(2-4 mars) Pyinoolwin

Cette petite ville de montagne est située à quelques kilomètres de Mandalay. Nous prenons un taxi partagé pour nous y rendre en à peu près 1h30. Au départ, on s’apprête à faire le voyage avec une nonne bouddhiste, mais elle l’ouvre un peu trop car le tarif de l’hôtel qui prend une commission ne lui convient pas. Du coup, le personnel de l’hôtel nous jette presque dans la voiture, des fois qu’on fasse une petite révolution nous aussi. Au final, le chauffeur trouvera deux autres passagers sans problème, une petite dame timide et un gars qui dormira sur mon épaule une bonne partie du trajet, tranquillement, sous le regard amusé de Romain qui me dit que je lui fais des infidélités.

L’hôtel est excentré mais on nous file des vélos. Pour une fois que l’on arrive pas trop tard, on décide de visiter direct. On se rend avec difficulté au jardin botanique (le pire trajet à vélo qu’on ait fait…la montagne, ça vous gagne!). On constate que beaucoup de locaux squattent ici.

C’est plutôt joli, l’ambiance est bucolique, avec les parterres de fleurs, un petit lac, des cygnes et…une pagode, pour changer!

On se dirige vers une tour offrant une vue sur les alentours, qui sont en fait très boisés, alors on ne voit pas grand-chose du parc.

On fait presque la fermeture puis sur le chemin, on s’arrête manger un bout dans un resto japonais qui fait aussi boulangerie, combo dîner et achat du petit-dèj’! On fait le chemin retour sans lumières (putains de vélos!) avec, au passage, des attaques de chiens mutants (non, ceci n’est pas un film, c’est la rage de Romain contre les chiens relous qui parle!) Comme si ça n’était pas suffisant, on réussit à se perdre. On demande notre chemin plusieurs fois, tout le monde est très gentil avec nous mais les directions qu’on nous donne sont assez floues, voire contradictoires. En plus, on essaye d’éviter les ruelles sombres, dont surgissent souvent nos amis à quatre pattes. Au bout d’un moment, un mec propose de nous guider en moto, on veut lui donner un peu d’argent en remerciement mais il dit que ce n’est pas la peine (la gentillesse incarnée ces birmans!). Merci mec, sans toi, on était loin de retrouver notre chemin. Après cette rude soirée, on vient toquer à notre porte de chambre. C’est le staff de l’hôtel, super sympa, qui nous amène des smoothies à la fraise. On se dit après l’effort, le réconfort, mais même le lendemain, on y aura encore droit, ils sont juste adorables.

Le lendemain, on se paie un petit tour de calèche pour faire un tour en ville. Nous les avons repérées hier car celles-ci sont très jolies. Après la calèche, je vais m’acheter des chaussures (pas chères), sûrement de la contrefaçon, mais bon. Les vendeuses ont l’air d’avoir 15 ans et sont une dizaine autour de moi…un peu stressant, surtout qu’on ne peut pas dire que je sente bon des pieds en mettant les mêmes chaussures tous les jours depuis 6 mois!

Après cela, direction un épicier pour s’acheter de l’eau, mais celui-ci n’est pas là. On attend un moment et des gens dans le magasin vont chercher le proprio. C’est pas mal ça, d’abandonner sa boutique, preuve de la grande confiance qui règne dans le pays et de l’absence même du concept de vol.

Une fois notre bouteille d’eau achetée, je me fais violence et décide d’aller chez le coiffeur. J’ai trop de cheveux et il fait chaud, ça ne fait pas bon ménage. Il y a justement un coiffeur en face de l’épicier, et je dis à Virginie, à moitié en rigolant en lui montrant un mec de l’épicerie, que c’est sûrement le coiffeur. Je ne croyais pas si bien dire, c’est bien lui. Le salon est vide, on me met une (fausse) blouse L’Oréal et c’est parti. On a amené une photo d’identité pour que le mec ne fasse pas n’importe quoi, mais je suis tout de même un poil sceptique.

Au final, le type s’en tire très bien. Après la coupe, il me propose un shampoing (euh, chez nous, c’est dans l’autre sens il me semble :)!). Je dis pourquoi pas. Et là, je vis une expérience unique. Le mec m’amène dans une salle avec des sortes de tables de massage et me dit de m’allonger. Je m’exécute. Et là, pendant environ 15 minutes, le mec, en plus de me laver les cheveux 3 fois, me masse le crâne et le cuir chevelu dans tous les sens. Enfin quand je dis masser, il tapote sans arrêt un peu partout et de manière extrêmement rapide. A un moment, il m’enroule la serviette autour du crâne et tire fort par en-dessous. A un autre, il met ses doigts au niveau de mes yeux et tire assez fort en arrière. Je me retiens parfois de rigoler, et à d’autres moments, j’ai carrément mal, mais au final, l’ensemble reste plaisant. Une fois fini, tout ça me coûte 2 euros… Le retour en France va être difficile!

Après une petite marche à travers la ville, on s’arrête pour manger au marché de nuit. Disons que ça n’a pas été évident d’obtenir notre plat de nouilles. Les gens sont très gentils mais ont un peu le syndrome chinois: ne parlent pas un mot d’anglais et ont limite peur de nous. C’était bon et copieux, on n’en demande pas plus.

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(27 février-2 mars) Mandalay

Après 6 heures de bus, nous arrivons à Mandalay, deuxième plus grosse ville du pays. On se fait déposer juste devant notre hôtel, c’est un bus à la carte (et le seul où l’on verra des touristes…c’est à se demander comment les autres se déplacent dans ce pays).

Le premier jour, nous marchons énormément pour aller voir le plus gros livre du monde. Comme un enfant, je m’imagine un livre tel qu’on le connaît mais gigantesque.

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Que nenni! Il s’agit en fait de plusieurs stèles de pierre sur lesquelles on peut voir des gravures qui font donc partie d’un seul et même texte (apparemment, il a fallu 2400 moines et 6 mois non stop pour en lire l’intégralité! dixit le Lonely Planet). L’endroit est bien joli, avec toutes ces stupas qui se suivent.

Nous nous rendons sur une colline à côté qui offre une vue sur la ville. Il faut encore monter pieds nus, car c’est un lieu sacré, il y en a tous les dix mètres dans ce pays. A la différence de ces voisins, la Birmanie est un pays où l’on se déchausse dès l’entrée sur le site religieux, et non pas juste avant de rentrer dans un temple.

Virginie pose pour une photo avec deux jeunes filles du coin, puis nous arrivons en haut. La vue est sympa, mais la ville pas spécialement belle. Pas grave, le jeu en valait quand même la chandelle, surtout que nous pouvons admirer un petit écureuil de très près en redescendant.

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Après ça, nous marchons encore un bon moment, nous avons quasiment fait le tour du Palais Royal qui est entouré de douves et qui est immense. Enfin, nous nous arrêtons dans un restaurant qui est infesté de moustiques et où nous commandons bien trop de nourriture. Une fois n’est pas coutume, on a un peu abandonné la fin de notre repas thaï et fui l’endroit.

Le lendemain, rien de spécial, je suis encore bien malade. On décide donc de rester un jour de plus, et nous nous contentons de nous rendre au pont U-bein en fin de journée. C’est un pont en teck au milieu d’un paysage superbe, et on y vient pour admirer le coucher du soleil. Nous nous y rendons avec un tuk-tuk local qui ne s’encombre pas de bancs, on voyage donc assis sur un tapis dans le cul du camion, peu banal.

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Nous ne sommes pas déçus par le site, c’est très joli. Le pont branle un peu, d’autant qu’à cette heure-ci, il y a foule, mais on suppose que c’est très solide malgré tout.

Locaux, touristes, bonzes…tout le monde vient pour la même chose et on comprend pourquoi. C’était magique.

Romain remis sur pieds, nous décidons de faire une excursion dans l’une des anciennes capitales royales dans les alentours de Mandalay. Nous louons les services d’un taxi pour nous y emmener et nous ramener. Après un bon bout de chemin, nous arrivons à Inwa (ou Ava…encore une fois, deux noms différents pour la même ville, c’est monnaie courante dans les parages). Là, il faut prendre un bateau pour traverser l’eau et rejoindre le village.

Nous sommes juste tous les deux et arrivés de l’autre côté, de nombreux touristes attendent pour le trajet retour. Il faut dire qu’on arrive alors que l’aprem est déjà bien entamé mais tant mieux, on ne croisera strictement personne durant nos visites.

Une fois n’est pas coutume, on se paye le tour classique en charrette des sites à voir. En même temps, le faire à pied était irréalisable et ça participe au charme de la visite. De plus, notre « charretier » est très sympa, il propose à Romain de monter devant, à côté de lui, pour prendre de meilleures photos et se précipite pour m’ouvrir la porte de la charrette (bon, c’est aussi parce que la première fois, j’ai sauté par-dessus, ça l’a bien fait marrer mais il a dû se dire que je ne savais pas ouvrir la porte!). Sans vouloir offenser notre monture qui fait du mieux qu’elle peut, ça secoue pas mal dans la carriole mais les paysages sont somptueux, entre rizières vertes, pagodes et champs de bananiers, et on croise des gens très souriants qui nous saluent chaleureusement.

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Premier stop, un monastère tout en bois sombre (du teck encore) avec des piliers gigantesques et de jolies sculptures. C’est un coup à se mettre des échardes dans les pieds par contre!

A notre demande, le chauffeur nous arrête devant un site de ruines, des stupas que l’on avait aperçues en passant. Deux gamins essayant de nous vendre des babioles nous suivront tout le long de notre visite (même s’ils s’évertuent à nous répéter en français « à tout à l’heure »…on aurait peut-être dû essayer de leur expliquer le concept!). L’avantage, c’est qu’ils nous ont montré des trucs cachés et qu’ils nous ont bien fait marrer quand même (à la fin, ils essayaient de nous vendre des fleurs tombées au sol les petits rigolos!)

Puis, on fait un rapide arrêt au niveau d’une tour d’horloge qui ne date pas d’hier mais on ne peut pas y monter… Faut dire que la tour de Pise fait pâle figure à côté de celle-là, qui a l’air pas mal délabrée en prime.

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Pour finir, nous avons visité un deuxième monastère n’ayant rien à voir avec le premier, tout en pierre, datant du XIXème siècle et atypique, apparemment. Une visite agréable alors que le soleil commençait à décliner, donnant une teinte particulière à la pierre.

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Retour au bateau et on rentre sur Mandalay. Nous sommes finalement restés plus longtemps que prévu, mais aucun regret, si ce n’est que nous n’aurons pas goûté l’anus de poulet au barbecue qui fait partie des spécialités du coin! Il y a des moments où il ne faut pas tenter le diable! On a beaucoup mangé dans des « beer stations » ici, des restos qui servent des plats à tendance chinoise et qui, comme leur nom l’indique, servent également de la bière pression. A vos chopines!

 

 

(24-27 février) Bagan

10h de bus sont nécessaires pour rejoindre Bagan et ses 3000 sites religieux. Je suis aplati comme une crêpe, du coup, je m’endors tôt (pour une fois). Réveil plus raisonnable que d’habitude donc, et location de scooter électrique pour parcourir le coin des temples.

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On a pas mal parlé du fait de visiter des ruines et des temples après Angkor et souvent de la déception qui s’ensuivait. Mais alors là, pour le coup, on se prend une sacrée gifle. L’endroit est vraiment peuplé de milliers d’édifices, et quand on arrive à monter sur l’un d’entre eux (pour une fois, on a de la chance car ce ne sera plus possible dès le 1er mars afin de freiner la détérioration des plus vieux temples et également car certains touristes se montrent irrespectueux…), on se rend compte que tout ça s’étale à perte de vue. Du coup, même si l’endroit est très touristique, on se retrouve souvent seuls au milieu de la pampa, c’est très agréable en plus d’être très beau.

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Fait notable du jour, Virginie n’a pas vu un serpent s’approchant d’elle, vu qu’elle était occupée à prendre une photo, mais au final, ce dernier a bien compris qu’il n’avait aucune chance et a pris la tangente! Sinon, un phasme (l’insecte qui se fait passer pour une branche, mais tu sais mon gars, ça fonctionne mieux sur un arbre, hein!) avait élu domicile sur ma chaussure pendant une visite (vous savez, il faut enlever ses chaussures et chaussettes avant d’entrer dans les lieux sacrés dans la plupart des pays d’Asie). Moins flippant que le serpent, c’est sûr, mais bon…

On passe donc pas loin de 6h à parcourir le coin, émerveillés, amusés. Nous sommes choqués que l’endroit ne soit pas inscrit au patrimoine de l’Unesco mais Virginie m’explique que c’est parce que certaines restaurations n’ont pas été faites dans les règles.

A midi, on se retrouve pas loin d’un embarcadère d’où on a une superbe vue sur l’Irrawaddy et on décide de becter dans le coin. On choisit un petit boui-boui pas franchement engageant, comme à notre habitude. Faut dire qu’on n’a pas encore eu l’impression de manger « local » dans ce pays. Résultat des courses, trois morceaux de porc baignant dans une sauce suspecte et 20 mini bols remplis de choses suspectes également, plus un dessert ressemblant à des morceaux de sucre plus ou moins travaillés (on apprendra plus tard que c’est le dessert type birman, à base de sucre de palme). Pas dégueu, pas incroyable non plus.

On reprend la route, rassasiés. Le scooter électrique, c’est pas toujours évident à cause du sable à certains endroits, surtout quand on choisit de se déplacer par les petits chemins, ce qui nous vaudra une petite chute sans gravité.

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Après quelques heures de balade, nous nous rendons en ville pour manger un curry. Nous choisissons un restaurant collé à un temple pour rester dans l’ambiance.

Le lendemain, rebelote, on enfourche le scooter électrique et on va se faire d’autres temples. Faut dire que c’est pas facile de s’y retrouver tellement il y en a. De plus, la zone est immense. Mais la balade apporte autant de plaisir que les monuments en eux-mêmes (« le bonheur n’est pas une destination, c’est une façon de voyager! »). On se retrouve parfois au milieu de nulle part, et à d’autres moments, on visite des temples beaucoup plus fréquentés.

On a donc le droit aux vendeurs relous qui prennent vos chaussures en otage pour qu’on passe dans leur boutique avant de repartir. Heureusement qu’on a besoin d’acheter quelques souvenirs! Le truc chiant, c’est que quand on a fini nos achats, c’est une autre vendeuse qui nous les emballe. Pourquoi donc me direz-vous? Et bah, pour vous convaincre d’acheter également dans sa boutique à elle! Mais faut pas déconner, on n’est pas Microsoft, on ne va tout pas acheter, donc on reste ferme et on se casse. Parfois, être perçu comme un porte-monnaie ambulant est harassant, mais bon, autant s’habituer, le mois prochain on sera en Inde et on sait qu’ici, ce n’est rien comparé à ce qui nous attend là-bas.

Pour clôturer la journée, on monte sur un des temples les plus hauts, où l’on a donc une superbe vue sur l’ensemble de la zone. C’est époustouflant cette multitude de monuments religieux, on pourrait aisément se croire sur une autre planète. On comprend que beaucoup se paie la balade en montgolfière, bien trop chère pour nous, et de toute façon, j’ai le vertige.

On croise pas mal de birmans sympas sur la route et beaucoup d’écureuils aussi.

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Le soir, on va manger dans un petit restaurant tout mignon. Pas d’expérience culinaire la veille de gros trajets en bus, car pas de toilettes dans ceux-ci, et pas sûr que le marron aille avec la couleur des rideaux! De toute façon, la ville où on loge regorge de jolis restos faits pour les touristes. On goûtera malgré tout un plat typique, la salade aux feuilles de thé.

(22-23 février) Yangon

Nous passerons deux jours à Yangon, ville plus connue par chez nous sous le nom de Rangoon. De même que nous appelons le Myanmar la Birmanie.

Nous allons visiter le temple incontournable de la ville, mais également un des lieux religieux les plus importants du pays: Schwedagon Paya.

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Nous nous y rendons en taxi car c’est loin et la ville est immense. On nous dépose en bas de marches. Comme d’habitude, il faut enlever ses chaussures, mais dans ce pays, les chaussettes aussi sont proscrites. Nous montons donc les marches pieds nus, le long des boutiques qui parsèment le chemin.

On nous regarde pas mal, ça nous manquait depuis la Chine! Arrivés en haut après avoir acheter nos  « autocollants » (les billets sont des stickers qu’on vous colle dessus), nous sommes sonnés par l’immensité et la beauté du lieu. Une énorme stupa se dresse au milieu, et de part et d’autre, de nombreux édifices religieux s’érigent. Il y a un peu de monde, on fait le tour deux fois pour être sûrs de ne rien manquer. Nous qui pensions que ça commençait à bien faire les temples, nous sommes ravis. Il faut dire que ce pays se démarque des précédents à ce niveau-là.

Nous contournons l’endroit pour rejoindre un parc juste à côté (à condition de réussir à traverser la route, ce qui n’est encore pas une mince affaire). On peut profiter d’une vue de loin du temple, et en plus, l’endroit est bucolique à souhait.

On fait une petite pause pour s’acheter des twists de pommes de terre. On a souvent lorgné dessus, notamment en Chine, mais sans goûter. Cependant, la forme originale de ce snack rend le truc marrant, d’autant que le légume est enroulé autour d’une saucisse.

On arrête de flâner pour se diriger vers un lac dans le quartier. Nous y rendre nous coûte quand même une petite trotte, et nous n’en ferons pas le tour complet faute d’énergie et de motivation. On va dire que ça ne casse pas trois pattes à un canard, et on a l’impression de devoir traverser des habitations par endroits. Non pas que ça pose problème, les gens du coin nous saluant même alors qu’ils se lavent dehors, mais c’est plutôt nous qui avons l’impression de déranger. Nous nous arrêtons donc manger thaï au bord du lac puis nous rentrons à l’hôtel, la chaleur et la marche ayant eu raison de nous.

Pour notre deuxième jour, direction le centre-ville. Le chauffeur de taxi nous dépose au niveau d’un rond-point occupé par une pagode. On en profite pour s’arrêter dans ce lieu atypique.

Puis, on se promène dans le quartier, entre bâtiments coloniaux et immeubles surchargés, traversant la foule et les marchés. Ce que nous recherchons dans ce joyeux bordel, c’est un cinéma. Après avoir fait le tour de l’immeuble dans lequel il est censé se trouver, on abandonne et on se rabat sur les cinémas vus sur la route.

On achète nos places puis on va dîner dans un « sky bar » offrant une vue panoramique sur la ville. L’endroit fait plutôt classe, alors qu’en bas, on se croirait en Inde.

Après quelques bières et un bon repas, nous nous rendons à notre séance. Nous avons pris des places sur le balcon. On a bien fait car la salle est blindée. L’ambiance est bonne, et pas de silence religieux comme on peut y être habitué chez nous. Les birmans rigolent beaucoup dès les bandes annonces qui sont, il faut le dire, assez désopilantes. Nous passons donc un excellent moment.

(21 février) Arrivée au Myanmar

Nous arrivons en Birmanie après un court trajet en avion, ponctué de réflexions d’enfants qui apparemment connaissent leurs premières expériences de vol, « Papa, j’ai peur », « Maman, on dirait qu’ils perdent le contrôle », «  on va s’écraser » …j’en passe et des meilleures! Pour leur défense, il est vrai que le vol était un peu agité.

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Le passage à l’immigration se passe aisément, on retire de l’argent et on se retrouve vite devant un comptoir de taxis. On nous accompagne aux véhicules et là, plein de mecs avec des serviettes de bain accrochées à la taille, nous attendent. Virginie m’explique que ce sont des longyi (sorte de sarongs), je lui demande si ça existe pour homme car je trouve que ça ne fait pas très masculin.

Notre chauffeur est très chaleureux et maîtrise l’anglais. Il nous explique où on est situé, et nous indique la gare ferroviaire ainsi que la gare routière. Nous arrivons à l’hôtel où l’hôtesse d’accueil a plein de crème solaire sur les joues. Ah non, Virginie m’explique que c’est du thanaka (un produit cosmétique), qu’ils se mettent ça tout le temps dans ce pays-là et que si c’est mal étalé, c’est fait exprès. Décidément, je ne comprends rien à rien!

Après un peu de repos, nous ressortons pour aller admirer un Bouddha allongé. On prend un taxi pour s’y rendre. Une fois sur place, nous sommes impressionnés par la taille du monsieur mais aussi interloqués par son vernis à ongle rose.

A un moment, lors de la visite, un mec nous interpelle. Il semble vouloir nous montrer des choses aux alentours. On sait qu’on va sûrement payer quelque chose, mais on accepte, on ne l’a pas assez fait. Et on a bien fait! Il nous emmène dans les quartiers des moines qui sont tous très accueillants et qui veulent être pris en photo, dont un moine minuscule, mais pas vraiment un nain, plutôt un pygmée blanc… Bref… A un moment, un moine me dit qu’on va me raser la tête et la barbe, me mettre une toge et que demain, je laisserai Virginie à la maison et que je viendrai faire 7h de méditation avec lui. C’est tentant mais non merci. Il nous emmène dans des endroits où nous ne serions jamais allés seuls, notamment une salle de méditation. On ne regrette pas la visite.

Une fois celle-ci terminée, on le remercie et on lui glisse quelques petits billets. Puis, nous nous mettons en quête de nourriture. C’est le bazar dans la rue, beaucoup de bruit. La circulation est conséquente et il n’y a pas de passage piétons. D’ailleurs, la plupart des gens traversent en courant, l’inverse de ce qu’on m’a appris. On repère une sorte de gros centre commercial et nous décidons d’aller y manger. Après avoir manqué de se faire renverser par un bus qui s’amusait à faire des zigzags, nous y parvenons enfin. Le contraste entre le centre commercial et le reste de la ville est saisissant. Celui-ci fait très moderne et confine au luxe, la ville est un peu plus vétuste. 

(18-20 février) Ayutthaya

Ayutthaya constitue la dernière étape avant Bangkok et notre vol pour la Birmanie. Pour nous y rendre, un petit trajet en bus de 6h s’impose, mais dans un bus grande classe et confortable! Nous sommes même accueillis par une hôtesse (c’est bien la première fois que l’on voit ça) qui nous conduit à nos places et nous amène eau et paquets de biscuits.

Ancienne capitale du royaume de Siam, nous venons encore une fois admirer des « temples en ruine » à Ayutthaya. L’auberge dans laquelle nous logeons est superbe, elle s’inscrit facilement dans le top 5 de nos logements les plus cools depuis le début du voyage. Café en libre service, micro-ondes, bananes et petits gâteaux sont disponibles. La déco avec des ombrelles au plafond est top.

Bref, fin du moment Valérie Damidot et retour à l’essentiel! Nous louons des vélos pour notre seule journée pleine dans le coin, en route pour les vestiges! Pour le coup, c’est beaucoup plus fréquenté que Sukhothaï (normal, ce n’est situé qu’à une heure de Bangkok). Pour la tranquillité, on repassera… En plus, la circulation, même à l’intérieur du parc rend la balade pour les cyclistes peu agréable. Et quand les éléphants s’ajoutent à ça!!

Rien de notable dans les temples, à part la tête de Bouddha coincé dans un arbre qu’on peut trouver dans l’un des plus célèbres…et les arrières petits-enfants de Batman qui dorment dans un autre!

Sur le chemin du retour, nous passons par la « rotee road », route qui porte ce nom en raison des crêpes (rotee) qui y sont vendues. La particularité de ces petites douceurs, c’est qu’elles sont multicolores et relèvent d’un recette particulière. Non, ce ne sont pas de vieilles perruques défraîchies que vous pouvez voir sur la photo. L’étrange matière dont sont fourrées ces crêpes dopées aux colorants, c’est tout bonnement quelque chose proche de la barbe à papa. On s’arrête donc dans une des multiples échoppes sur le bord de la route pour goûter ça. On en demande deux à emporter, mais la dame, dans son extrême générosité, nous file carrément un sac. Ce soir, c’est crêpe party à la guesthouse!

Nous aurions aimé aller à Bangkok en bateau, car c’est sans doute la façon la plus agréable de circuler dans Ayutthaya, mais pas de navettes entre les villes, juste des croisières en tours organisés. Nous n’avons pas le temps pour ça et nous nous rabattons donc sur le train, que nous n’avons pas pris depuis un bon bout de temps. De plus, ça nous permet de ne pas nous rendre en centre-ville, le train s’arrêtant près de l’aéroport, là où nous logeons.

Le lendemain, direction la gare. Après avoir acheté nos tickets, nous tâchons de nous rendre sur notre quai. Impossible de trouver comment le rejoindre. On nous explique qu’il faut traverser les rails. D’accord…nous, on cherchait un tunnel ou un pont! Bien qu’à 1h de Bangkok, nous mettrons 3h pour rejoindre notre hôtel. Le train n’est ni ponctuel, ni rapide et décide de s’arrêter un bon moment entre deux gares pour une raison qui restera inconnue. Une fois arrivés à Don Mueang, c’est le taxi qui s’y met. Le bougre nous fait passer 1h dans son véhicule car il se trompe de route (involontairement ou pas, allez savoir!) et on se tape des embouteillages en prime. Et voilà comment un court trajet se transforme en après-midi passé dans les transports! Après un hotpot de rue et un peu de glandouille pour terminer la journée, départ pour la Birmanie demain.

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On vous écrit actuellement de Birmanie où la connexion internet n’est pas notre amie, lente et capricieuse (semblable à une connexion AOL des années 90!). Ne vous étonnez pas si vous n’avez pas de nos nouvelles. On va faire ce que l’on peut mais ça risque d’être difficile de tenir notre carnet de voyage à jour.

 

 

 

 

(15-17 février) Sukhothaï

Nous arrivons aujourd’hui à Sukhothaï, ancienne capitale des temps lointains, où nous passerons deux jours. Il nous faut tout de même 6 heures de bus pour rejoindre cette ville. 

Notre journée se terminera devant de bons petits plats. La Thaïlande a le mérite d’avoir une plus grande diversité culinaire que les deux derniers pays que l’on a traversés. Au menu, du poulet et une salade de papaye frite, des amuse-gueules thaïs, ou du porc à la citronnelle.

Nous sommes agréablement surpris car il semble y avoir bien moins de monde qu’à Chiang Mai, c’est donc plus reposant. Nous empruntons des vélos dans notre hôtel pour aller visiter le parc historique. C’est pour les fameux temples qui s’y trouvent que cette bourgade est connue. Nous en faisons vite le tour, ce n’est pas bien grand. C’est joli et paisible, même si, bien sûr, les vestiges nous paraissent un peu fades après Angkor. C’est le problème quand on visite de tels lieux les uns après les autres sur un court laps de temps. Par contre, le site d’Angkor était tout de même bien plus fréquenté. On appréciera donc grandement ces deux jours de balade à vélo, presque seuls à certains endroits.

Même en dehors du parc, il y a pas mal de temples. On en visite la plupart en esquivant de justesse des chiens parfois très agressifs sur le chemin. Depuis le début du voyage, jamais nous n’avions été aussi embêtés par les chiens errants. Par deux fois, en passant en vélo à côté d’eux, j’ai vraiment cru me faire mordre, ce qui m’a forcé à faire de grosses embardées et à accélérer dangereusement. Heureusement, plus de peur que de mal au final. Mis à part ça, la balade à vélo dans la campagne environnante a été presque plus sympa que la visite des ruines en elle-même.

Rien de notable en ce qui concerne les autres restaurants que l’on a testé dans la ville, à part beaucoup d’oublis de la part des serveuses. Une fois, Virginie a même fini de manger avant moi tellement j’ai attendu, c’est pour vous dire! En plus, la nourriture restait correcte mais on sent quand même qu’elle n’était pas très authentique. Malgré tout, nous avons goûté quelques currys plutôt bons et du poulet grillé avec des feuilles de pandanus.

(11-15 février) Chiang Mai

Nous nous rendons à la station de bus pour en prendre un en direction de Chiang Mai. Nous avons une petite heure devant nous, ce qui nous permet d’aller manger un morceau. Puis, c’est parti pour 4h de route qui s’avère être un peu tortueuse. En règle générale, lorsque le chauffeur distribue des sacs à vomi, on sait à quoi s’attendre!

Une fois arrivés, on s’adresse à la borne de taxis pour aller à notre guesthouse qui n’est pas vraiment dans le centre. Celle-ci ne semble pas être très connue, mais le chauffeur qui nous emmène voit où c’est. On a l’impression de ne pas avoir pris de taxis depuis une éternité! Bon, effectivement nous ne sommes pas dans le coeur de la ville, au creux des remparts, mais cela nous permettra d’être au calme, loin de l’agitation.

Que dire de Chiang Mai? Une ville à taille humaine plutôt agréable la journée, avec ses dédales de petites rues, mais un peu trop surchargée de touristes qui doivent revenir de leurs excursions le soir venu. Pour notre part, nous avons choisi d’explorer la ville uniquement et non ses alentours, à notre rythme, sans courir.

Chiang Mai est une ville truffée de temples. Impossible de marcher sans en croiser un, nous en verrons donc beaucoup. Nous visitons évidemment les plus réputés de la ville, comme le Wat Chedi Luang.

Pour les autres, quelques photos en vrac…

Au hasard des rues, nous sommes tombés sur plusieurs petits temples très jolis. Malheureusement, nous avons perdu une partie de nos photos de Chiang Mai… Néanmoins, il nous reste l’un des plus beaux à vous faire partager…

Un truc un peu insolite, ce sont les statues très réalistes de moines que l’on peut voir dans beaucoup de temples. On s’est même demandé s’ils n’étaient pas empaillés tellement c’était bluffant!

Sans le vouloir, nous nous sommes retrouvés à visiter Chiang Mai un week-end. Or, il y a chaque semaine un marché le samedi et un autre le dimanche. Nous sommes plutôt bien tombés! Nous en avons donc profité. Nous y sommes allés dès l’ouverture vers 16h, et à juste titre car dès le début de soirée, le marché se remplit de badauds et il devient compliqué de se déplacer comme on veut. Les marchés sont en plein centre, jouxtant les temples.

Après la balade et le shopping, on a fait nos courses de nourriture pour le repas du soir, car dans les marchés d’Asie, il y a toujours l’embarras du choix niveau bouffe. Pour exemple, des nouilles (classique!), sandwich frit (plus original!) ou le dessert typique thaï, de la mangue servie avec du riz collant.

(9-11 février) Chiang Rai

Comme dans une grande partie du Laos, ici, seul le Mékong nous sépare de la Thaïlande. C’est d’ailleurs marrant de se dire que c’est un autre pays lorsqu’on regarde sur la rive d’en face. Malgré tout, il ne suffit pas de prendre un bateau et de traverser pour être en Thaïlande, ça serait trop simple! Il nous faut prendre un tuk-tuk pour nous emmener au poste frontalier à une petite trotte de là.

Une fois sur place, nous changeons de pays les doigts dans le nez. Pas d’arnaque à la température (le matériel est là mais point de faux médecins pour nous mettre le thermomètre dans le fondement!), pas de bakchich à payer, que ce soit pour sortir du Laos ou pour rentrer en Thaïlande. Rien à voir avec notre précédent passage de frontière, mais on ne va pas s’en plaindre, hein? Un peu de simplicité ne fait de mal à personne! Alors, on dit au revoir au Laos et avant de pouvoir passer de l’autre côté, on attend dans un bus vide son départ, et on traverse enfin le grand pont qui nous fait passer de l’autre côté. Et voilou! On est en Thaïlande, fastoche!

Il nous faut reprendre un tuk-tuk pour rejoindre Chiang Kong, la ville la plus proche. A peine descendus, on vient nous aborder pour nous faire monter dans un bus local pour Chiang Rai, notre point de chute. On ne se fait pas prier, et quelques minutes plus tard, nous voilà partis, en compagnie de nombreux thaïs et de bonzes. Les paysages sont proches de ceux du Laos mais le voyage n’en est pas moins agréable.

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2H30 plus tard, nous sommes à Chiang Rai, où nous trouvons notre hôtel en deux secondes, il est bien loin le temps de la Chine! Celui-ci est proche de la gare, Chiang Rai n’étant qu’une courte étape sur notre route. Au départ, nous souhaitions uniquement rejoindre Chiang Mai pour y prendre un avion vers la Birmanie (que l’on ne peut atteindre autrement que par voie aérienne, en partie à cause du e-visa), mais les prix étant élevés et le trajet ayant obligatoirement une escale à Bangkok, nous avons décidé de rallier la capitale par voie terrestre pour économiser et voir un peu du pays même si ça n’était pas prévu au départ.

Le soir, nous nous rendons au marché pour manger tout en regardant un petit spectacle de chants, danses, etc…

Nous sommes estomaqués par le nombre de touristes, mais nous nous y attendions. Néanmoins, nous mangeons bien (tilapia sauce mangue ou salade à la citronnelle…) et apprécions ce moment.

Le lendemain, direction le temple blanc. Construit par un artiste en honneur au roi, ce temple très récent, datant de 1997, a, comme son nom l’indique, la particularité d’être monochrome.

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Nous prenons un bus local pour nous y rendre. On paie donc vraiment pas cher, par contre, on doit attendre un peu qu’il se remplisse. Une fois sur place, le temple blanc est noir de monde (le comble!). Heureusement, la fermeture étant proche, beaucoup de gens partent et nous profitons quand même de notre rapide visite. Il est très différent de ce que nous avons l’habitude de voir. En effet, dès l’entrée, on trouve une statue de Predator et un arbre avec des têtes pendantes.

Nous franchissons le petit pont sur l’eau qui nous amène à une salle où cohabitent une statue de Bouddha devant laquelle des fidèles viennent se recueillir, mais aussi des dessins de personnages fictifs modernes (Spiderman, un Minion, Néo de Matrix…). Malheureusement, photos interdites à l’intérieur! Tout ça est pour le moins original et amusant.

Les jardins sont également truffés de super-héros, crânes et autres héros de films, qui contrastent fortement avec l’aspect spirituel d’un temple.

Tout est travaillé dans les moindres détails. Et quand on dit tout, c’est vraiment tout, jusqu’aux toilettes ou cônes de Lübeck!!

Le retour s’avère plus compliqué, nous ne trouvons pas de bus partant du temple. Il va donc nous falloir en arrêter un sur la route. On marche un moment à scruter les véhicules qui passent, mais aucun bus à l’horizon! On décide de marcher un maximum et d’arrêter un taxi si l’on en marre et qu’on n’a pas croisé de bus entre-temps. Le destin prend les choses en main. Une conductrice s’arrête et nous propose de nous emmener jusqu’à la ville à l’arrière de son pick-up. Voilà, un moyen de transport peu commun que l’on n’avait pas encore testé. C’est donc cheveux au vent que nous rentrerons à Chiang Rai.

Nous retournons manger au marché, mais dans une autre partie. Là, de nombreuses échoppes proposant divers types de nourriture encerclent un espace avec des tables. On a donc l’embarras du choix! En prime, nous avons encore le droit à un spectacle (soyons honnêtes, c’est un peu le même que la veille!)

 

 

(7-9 février) Au fil du Mékong…

Nous avons traversé le pays en remontant le long du célèbre Mékong… Il était donc tout naturel de quitter le Laos par le même chemin. Et une croisière semblait être la meilleure option qui s’offrait à nous.

Réveil très matinal puis trajet en tuk-tuk jusqu’au point d’arrimage. Nous passerons nos 2 prochains jours sur un long bateau de bois, doté de sièges de…bus! (ça nous aurait embêté de passer 8h d’affilée sur des bancs de bois!).

Les passagers sont autant de touristes que de locaux car le flux touristique se fait plus dans l’autre sens, de la Thaïlande vers le Laos. Décidément, même sans le vouloir, on fait toujours les choses à contre-courant! Tant mieux pour nous, il y a moins de monde. Avant le départ, on voit partir le bateau express, bien plus rapide mais bien plus dangereux pour les passagers et l’écosystème du Mékong. On peut voir les passagers enfiler leurs casques (oui, oui, pour faire du bateau!) et partir à toute allure en nous faisant un petit salut pour nous narguer. Ils auront le mérite de nous avoir bien fait rigoler avant de s’écraser lamentablement contre un rocher et d’y trouver la mort! (humour, je précise!)

On vous dépeint un peu le tableau: Emmitouflés jusqu’au nez, bien assis sur notre banquette, à scruter le paysage alors que le soleil timide tarde à se montrer. C’est quand même une façon agréable de voyager, et ça change du bus! Chaque virage offre un nouveau panorama, et nous sommes, une fois de plus, ravis de profiter des rives de ce fleuve. Et puis, au bout d’un moment, le soleil finit par pointer le bout de son nez pour nous réchauffer un peu, alors… De temps en temps, le bateau s’arrête au milieu de nulle part pour déposer ou prendre des gens au passage.

On arrive à Pakbeng, la ville escale où tout le monde dort, vers 17h. A peine descendus, on essaye de nous vendre des chambres d’hôtels, mais on décide de s’éloigner de là. Un peu plus au calme, mais sans être trop loin du port non plus, on décide de suivre un jeune homme sympathique pour voir les chambres qu’il propose. Banco, une chambre correcte à un prix correct à un emplacement stratégique (on pense au départ matinal du lendemain!). Et en plus, on peut commander en avance nos sandwichs pour le trajet de demain, pas besoin d’attendre ou de courir acheter un truc avant de prendre le bateau. Une aubaine, d’autant qu’il n’y a pratiquement rien à manger à bord, on en a fait les frais la veille…

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Pakbeng est une petite ville où les gens font escale essentiellement, qu’ils viennent du Laos comme nous, ou de Thaïlande (en bien plus grand nombre, au point d’envahir la ville!). Rien de bien folichon à signaler du coup.

Le lendemain, on attrape nos sandwichs (merci maman!) et direction notre nouveau bateau (similaire au précédent de toute façon). C’est reparti pour un tour, il fait toujours aussi froid le matin mais les paysages sont presque  plus jolis.

On se la coule douce, filant sur l’eau, lorsque tout à coup, on voit le copilote se jeter sur le gouvernail avec le conducteur, essayant de redresser la barre. On fonce droit sur des rochers… Ils finissent par éteindre le moteur, et tentent d’utiliser une perche pour éviter le contact, mais rien n’y fait, on finit quand même par rentrer dedans. Bon, le bateau ne coule pas, c’est bon signe! C’est solide ces choses-là! Sur cette portion, l’eau est plus agitée, et des sortes de courants contraires rendent la navigation plus difficile. Pas facile de slalomer entre les rochers au milieu en évitant ça. En tout cas, plus de peur que de mal. Nous repartons tous soulagés.

Un peu plus tard, le même scénario semble recommencer. Sauf que cette fois-ci, c’est volontaire. L’équipage a semble-t-il décidé de s’arrêter pour redresser le devant du bateau à coups de massue (stratégie intéressante!). Bon, finalement, il en a quand même pris un coup tout à l’heure le pauvre! Les « travaux » terminés, on reprend la route (enfin l’eau) sans interruption jusqu’à Huay Xai, la ville frontalière de la Thaïlande.

Alors que tout le monde semble aller directement traverser la frontière, nous décidons de dormir dans le coin. On ne cherche pas bien loin, et on va se trouver une chambre dans l’hôtel qui surplombe le Mékong, juste à l’arrivée. Le cadre est superbe pour notre dernière nuit au Laos.

La ville est un peu morte et semble étalée tout le long du fleuve. Notre balade dans les rues nous amènera dans un petit resto local dont la spécialité est le barbecue. Soit, ça sera donc barbecue ce soir, mais à l’ancienne. On nous amène de la viande, des oeufs, des légumes, des herbes en quantité que l’on fait cuire sur un pot plein de braises. Un régal!

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