui font des mini statuettes de vous dans une sorte de pâte à modeler, des ocarinas, des statuettes en tout genre, et sans me demander mon avis, une fille me colle un truc vibrant sur le dos (j’entends déjà d’ici les esprits mal placés, mais c’était juste un truc massant!). Virginie se fait plaisir avec une petite robe/tunique à 2 euros!

 

(Dimanche 13 septembre) Chengde 2

Ce matin, 3 temples en prévision. On va commencer par le temple Puning et il faut y être le plus tôt possible, alors on saute dans un taxi. C’est une femme qui conduit, c’est rare et elle est bien bavarde comparée aux conducteurs masculins!

Elle nous parle comme si on comprenait…pas mal..on aimerait bien mais non, désolé!
Je suis assise à côté d’elle (Virginie’s speaking) elle ne cesse de me taper gentiment pour attirer mon attention. Cette fois, il y a un compteur et c’est 3 fois moins cher que notre premier taxi, on prend alors la mesure de l’arnaque qu’on a subie (les voyages forment la jeunesse!). On arrive devant le temple, il y a une sacrée queue et il n’est pourtant que 8h30. Encore une fois, un groupe double tout le monde sur la droite mais personne ne semble s’en offusquer (viens faire ça à Paris mon pote, tu vas voir ta gueule!). Après une bonne demie-heure, nous voilà enfin dans le temple qui est très joli.

Difficile de retranscrire l’atmosphère spirituelle qui règne à l’intérieur. Les volutes d’encens, les moulins à prière qui tournent sans cesse, les chants des moines…

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Tout ça semble mystique mais encore une fois, l’ambiance est un peu gâchée par la masse de chinois toujours aussi discrets. On entend un mec parler super fort, on le prend pour un guide (ils ont des espèces de micro avec des petits amplis accrochés à la ceinture ) et en fait, non, il est juste au téléphone! Le point fort du temple c’est la statue de Guanyin, apparemment une des plus grandes (si ce n’est la plus grande) statue en bois du monde (désolé, photos interdites à l’intérieur des bâtiments, j’en mets donc une provenant du web ). On ne peut que se sentir petit devant elle et se questionner sur les conditions de fabrication d’un truc pareil. Autour d’elle, des centaines de petites statues (en or?) sont incrustées dans le mur. Impressionnant.

Nous enchaînons avec un autre temple, auprès duquel nous nous rendons en taxi (c’est vraiment pas cher quand il n’y a pas d’arnaques, entre 1 et 2 euros le trajet pour l’instant). Le style de celui-ci est bien différent du premier, même s’il est aussi très inspiré du Potala de Lhassa, au Tibet. Faute de pouvoir y aller, on en aura vu un petit bout! En montant sur le toit, on a une vue superbe de la région.

 

 

 

« Jamais deux sans trois ». Nous nous rendons à pied à ce dernier temple. Vraiment sympa, surtout le coup des dragons en or sur le toit, pesant apparemment plus d’une tonne chacun! Ah, j’oubliais, sur le chemin pour ce temple nous avons vu des sortes de grosses sauterelles en cage à vendre! Drôle d’animal domestique! (En fait, ce sont des grillons, les chinois affectionnent leur chant!)

 

Ce midi, nous décidons d’aller retirer de l’argent car nous avons déjà épuisé notre réserve de liquide. Il faut dire que même si le coût de la vie est bas, le prix des visites cumulées est conséquent. Premier ATM, impossible de retirer avec toutes les cartes que nous avons (Visa, Mastercard). Deuxième distributeur, même résultat… Nous décidons d’aller au guichet expliquer notre problème, mais devant la réaction de l’employée, nous abandonnons vite l’idée. C’est fou, on a l’impression d’effrayer les chinois dès qu’on leur adresse la parole, pourtant ils sont en supériorité numérique (lol)! Nous tombons finalement sur une banque qui semble accepter tout type de cartes. Malheureusement, notre tentative est encore une fois infructueuse, ça nous dit carrément de contacter la banque qui nous a délivré les cartes bancaires. J’essaie la machine d’à côté et là « jackpot », ça marche, ouf! Qui aurait dit que retirer de l’argent constituerait une épreuve en soit et qu’y parvenir nous rendrait aussi heureux.

On va tout de suite dépenser un peu de notre argent pour tester les pâtisseries locales. On refuse d’abord de nous vendre des gâteaux de lune (gâteaux souvent utilisés comme offrandes dans les temples). On n’insiste pas et on prend d’autres trucs qui nous inspirent.

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Viens l’heure de manger, on s’enfonce un peu dans les ruelles, à la recherche d’un resto avec des photos de plats, pour ne pas galérer (comme c’est souvent le cas). On en repère un minuscule dans lequel nous rentrons et là, au secours. On avait mal regardé les photos, que des trucs qui ne font pas envie du tout. Parmi elles, des têtes de poulet au garde à vous dans une assiette… Qui mange ça sans déconner? Bref, on s’assoit quand même, ça nous apprendra! Pour une fois, on ne vient pas nous voir tout de suite, on examine la carte et on se met d’accord sur des nouilles. Pas de bol (de nouilles, ah ah!), apparemment ça n’est pas possible. On nous propose quelque chose à la place, mais on ne comprend rien, alors on sort notre petit livre encore une fois. Au final, on nous amène du poulet Kung pao comme le premier jour, on s’en sort bien. Par contre, ils semblent vouloir communiquer et on ne comprend toujours rien. On finit par deviner qu’ils veulent connaître notre nationalité. On arrive à leur faire comprendre qu’on est français. On nous prend en photo, plusieurs fois, on se prête au jeu! Puis le patron part et revient avec un enfant qui nous regarde, éberlué et apeuré. Ils veulent absolument qu’on pose en photo avec. L’enfant est donc assis pas loin de nous contre son gré, et là, catastrophe, hurlements et pleurs sans fin! J’adore les enfants qui hurlent, c’est dans mon top 3 avec les insectes et l’impératif 🙂 (Romain’s speaking!) Au final, après avoir pris une dernière fois la pose avec le patron et l’enfant, nous quittons les lieux (notre photo sera-t-elle accrochée au mur?).

(Samedi 12 septembre) Chengde jour 1

Nous avons pas mal de trucs à visiter dans cette ville, et nous commençons par le Mountain Resort, une sorte de gigantesque jardin et résidence d’été de l’empereur quand il avait envie de prendre du repos ou de fuir l’ennemi. L’entrée est super chère, plus du double de celle de la cité interdite.
Mais ça vaut le coup. Bien sûr, comme dans tous les autres sites, c’est bondé de touristes chinois qui s’agglutinent, crient et photographient dans tous les sens…si, si, on va finir par s’y faire! C’est parfois un peu dur dès le début de la journée d’avoir affaire à la foule et d’être scruté de haut en bas constamment, genre « mais qu’est-ce qu’ils foutent là ceux-là »! Et pour cause, à ce moment de la journée, on se rend compte qu’on n’a pas croisé d’étrangers depuis que nous sommes montés dans le train..

Tout ça mis à part, on aimerait que cet endroit soit le parc à côté de chez soi où se promener le dimanche! Les bâtiments en bois perdus au milieu des pins, la fraîcheur boisée, le lac immense, les jolis sentiers et les ponts traversant les étendues d’eau jonchées de lotus…tout cela est bucolique à souhait!

 

Après notre visite, nous cherchons un endroit où nous repaître. Nous rentrons dans une petite gargote sympathique. Nous sommes très bien accueillis, par contre on nous regarde encore plus que d’habitude (on vous l’a dit, les touristes ne sont pas légion dans le coin). On galère un peu à se faire comprendre, on rigole pas mal, les serveuses aussi. Puis on sort notre petit guide « Gpalémo » qui contient tout un tas de dessins permettant de se faire comprendre par n’importe qui. On montre le poulet, la fille nous montre des légumes sur sa carte, on dit ok. 5 minutes plus tard (mais comment font-ils pour être aussi rapides à chaque fois?), on nous amène un gros bouillon plein de champignons, d’un légume non identifié (sorte de gros radis?) et d’un poulet entier (sauf la tête, mais avec les pattes beurk!). Il semblerait que la fondue mongole soit une spécialité du coin. Bon, on n’avait pas les ingrédients types, mais ça s’en rapprochait pas mal.

Après notre repas, on se balade en se dirigeant un peu n’importe où, à l’aventure quoi. Après un certain temps, on tombe sur un truc qui vend des tickets pour aller voir un rocher géant. On comprend que c’est une sorte de téléphérique (plutôt un télésiège pour moi car c’est ouvert et il y a seulement 2 places) et on se lance. Il n’y pas grand monde (pour une fois), du coup les employés ne sont pas trop à leur poste. Je passe un tourniquet avec mon ticket, et tout à coup, le personnel afflue, nous mettant un peu la pression pour nous asseoir dans le télésiège, et c’est parti. La vache, c’est haut! Je ne suis pas spécialement sujet au vertige mais l’équipement m’apparaît vétuste, je ne fais pas le mariole. En plus, c’est long, mais qu’est-ce que c’est beau! Une fois arrivé en haut, il faut repayer pour accéder au rocher géant (satané pays où il faut tout payer tout le temps), mais bon, on n’est pas montés pour rien, on s’exécute. La balade est sympa, mais la sécurité du lieu est discutable… Sur le bord, il y a des sortes de chaînes de sécurité mais de 30 cm de hauteur…même Passe-Partout ne serait pas à l’abri d’une chute! En plus, le vent souffle pas mal, ce n’est guère rassurant, mais encore une fois le spectacle en vaut le détour.

Il y a d’autres escaliers menant à un autre rocher moins impressionnant et possiblement à un temple en rénovation. On pèse le pour et le contre et finalement, on décide de repartir car on en a un peu plein les pattes, on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi vaste. Après tout, on a tout vu de là-haut, entre le téléphérique et le Sledgehammer Peak (c’est le nom du rocher où nous sommes montés).

Ce soir, pour le repas, on fait vite et simple, enfin…pas si simple en fait! On pensait que ça le serait en prenant du poulet caramélisé et des dumplings (les fameuses bouchées à la vapeur) mais les problèmes de communication liés à la langue resurgissent toujours. On nous en amène une petite quarantaine! On pensait pourtant en avoir commandé une seule assiette… Disons qu’on n’en remangera pas de sitôt!!

(vendredi 11 septembre ) Le train

Bon, aujourd’hui nous nous rendons à Chengde, 5h de train nous attendent! Nous arrivons à la gare de Pékin, c’est la folie, il y a encore plus de monde que dans le métro, des files indiennes partout, on ne comprend rien. Après avoir observé, nous comprenons que nous aussi nous devons faire la queue, montrer nos passeports et nos billets qui sont tamponnés par la même occasion. Ensuite, devinez quoi? Contrôle de sécurité, scan des bagages, et il faut monter sur un petit pupitre puis tourner sur soi-même pendant qu’on nous passe au détecteur de métaux. Enfin, nous voici dans la gare, il y a des boutiques de bouffe partout, c’est immense et on ne comprend toujours pas grand chose! Nous nous dirigeons vers une hôtesse d’accueil qui -oh surprise- parle très bien anglais et nous indique la salle d’attente pour notre train. Une fois dans la « waiting room », c’est impressionnant de voir tous les gens qui attendent et de se dire que c’est pour un seul train (deux en fait, on le comprendra plus tard). Une annonce est faite au haut-parleur et la plupart des gens se lèvent et se ruent dans la même direction. Nous suivons le troupeau. Chaque déplacement dans ce pays est une épreuve de force dès qu’il y a foule (et en Chine, il y a foule tout le temps). Les gens poussent et n’adhèrent pas du tout au concept de faire la queue, ils doublent et vous passent devant sans vergogne! Enfin, on nous poinçonne nos tickets, et nous accédons au train.
Nous trouvons notre wagon et il faut encore montrer son billet à un agent qui attend devant chaque wagon. Dedans, c’est le bordel mais on s’attendait à pire… 118 personnes dans le même wagon. On arrive à nos places. Diantre! Nous ne sommes pas à côté mais quelqu’un occupe une de nos deux places, donc nous avons la chance de pouvoir faire le trajet côte à côte. Le train part, et tout le monde se met à manger. Ici, dans tous les trains, il y a de l’eau bouillante distribuée par un petit robinet pour se faire des nouilles instantanées. On avait prévu le coup, on ouvre nos nouilles et on fait comme tout le monde, suscitant quelques regards amusés. Par contre, les nouilles sont ultra épicées…pas facile de faire bonne figure!

Nous arrivons enfin à Chengde, et là, surprise, nous pensions arriver dans une petite ville de campagne, mais ça n’y ressemble pas du tout! Pourtant, il n’y a que 450 000 habitants (lol). Nous sautons dans un taxi (le premier de notre séjour!), il ne parle pas un mot d’anglais mais la réservation de l’hôtel, le langage des signes et les sourires suffisent. Mais ça ne suffit pas à éviter l’arnaque! Le prix du trajet annoncé dès le départ ne nous paraît pas cher du tout (pas étonnant quand on fait la conversion en euros), mais par rapport au prix d’ici, c’est excessif (et en plus, on lui a donné un peu plus parce qu’il avait l’air sympa et honnête!!). Il fallait que ça nous arrive une fois, on ne nous y reprendra plus!
Nous arrivons à l’hôtel, le personnel est très aimable et parle très bien anglais, ça change! La chambre est superbe, ça change aussi de notre chambre précédente sans fenêtre et riquiqui.

Nous voilà repartis pour une nouvelle aventure culinaire. Les rues, très vivantes le soir, regorgent de petites échoppes sans prétention qui, soyons honnêtes, ne donnent pas franchement envie de rentrer. Mais les gens ayant l’air tellement plus agréables qu’à Pékin et nos estomacs criant famine, on passe le cap. On choisit toujours un endroit où il y a des images de menus pour plus de facilité de communication. La plupart font peur mais quand les assiettes arrivent, on est toujours agréablement surpris. Cependant, l’heure reste aux devinettes, ici du boeuf et pommes de terre à l’ail sûrement…et là un mélange de légumes, champignons, carottes…facile! et ça? Un truc qui ressemble à de la patate douce même si ça ne doit pas être ça. C’est plutôt marrant, en fait, de ne jamais savoir ce qu’on va avoir dans son assiette, mais l’essentiel, c’est que c’est boooon!!

 

 

(jeudi 10 septembre) Temple’s day

Nous nous levons tôt pour nous rendre au temple du ciel, non loin de notre hôtel.

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Il pleuviote, mais nous avions prévu le coup, nous revêtons donc nos superbes anoraks. Le temple du ciel est une très bonne surprise. En fait, il s’agit d’un gigantesque parc, plein de cyprès -entre autres- où les chinois s’adonnent à toutes sortes d’activités, tai chi, danse, badminton…Voir tout ceci est plutôt agréable et nous donne l’impression d’apprendre à mieux connaître nos hôtes. L’endroit est beau et paisible, et nous fait penser aux parcs japonais tels qu’on se les imagine. Nous arrivons près du temple à proprement parler. Ce dernier est très joli, et la foule n’est pas encore là, ce qui permet de savourer ce moment.

Le temple des lamas est à quelques stations de métro de là. Prendre le métro est maintenant un réel plaisir, même si le flicage permanent peut être fatigant. On est systématiquement fouillé et nos sacs scannés, comme dans les aéroports, juste pour rentrer dans l’enceinte du métro. Aujourd’hui, on nous a carrément fait vider notre sac. Apparemment, notre bouteille d’eau devait être suspecte puisque la dame l’a scannée au cas où! Nous décidons d’aller manger dans le coin avant d’entamer ce deuxième temple. Nous nous retrouvons dans une de ces petites rues traditionnelles appelées Hutong. C’est plutôt mignon et il y a des échoppes partout avec des menus plus ou moins étranges. Une petite dame nous encourage à venir dans la sienne, nous nous exécutons. Nous sommes très bien accueillis, je retrouve foi en le peuple chinois petit à petit. Nous commandons du boeuf et du poulet avec un accompagnement pour le moins original dans le coin, je vous le donne en mille, du riz blanc! Les plats arrivent en moins de 5 minutes, le boeuf ne ressemble pas à du boeuf et le poulet a parfois un goût particulier mais ça passe et l’expérience est unique!
Le temple des lamas est un havre de paix au milieu de la ville. L’encens brûle aux quatre coins du lieu, on ressent toute la spiritualité propre au bouddhisme, petit bout de Tibet au beau milieu de la Chine. Un bouddha géant, beaucoup de statues et de thangkas, des gens qui prient… Tout cela nous renvoie quelques réminiscences du Népal, et c’est plaisant.

Bon, aujourd’hui, ça sera journée temples et rien d’autre. Il reste celui de Confucius dans le coin, alors autant en profiter. Il est un peu décevant par rapport aux autres car moins magique, mais le musée narrant la vie et l’oeuvre de Confucius nous a paru très intéressant. Et on a découvert un animal mythologique des plus marrants, le bixi, mélange entre un dragon et une tortue. Atypique!

 

 

(Mercredi 9 septembre ) Les choses sérieuses commencent!

Aujourd’hui, on se lève très tôt, genre 5h30 du mat’ heure française. Faut dire qu’on s’est aussi couché tôt. Après s’être préparé, direction la cité interdite. Vu l’heure, nous décidons d’y aller à pattes pour découvrir la ville par la même occasion. Nous marchons assez longtemps, pour au final nous apercevoir qu’on a un peu tourné en rond. Bon, ça nous aura permis de traverser des trucs marrants, comme un marché couvert avec plein de choses étranges sur les étals, mais finalement, on prend le métro.
J’ignore si c’est l’heure de pointe mais c’est la folie, il y a foule dans le métro! Nous pénétrons dans une rame pleine à craquer, pas un bruit, les chinois sont très silencieux et toujours focalisés sur leurs téléphones. Il fait bon grâce à la climatisation (chose qui ne ferait pas de mal dans le métro parisien!). Le métro pékinois est un lieu de paradoxe. On peut se faire bousculer franchement, même par une petite mamie bossue, mais c’est toujours dans l’esprit de laisser de l’espace pour tout le monde.

Nous arrivons enfin à la place Tian’anmen. Encore plus de monde, et de contrôles de sécurité…scan des sacs, portiques et tout le tralala pour accéder à la place. Une fois passé tout ça, c’est plutôt chouette, mais c’est pas mal gâché par la foule. Nous traversons la place et nous nous rendons à la billetterie pour la cité interdite. Nous avons encore une fois affaire à une chinoise des plus aimables qui nous fait comprendre en nous les balançant brutalement qu’elle ne veut pas de nos billets de 5 yuans. Nous rentrons dans la cité interdite parmi la foule, il y a bien plus de touristes chinois que d’étrangers. Ceux-ci touchent les portes, les murs, ils palpent tout, c’est incroyable! Heureusement que j’ai mis un slip (lol). Ils prennent aussi des photos de tout et n’importe quoi (même les panneaux explicatifs). On a l’impression de déranger tout le monde dès qu’on avance du coup…un téléphone devant, derrière et sur les côtés…on doit se trouver sur pas mal de leurs photos souvenirs!! Ces gens vivent et regardent tout à travers leurs écrans de téléphones, c’en est effrayant.

La cité interdite est immense et magnifique. C’est toujours fascinant de marcher dans des lieux imprégnés d’histoire, où l’on s’imagine dans une époque lointaine et ancestrale. Malheureusement, à mon sens, la magie et le mystère qui entourent ce lieu sont un tantinet gâchés par la foule qui fait vite oublier tout ça. L’immersion est également amoindrie du fait qu’on ne puisse pas entrer à l’intérieur des bâtiments. Tout le monde s’agglutine contre les vitres pour observer l’intérieur, on se croirait devant une maison de poupée grandeur nature.
Mais bon, tout ça n’enlève rien à la beauté du lieu donc ça valait quand même le coup et on pouvait difficilement passer à côté.

Tout ça nous a ouvert l’appétit, alors direction le resto le plus proche, trop cher donc mais tant pis. On a la flemme d’attendre pour goûter le fameux canard laqué, ça sera pour la prochaine fois. On se rabat sur des plats plus rapides à préparer, du boeuf au poivre et du poulet au citron croustillant et exquis.
Une petite balade digestive nous amène dans un parc attenant à la cité interdite, oasis de calme et de sérénité où des étudiants en art peignent des arbres. Un peu de zénitude, ça fait du bien.

Notre escapade matinale, qui a duré une bonne partie de la journée en fait, a finalement eu raison de nous. Ce soir, ça sera soirée comme à la maison, nouilles instantanées, épisodes de série et dodo!

(mardi 8 septembre) First hotel and first meal

Notre chambre d’hôtel est minuscule mais l’essentiel est là. Pour le prix, on en demandait pas plus. Nous sommes extrêmement fatigués, nous avons peu dormi dans l’avion, donc nous décidons de faire une sieste. Une fois réveillés, nous nous mettons en quête de nourriture, il y a un tas d’échoppes dans la rue, bondées pour la plupart. Nous ne nous sentons pas prêts à affronter les regards curieux des chinois et continuons notre chemin pour trouver quelque chose de moins fréquenté.

Nous trouvons notre bonheur un peu plus loin, en plus, le type qui vient nous accueillir semble très sympathique. Il nous aiguille sur le menu qui est tout de même disponible dans la langue de Shakespeare (l’anglais, pour les dilettantes). On nous apporte un sachet plastique renfermant une petite assiette, une tasse et une cuillère. Les plats arrivent, les quantités sont astronomiques. En Chine, les plats sont servis au milieu de la table dans lesquels tout le monde se sert.

Nous nous régalons donc avec des beignets au chou et au porc et du poulet kung pao. Des enfants jouent à côté, montant à 4 sur un mini vélo en plastique, ce spectacle agrémente notre repas. Voici venu le moment de payer, 47 yuans, soit 6 euros pour un repas pour deux personnes. Nous rentrons après cette première expérience culinaire plutôt positive et nous couchons très tôt, jet lag quand tu nous tiens…