(16 janvier) En route pour le Laos!

Aujourd’hui, changement de pays et pour la première fois depuis le début de notre voyage, nous passerons par la frontière terrestre. Pour cela, nous avons à peu près 8 h de trajet prévues en mini-van, et nous devrons aussi prendre un bateau pour atteindre notre destination finale, à savoir, Don Det, dans la région des 4000 îles au Laos.

Le trajet se déroule sans encombres et mieux que ce que nous nous étions imaginé. Faut dire qu’on commence à être un peu rodé… Arrivés à la frontière, on nous fait descendre du mini-van, et un type nous distribue des formulaires en nous expliquant comment les remplir. Nous nous exécutons avec les autres passagers se rendant également au Laos, dont trois jeunes françaises. Une fois les formulaires remplis, nous discutons avec elles du fait de les confier au type qui veut également nos passeports. Nous avons lu que c’était une arnaque courante, que le mec prenait une somme folle pour se charger du visa à notre place (du coup, on ne regarde même pas notre visage à la police de l’immigration…pas très règlo tout ça!). Bref, le type voyant qu’on va lui donner du fil à retordre nous rend nos passeports, agrafe nos photos et nous envoie nous débrouiller tout seuls. Le passage s’effectue sans anicroches vu que nous avions décidé de nous acquitter des sommes prévues pour les coups de tampon de sortie du Cambodge et d’entrée au Laos (qui sont théoriquement gratuits, mais la réalité est tout autre). Nous respectons le choix de ceux qui bataillent pour ne pas payer ces quelques dollars afin de ne pas encourager la corruption et qui sont prêts à camper devant le poste d’immigration, mais ce n’est pas notre cas. Nous essayons malgré tout de discuter, en vain…les policiers font la sourde oreille. 

Une fois la frontière passée, nous attendons tous les autres. On voit passer le type avec la pile d’au moins 10 passeports, no comment… Une fois tous les passagers de l’autre côté, on repart dans un grand bus cette fois. Le trajet, pas bien long, se termine au milieu de nulle part, dans un petit village, à côté d’un terrain vague. Après avoir changé de l’argent auprès d’une femme qui vend également des tickets de ferry (enfin, quand je dis ferry…), nous montons tous dans un minuscule bateau en bois, une sorte de sampan. Il faut enjamber les sacs et aller s’asseoir tant bien que mal sur les planches. La nuit commence à tomber, on arrive à un moment où la lumière est magique, et le panorama superbe. La traversée n’est pas bien longue, mais ce premier aperçu du Laos nous paraît prometteur pour la suite.

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On arrive sur l’île alors que la nuit est bien tombée. On salue les françaises et nous nous mettons en quête de notre hébergement. Après un peu de marche, dans le noir et la terre, nous tombons dessus. Nous voici dans un endroit charmant, où de petits bungalows sont installés au bord du Mékong (ça valait le coup de marcher un peu pour s’éloigner du coeur de Don Det, trop fréquenté à notre goût). Bon bah, ça change de l’appart de luxe! Un ventilo, une moustiquaire et un million de bêtes, au bas mot…mais c’est amplement suffisant. De plus, le tenancier est plutôt agréable et cuisine de délicieux poissons de rivière. On sent qu’on va aimer ce pays!

(9-16 janvier) Et ça continue encore et Angkor…

Nous redoutions un peu les foules de touristes à Angkor, mais nous avons plutôt bien réussi à les esquiver, grâce à notre rythme décalé. Cependant, nous retournons voir le Bayon qui était un peu trop peuplé à notre goût lors de notre première visite. Cette fois, nous nous y rendons bien plus tard, en fin d’après-midi. Nous avons donc beaucoup plus de tranquillité et ça change tout. De plus, la lumière tombante baigne l’ensemble d’une atmosphère différente.

Nous prévoyions d’aller voir le coucher du soleil sur un temple proche, le Phnom Bakheng. Là, par contre, c’est les Champs Elysées, il y a un monde fou. Ce temple, situé sur une colline, est d’ordinaire très prisé pour ses couchers de soleil, mais avec les nouveaux horaires de 2016, c’est devenu un des deux seuls endroits où l’on peut encore y assister. Du coup, on marche pas mal pour constater que les gens font la queue pour aller en haut du temple… Très peu pour nous. On trouve un spot pas si mal pour admirer le soleil rouge, puis on redescend rapidement.

Le lendemain, Virginie ayant un début de panaris à l’orteil, on tente de le faire soigner avant de partir pour le Laos. Le gérant de l’appartement nous emmène à la clinique mais point de médecin. On verra bien demain, on ne va pas passer la journée à lui courir après car il nous reste peu de jours pour profiter des temples.

On continue donc notre exploration avec Neak Poan et Preah Khan. Le premier est un édifice plutôt petit situé sur une île que l’on rejoint par un pont. Le décor environnant est superbe.

Le deuxième est du même acabit que Ta Prohm, il donne vraiment l’impression d’être un archéologue à la découverte de vestiges ancestraux. C’est très agréable de s’y promener et de s’y perdre. On s’y plaît tellement qu’on ne fait pas attention à l’heure et que les gardes viennent gentiment nous mettre dehors!

Pour notre dernier jour, nous faisons encore 4 petits temples pour nous donner l’impression d’avoir profité pleinement du coin et de notre pass 7 jours.

Mais avant toute chose, direction la poste puis la pharmacie. Il nous faut régler ce problème d’infection car, au Laos, il semble difficile de se faire soigner correctement et j’aimerais bien, dans la mesure du possible, ne pas perdre mon orteil (éviter l’amputation à la scie laotienne, dixit Romain)!! A la pharmacie, nous tombons sur une française dans le milieu médical qui nous donne des conseils, et après avoir refait nos stocks de désinfectant, nous entamons nos dernières visites.

Le premier temple, Ta Keo, nous déçoit un peu. Il est censé y avoir une belle vue sur les environs. En fait, c’est juste un peu la galère d’y monter, surtout quand on a un pied en mousse!

On se rend ensuite à Banteay Kdei, petit temple paisible au beau milieu de la nature. Une mamie nous propose de faire brûler de l’encens et de prier Bouddha. Elle est tellement gentille que l’on ne peut refuser, même si l’on n’est pas forcément à l’aise du fait que ce ne soit pas notre religion. Avec nos bracelets de bonne fortune au poignet, nous finissons notre visite dans la sérénité. Un lézard manque de me tomber sur la tête, il s’est cassé la figure en pleine bataille: combat lézard v.s insecte inconnu, lézard 0-insecte 1.

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Quelqu’un a eu les yeux plus gros que le ventre on dirait! Cet insecte bizarre a l’air coriace.

Nous faisons un petit bout de route en tuk-tuk à travers les rizières (sèches) vers Ta Som, un temple un peu éloigné. Rien que la balade vaut le coup, mais nous sommes également charmés par cet endroit minuscule qui regorge de trésors comme une porte où un arbre s’est enraciné.

Notre dernier temple n’était certainement pas le plus mémorable. Le Pre Rup est le deuxième endroit ouvert pour profiter du coucher de soleil, mais ce soir-là, le ciel était bien trop couvert pour pouvoir assister à un spectacle digne de ce nom. Dommage mais ça n’entache en rien notre expérience ici.

Nous quittons Angkor et notre appartement avec regret, l’un car on aurait pu rester encore longtemps à explorer les environs, et l’autre car on a un peu l’impression de quitter notre nouvelle maison.

(9-16 janvier) Angkor

Jour 3! Nous allons visiter deux des temples les plus réputés, et pour changer du tuk-tuk, nous avons loué deux vélos. Angkor Wat pour commencer : le temple le plus célèbre, le plus visité, le mieux conservé et aussi le plus grand.

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Nous avons de la chance, il y a tout de même moins de monde que lorsque nous passions devant et que nous voyions un flot de touristes entrer et sortir. Comment avons-nous fait? Nous sommes venus sur l’heure du déjeuner, tout simplement (ça aide de vivre en décalé!)

Les alentours du temple sont plaisants et l’on peut même y croiser des singes!

Le vélo nous demande un petit effort, surtout avec la chaleur (34 degrés), mais la balade reste agréable.

Nous décidons de pousser jusqu’au deuxième temple le plus fréquenté, Ta Prohm, là où a été tourné « Tomb Raider » (je n’écrirais rien sur ce film, c’est une merde…en fait, je ne l’ai pas vu!). Sur le chemin, nous visitons un tout petit temple, Prasat Kravan, où nous sommes encore harcelés par des enfants vendeurs. C’est excessivement énervant à la longue!

Le temps de trajet étant relativement long et en comptant en plus notre arrêt sur la route, nous arrivons à Ta Prohm vers la fin d’après-midi, ce qui est, en règle générale, une bonne heure si l’on veut éviter les cars de touristes. On voit que pas mal de gens en partent et on se dit qu’une fois de plus, nous sommes chanceux (même si nous avions un peu calculé notre coup, ça n’est pas une science exacte!). Le temple est superbe, avec tous ces arbres qui « mangent » les murs. Galerie de monstres végétaux…

Il reste quelques groupes de chinois qui se prennent en photo dans tous les sens (ah, ces chinois , ils nous manquaient!!). Petite photo dédicace pour Thomas!

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Si l’on s’enfonce un peu loin des chemins tout tracés, on se retrouve encore une fois seul, comme de vrais aventuriers à la découverte d’un temple caché dans la jungle. Peut-être le meilleur exemple de communion entre nature et vieille pierre…

(9-16 janvier) Siem Reap

Voici enfin venu le temps de se rendre à Siem Reap, point de départ pour visiter les temples d’Angkor. Il faut dire qu’on attend beaucoup de cet endroit, somme toute très fréquenté. On a loué un appart sur airBnb, et en arrivant dedans, on s’aperçoit qu’on a tiré le gros lot. Il est énorme, deux salles de bains, cuisine, machine à laver, canapé pour 6, écran de télé géant…bref, bien trop pour nous mais à un prix modique. Ce qui est cool, c’est qu’on passe une semaine ici, histoire de bien prendre notre temps pour visiter Angkor. On redécouvre par la même occasion le bonheur d’avoir un chez-soi, et qui l’eût cru, nous sommes heureux, en plus de pouvoir cuisiner « à la maison », de faire la vaisselle, la machine à laver, etc…

On s’achète un pass 7 jours pour profiter à fond de notre semaine ici. On préfère faire des journées légères en visite de temples afin de ne pas s’écoeurer des vieilles pierres. Avec nos super cartes d’accès en poche, c’est parti pour Angkor!!

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Le premier jour, nous allons visiter les temples de Roluos qui sont situés à une dizaine de kilomètres du « centre ». Cela nous permet de faire une superbe balade en tuk-tuk dans la campagne cambodgienne (bon, on a un peu bouffé la poussière mais on commence à s’habituer!).

Ces temples pré-angkoriens semblent être un bon début pour aborder Angkor, d’un point de vue chronologique. A peine descendus du tuk-tuk, on est un peu ennuyés par des enfants qui ne cessent de nous harceler pour qu’on leur achète des cartes postales et autres babioles. C’est un peu agaçant mais, dans le tas, il y a de bonnes initiatives, comme une association qui s’occupe d’orphelins. Ceux-ci fabriquent des marionnettes et négocient eux-mêmes le prix de leurs oeuvres sous la surveillance d’un encadrant. Ils sont durs en affaire ces petiots mais ils nous ont bien fait rigoler. Nous visitons donc deux temples ce jour-là. Ils ne sont pas très grands, mais déjà bien impressionnants; en plus, on a de la chance, il n’y a pas foule. Il faut dire qu’on a fait un sacré bout de route pour les atteindre.

Le lendemain, on s’attaque à un temple plus réputé, le Bayon, surnommé le temple aux milles visages! Rien à voir avec ceux de la veille. C’est plus beau mais il y a aussi plus de monde. Je ne me lancerai pas dans un descriptif précis de chacun des temples, les photos suffiront. On a beaucoup aimé celui-ci, avec ses visages souriants et mystiques. Et malgré la foule, on a quand même réussi à se retrouver seuls dans certains recoins, ce qui rajoute à la sensation d’exploration.

Nous décidons d’explorer les moindres recoins d’Angkor Thom, ancienne cité impériale qui abrite donc le Bayon, mais également le Baphuon, notre prochaine étape. Ce temple a longtemps été fermé pour cause de rénovation. On peut d’ailleurs se demander à quel point les visites incessantes ont un impact négatif sur l’état des temples. Dans un futur lointain, que subsistera-t-il de ces vestiges?

Nous découvrons ensuite quelques petits temples perdus dans la jungle, ainsi que des bassins, pour finir ensuite notre visite par la terrasse des éléphants et du roi lépreux.

Enfin, nous poussons encore un peu plus loin et nous avons une très bonne surprise en tombant sur un temple isolé et complètement désert sur lequel la nature reprend ses droits.

 

(6-9 janvier) Battambang

Aujourd’hui, on nous avait promis 4h de bus pour rejoindre Battambang…finalement on en mettra presque 7! Ah, la joie des bus cambodgiens. Heureusement, on a de quoi s’occuper sur la route, comme des films diffusés dans le bus, ou encore des clips de  musique khmer.

Battambang est la deuxième plus grande ville du Cambodge après Phnom Penh, et elle nous paraît bien plus agréable. Par contre, elle donne un peu l’impression d’une ville fantôme en comparaison car tout ferme tôt et les rues sont désertes. Seuls les restos regorgent de touristes (français, comme toujours!). Le premier soir, nous n’avons pas trop eu le choix, mais nous prendrons ensuite nos repas dans un petit resto juste en face de l’hôtel, où l’amok est servi dans une vraie noix de coco, et où le café, la soupe tom yum ou le curry khmer sont excellents.

Nous faisons une balade le long des canaux et dans la ville, en suivant tant bien que mal une carte thématique des bâtiments à l’architecture authentique.

Nous avons trouvé ça sur internet et l’idée de ces parcours à thème est bonne, mais le plan, bien trop peu détaillé. Nous ne trouverons pas tout, mais pourrons apprécié des maisons d’architecture coloniale ou des temples cachés dans la ville. 

Aujourd’hui, direction la ferme des crocodiles. A peine arrivés, on nous propose de tenir un bébé crocodile. Bien entendu, courageux comme on est, on demande si ça mord! C’est assez fou la sensation que procure le fait de tenir un truc pareil, le bruit qu’il fait est également bien marrant, et au final, on trouve ça vraiment mignon. Ensuite, on nous fait signe de nous diriger vers le fond de la ferme, où vivent 400 crocodiles adultes. Et là, franchement, c’est le choc. Ils sont tous entassés, immobiles et tout secs (on pourrait presque se demander s’ils sont vivants ou non). Leur condition de captivité fait de la peine à voir… On se dit que les quelques dollars que l’on paie à l’entrée ne doivent pas être utilisés pour améliorer leur condition de vie… On en verserait presque des larmes (et pas de crocodile!!!).

Ensuite, nous faisons un bon petit bout de route en tuk-tuk vers un temple, où nous comptons également admirer la sortie des chauves-souris au coucher du soleil.

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Le temple étant situé en hauteur, on nous propose de monter en moto taxi. Que nenni! Nous monterons à pied, on ne fait que prendre le tuk-tuk et autres véhicules dans ce pays, un peu de marche nous fera du bien. Le seul problème, c’est que ça n’est pas très bien indiqué et il faut trouver les différents lieux à visiter.

Nous commençons par un temple aux nombreuses statues disséminées tout autour, puis un grand Bouddha, ainsi qu’un temple qui semble être un lieu de prédilection pour les singes du coin. Ils ne sont pas farouches et on peut s’approcher pas mal d’eux, mais certains touristes semblent oublier que ce sont avant tout des animaux sauvages.

Nous regagnons le village en bas de la montagne sur le conseil d’une dame à laquelle nous avons demandé notre chemin (ça serait quand même bête de louper l’envol des chauves-souris!). Une serveuse nous place à la table d’un australien avec lequel on discute en attendant le grand moment. Grâce à lui, nous avons pu voir des photos de la « killing cave »(encore un haut lieu de mémoire témoignant de l’atrocité des khmers rouges) que nous n’avons jamais réussi à trouver en haut (on vous l’a dit, rien n’était indiqué!). Soudain, quelques points noirs commencent à surgir dans le ciel qui s’assombrit, puis des millions semblent suivre derrière, et c’est littéralement une nuée de chauves-souris qui s’envolent de la montagne, passant au-dessus de nos têtes pour partir à la chasse. Elles sont petites, mais leur nombre (5 millions selon les dires des locaux!) est impressionnant. Nous sommes scotchés à notre chaise et extrêmement satisfaits de notre journée. Comme le souligne un enfant à côté de nous « c’était trop bien! Aujourd’hui, on a vu des crocodiles, des singes et plein de chauves-souris » (apparemment on a eu la même journée, et on l’a vécu comme des gamins!)

(5 janvier) Phnom Penh again!

Profitons de ce court article pour résumer le fonctionnement des bus dans ce pays. On vous donne rendez-vous à la station de bus ou à votre hôtel à une heure précise, souvent bien en avance sur l’heure réelle du départ. Puis, on attend en règle générale un bon moment car le bus ou celui qui vous y emmène n’est jamais, mais alors jamais à l’heure (bon, ok, je ne peux trop rien dire car la ponctualité n’est pas mon fort, mais quoiqu’en dise Romain, je ne suis pas à leur point!!..). Ensuite, les bus font un nombre interminable d’arrêts, pour prendre des gens au passage, ou récupérer des denrées qu’ils transportent en même temps pour les locaux. Et puis, soyons honnêtes, parfois, on a du mal à savoir ce que l’on attend. Une fois partis, le nombre d’arrêts sur la route est aléatoire et le temps de trajet prévu finit souvent par doubler (on suppose fort que les vendeurs de tickets ne sont pas très honnêtes sur les durées données au départ!). Bref, on n’a pas fait un trajet de bus en-dessous de 5, 6 heures au Cambodge.

Ici, il faut s’armer de patience, supporter les secousses de la route et les clips vidéos version karaoké qui tournent sans cesse. Et quand on relativise, au final, on se marre pas mal!

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Arrivés à Phnom Penh, nous déposons nos sacs et filons vers le quartier touristique de la capitale que nous n’avions pas visité lors de notre premier séjour (ça craint de louper ça quand même!)

Une promenade sur Sisowath Quay qui longe la rivière, là où se regroupent la plupart des restos et hôtels et où les gens se regroupent pour se détendre (ou relâcher des oiseaux en cage!)

Puis, la visite du Palais Royal, qui nous rappelle un peu celui de Bangkok, et la pagode d’argent. On paie cher pour y accéder et on ne peut pas pénétrer à l’intérieur de la plupart des bâtiments…un peu fort de café, mais bon, vu le prix moyen des visites dans ce pays, on ne va pas en faire toute une histoire.

Après cela, nous nous rendons dans l’agence auprès de laquelle nous avions acheté nos premiers tickets de bus et qui nous avait débités deux fois… On a du mal à se faire comprendre, mais au final, on nous promet un remboursement par virement bancaire sous 10 jours.

Ensuite, nous cherchons un bus pour nous emmener à Battambang le lendemain. Toutes les compagnies ne desservent pas cette ville, la plupart des gens se rendant à Siem Reap directement. On en trouve un, mais l’horaire ne nous convient pas, on vient de se taper un sacré trajet alors on aimerait bien dormir un peu! Et là, hop, le mec passe deux, trois coups de fil et il nous dégote des tickets pour un bus à midi. Peu importe la magouille qu’il y a derrière, on a obtenu ce que l’on souhaitait et on va pouvoir mettre les voiles comme prévu!

 

 

(2-4 janvier) Koh Kong

Après avoir attendu (longuement) le bus de bon matin, nous voici partis pour Koh Kong, à l’extrême sud-ouest du Cambodge. D’ailleurs, nous ne serons pas nombreux à descendre ici car la majorité des passagers filent vers la frontière thaïlandaise. La route est supposée être très belle car elle longe les montagnes de Cardamome. Ayant dormi une bonne partie du trajet, nous avons malgré tout aperçu de jolis panoramas.

Tous les chauffeurs de tuk-tuk connaissent admirablement leur ville dans ce pays, et en général, on n’a qu’à donner le nom de la guesthouse et c’est parti! Nous arrivons donc sans encombres, encore une fois. Le personnel est éminemment sympathique et la chambre modeste, mais à un prix imbattable.

Alors, comme on l’a précisé dans l’article précédent, nous commencions un peu à être malades, donc notre séjour à Koh Kong n’a pas été aussi chargé que prévu. Nous nous sommes contentés de petites balades dans la ville…

…et nous avons passé un après-midi dans une mangrove. De nombreuses passerelles en ciment ou en bois permettent de circuler au milieu de cet écosystème étonnant…

…puis, on traverse l’eau sur un pont de bois brinquebalant pour voir le panorama du haut d’une tour.

Le coin, beaucoup moins touristique que ceux visités précédemment, nous a bien plu. Nous y avons découvert un petit restaurant en bois tenu par un français et sa femme khmère. La nourriture y était excellente, et la musique qui y était diffusée, à notre goût.

Nous nous voyons contraints de repartir pour Phnom Penh pour nous rendre vers le nord du pays. Au départ, nous voulions traverser les montagnes de Cardamome, mais cette opération s’est avérée trop compliquée, bien trop chère entre autres, car il n’y a pas de « vraie » route que les bus peuvent emprunter.

On essaie de positiver…au final, cela nous permettra d’aller visiter un coin que nous avions délaissé à Phnom Penh.

(27-1er janvier) Sihanoukville

Direction Sihanoukville et ses plages. Pour cela, nous prenons un bus de 2h30 (qui viendra nous chercher avec une heure et demie de retard au bas mot!). On a un peu l’impression de partir en colonie de vacances, le bus étant rempli de jeunes sans doute en route pour faire la fête, l’ambiance est plutôt sympa. Nous bondissons souvent sur nos sièges à cause de la route pleine d’aspérités. C’est drôle, mais difficile d’y somnoler du coup. On a réservé un hôtel près de la plage d’Otres beach, endroit recommandé par mon ami de Phnom Penh pour sa tranquillité. Et lorsque le bus nous dépose dans le centre de Sihanoukville, nous sommes plutôt contents de l’avoir écouté. C’est blindé d’amerlocs, de restos et de bars. Bref, encore une fois le genre d’endroit qu’on aime. On prend un tuk-tuk (ils se jettent sur vous à peine descendus du bus) jusqu’à notre hôtel qui est à 15Km, bien loin de tout ça. Nous y avons cohabité avec notre ami lézard (il y en a partout dans ce pays mais celui-ci n’a pas quitté notre chambre!). Il n’a pas été trop encombrant, si ce n’est lorsqu’il s’est soulagé sur notre lit, le vilain!

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Les jours suivants se dérouleront à la plage, juste à bouquiner, se baigner et lézarder au soleil. On s’est pas mal amusé à observer les crabes qui jouent à 1,2,3 soleil en sortant de leurs trous, ou ceux qui font des boulettes de sable en creusant. De temps en temps, on a un peu besoin de ça: ne rien faire!! La plage est superbe, l’eau calme et peu profonde (un régal pour les froussardes comme moi!). Alors bien sûr, les puces de sable qui nous ont dévoré les jambes, ou les méduses échouées sur la plage, ça enlève un petit goût de paradis, mais franchement, on ne va pas se plaindre.

L’avantage du bord de mer, c’est aussi de manger du poisson grillé au barbecue les pieds dans le sable, ou goûter les produits de la mer cuisinés sur le trottoir, ou dans des petits restos typiques…bref, vous l’aurez compris, on s’est fait plaisir!

Alors certes, on n’a absolument rien glander pendant ce séjour sur la côte mais par contre, on a été obligé de changer 3 fois de logement, tout étant complet en raison des festivités de fin d’année (alors forcément, nous qui n’avions pas réservé en avance, nous nous sommes faits avoir!). Du coup, on trouve un bungalow qui jouxte la plage, salle de bain en extérieur, mignon comme tout et donc super bien placé. Le gérant nous offre thé et café et semble peu se soucier du fait qu’on paye…relax max!

Malheureusement, après avoir fait le tour des logements dans le coin et sur internet, nous devons quittons notre petit coin de paradis (en tuk-tuk voiture!) pour un hôtel plus éloigné de la mer.

Nous n’avons pas trop eu le choix, car à part celui-là, il ne restait que des hôtels de luxe hors de prix. Nous sommes agréablement surpris par ce concept d’hôtel qui abrite une école hôtelière pour les jeunes défavorisés. Belle initiative pour eux et pour nous, du personnel aux petits soins. Que du bon! Après s’être installés, on repart vers le bord de mer avec la navette gratuite proposée par l’hôtel. On marche le long des plages blindées (en même temps, c’est la Saint Sylvestre) pour retourner vers notre plage favorite. Puis, après avoir descendu quelques cocktails au bord de l’eau, on tombe par hasard sur les managers de l’hôtel qui nous proposent de partager un tuk-tuk pour le retour. Nous acceptons (il n’y en pas beaucoup de disponibles et les prix sont augmentés en raison du nouvel an) et, pendant le trajet, nous parlons beaucoup de voyages. On adore ce genre de rencontres fortuites, et comme quoi, il n’y a pas que les jeunes baroudeurs qui ont des bons plans.

Notre motivation pour ressortir fêter la nouvelle année avec le reste du monde a un peu été mise à mal par la distance de l’hôtel, la difficulté à trouver un véhicule et l’heure tardive (de plus, ça n’est pas trop notre tasse de thé!), alors après un dîner absolument seuls dans le resto de l’hôtel, nous décidons de rester sur place. Tant pis pour la fête. Nous étions loin de la ville mais sur une colline en quelque sorte, alors au moins, on a pu regarder le feu d’artifice de la fenêtre du couloir.

Le lendemain, rebelote, on doit changer d’hôtel. On se voit contraint de loger dans un établissement classieux (merci quand même aux réducs de booking.com!!). Notre chambre ressemble presque un appartement, ça nous change!

Par contre, le quartier dans lequel il est situé est juste insupportable. On peut expliquer la foule car c’est le 1er janvier et tout le monde vient se détendre à la plage (les coins des cambodgiens sont d’ailleurs plutôt bon enfant et sympathiques) mais les restos qui ont pignon sur rue (enfin sur plage!), ça gâche vraiment le tout. Impossible de marcher au bord de l’eau…s’ils avaient pu mettre des tables sur la mer, ils l’auraient fait!! De plus, toute la plage (enfin, ce qu’il en reste…) ressemble à une décharge publique, festivités obligent. C’est révoltant de voir ça. En allant assez loin du bordel des établissements de tourisme, on finira par trouver un bout de plage désert.

Ce soir, on n’a pas trop envie de se frotter à la foule, d’autant qu’on commence à être un peu patraque… Et puis, on prend le bus tôt pour Koh Kong le lendemain, alors, nous choisissons de profiter de notre chambre d’hôtel plutôt que de sortir.

 

(25-26 décembre) Kep

Aujourd’hui, nous allons à Kep en tuk-tuk, vu que ce n’est pas très loin. C’est bien plus petit que Kampot, en bord de mer, et la spécialité du coin est le crabe (au poivre de Kampot).

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Nous avons pris une chambre dans une guesthouse qui nous avait été recommandée par mon ami de Phnom Penh. La chambre est rustique, mais avec beaucoup de charme. L’auberge est sympa, pleine de jeunes.

Nous allons nous balader en ville. On en fait vite le tour, c’est minuscule. Bien entendu, nous passons voir l’emblème de la ville, le fameux crabe posé sur la mer. Nous assistons alors à un coucher de soleil magnifique donnant au ciel une jolie teinte violacée . Nous marchons jusqu’à la plage, et tout le long du chemin, on trouve des nattes sur lesquelles on peut venir pique-niquer, la ville étant un lieu de villégiature pour les citadins du pays, surtout le week-end.

Notre balade nous amène jusqu’au marché aux crabes, un endroit incontournable, mais qui n’est évidemment pas aussi vivant que le matin et nous paraît donc peu intéressant. Qu’importe, les restaurants qui bordent le marché sont là, eux, et c’est tout ce que nos estomacs réclament! Pas de bûche ou de foie gras pour nous, vous vous en doutez!! Nous nous régalerons de beignets de crabe, de poisson au poivre de kampot, et d’un amok de crabe, avec un dessert khmer à base d’une sorte de tapioca et de fruits pour finir. Pas mal comme repas de Noël, non?

Le lendemain, nous partons découvrir un peu plus la région, notamment pour nous rendre dans une plantation de poivre. Pour cela, nous décidons de louer un scooter. J’avoue que j’appréhende un peu, je n’en ai jamais vraiment fait. Une amie et collègue de travail m’a initié en me prêtant le sien dans le parking de l’hôpital, mais comment dire, ici, les routes sont … « différentes » et le code de la route peu respecté. Au final, le trajet se passe bien, même s’il faut passer par des chemins de terre pas toujours en bon état.

Nous arrivons à la plantation de poivre, où nous sommes accueillis par un jeune français qui propose de nous faire visiter avec une autre famille francophone. Il nous explique la différence entre les trois poivres, le noir, le rouge et le blanc (je ne vous la dirai pas, vous n’aurez qu’à y aller vous même! ). Ensuite, il nous fait parcourir la plantation et nous explique comment on cultive le poivre. Bref, tout ça est très intéressant. Ce jeune français est volontaire. Il est logé, nourri et blanchi, en échange de quoi, il travaille dans la plantation, notamment en faisant des visites comme celles-ci. Il nous apprend qu’il travaillait en France en tant que pâtissier chez un grand cuisinier, mais qu’il gagnait à peine 1200 euros alors qu’il faisait parfois des journées de 15h. Il a alors décidé de parcourir le monde, en faisant du volontariat comme maintenant ou en travaillant dans certains pays pour un bien meilleur salaire. Voilà qui donne à réfléchir.

Bref, nous repartons comblés de cette visite et de cette rencontre, et avec un petit sachet de poivre blanc en poche. C’est reparti pour un peu de scooter avec un peu plus d’assurance cette fois. Nous continuons notre balade dans les environs, vers le parc national.

Nous nous rendons sur la place principale du village pour réserver un trajet en bus pour le lendemain. Puis, nous mangeons dans un petit restaurant des crevettes et poisson au poivre toujours aussi bons.

Après quoi, nous prenons le chemin du retour de nuit et sans lumière… En effet, celle du scooter semble hors service. Nous arriverons malgré tout à bon port!

(22-24 décembre) Kampot

Nous partons pour Kampot, ville située au sud de Phnom Penh. Un bus vient nous chercher à l’hôtel (quel luxe!), on est franchement limite sur le timing (merci qui ? Virginie « le bus sera jamais à l’heure, gnagnagna… » ). Il faut dire qu’on nous donne une marge d’une heure, donc impossible de savoir le moment exact où arrive le bus, et là, pas de chance, nous étions les premiers sur la liste. Après être passé prendre pas mal d’autres touristes, nous nous mettons en route. Le trajet nous paraît court, bien qu’il dure 2h30 (faut dire qu’on a été habitué à pire!). Le chauffeur est sympa, et d’ailleurs, tous les cambodgiens à qui nous avons eu affaire sont agréables et très souriants.

Nous avons réservé dans un hôtel « manoir », un peu excentré. Il est tenu par des occidentaux (comme souvent au Cambodge) qui sont vraiment tranquilles. Peut-être notre meilleur hôtel depuis le début du voyage. Vélos disponibles gratuitement, fruits et petit déjeuner en libre service (cool quand on se lève à midi comme nous :)!) et pas une seule fois on ne nous a embêtés (d’habitude avec notre rythme décalé, les femmes de ménage viennent toquer ou téléphonent à un moment ou un autre). De plus, le bâtiment est bien stylé, et on doit enlever ses chaussures avant de rentrer, ce qui fait que tout est très propre.

Nous prenons notre temps pour visiter Kampot. Le premier soir, après avoir esquivé, non sans mal, le gang des chiens errants, nous allons manger près de la rivière où se succèdent les restaurants à touristes. Pas trop de bouffe khmer du coup (on a mangé du saucisson, si, si, et des plats très classiques). Tout de suite, on prend le coin en horreur. On sera tout de même obligé d’y repasser par la suite car c’est le coeur de la ville.

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Le lendemain, on part se balader en vélo dans la ville et ses alentours.

On tombe sur un petit temple. Un cambodgien attend là et nous encourage à attacher nos vélos…enfin, c’est ce qu’on comprend car il émet des borborygmes pour communiquer et fait beaucoup de gestes, nous en déduisons qu’il est sourd et muet. Cela ne nous empêche pas de le suivre, il nous fait faire le tour du temple et nous mime des explications parfois bien marrantes! Après la visite, nous le quittons en lui laissant un petit pécule, nous avons bien apprécié sa compagnie, et cette visite pour le moins originale.

Nous retournons vers la ville pour en faire un peu le tour (une place avec un gros durian qui est le fruit emblème de la ville, un temple caché, un bassin, les bords de la rivière…). Rien de bien dingue à l’horizon, mais c’est cool de faire du vélo (même si à la base, je déteste ça). Il fait pas mal chaud, alors après 2H de balade, nous rentrons.

Le soir, nous irons manger une marmite de poissons et fruits de mers dans un restaurant portugais franchement bon et bien loin du coin touristique.

Le lendemain, nous allons jusqu’aux marais salants en vélo. Tous les gens nous disent bonjour, surtout les enfants, des poules et autres volailles peuplent la route cahoteuse et poussiéreuse. Le coin est vraiment beau, cette campagne cambodgienne fait vraiment du bien après Phnom Penh.

Le soir, on se fait une petite excursion en bateau pour aller voir les lucioles qui font office de guirlandes dans les arbres du coin, joyeux Noël!! Nous ne pouvons pas partager ça avec vous, certains moments magiques ne peuvent pas être immortalisés, l’obscurité n’aidant pas… Ce soir-là, nous avons appris quelques mots khmers avec le capitaine du bateau qui nous a fait venir à l’avant pour mieux observer les lucioles (les pieds dans les blattes, mais un super moment quand même!).

Puis, nous nous attablons dans un resto local situé dans une petite rue. La tenancière est très gentille et rigole toutes les 2 minutes. Nous goûtons un plat typique, l’amok de poisson (plat à base de lait de coco) et des fruits de mer au poivre de Kampot (ce dernier étant la spécialité du coin, nous en prenons dans presque tous nos plats!). Et deux desserts universels (pour l’instant, on les a trouvés partout sur notre route), le pancake et le banana split!

A peine sortis de là, un mendiant manchot viendra nous demander de l’argent (mais comment va-t-il le prendre?). On suppose que son état est dû à l’explosion d’une mine, les ravages de ces appareils explosifs sont légion dans ce pays. Nous l’avons déjà vu hier et ne lui avons rien donné, donc on se rattrape aujourd’hui.