(20-22 mai) Hiroshima, mon amour

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Aujourd’hui, départ pour Hiroshima, ville tristement célèbre pour la première bombe atomique de l’histoire qui y a été lancée, connue sous le nom de « little boy ». Ce petit garçon a quand même fait environ 300 000 morts à son impact et plus encore à long terme. Le dôme d’Hiroshima, vestige funèbre de la bombe A, laissé tel quel pour que les gens se souviennent, est le principal monument à voir de la ville.

A côté se trouve le parc de la paix, où sont parsemés de nombreux monuments commémoratifs. Nous avons du mal à comprendre comment certains touristes peuvent affectionner de se prendre en photo devant des monuments en hommage aux victimes…triste époque, où l’indécence est encouragée par les nouvelles technologies.

Ensuite, nous visitons le mémorial. Il y a beaucoup de monde, mais c’est silencieux, car tout le monde est bouleversé par les images des corps calcinés, les vêtements d’enfants déchirés, la trace noire produite par la mort d’un homme sur un bâtiment de pierre. On peut voir les effets de la bombe sur les métaux, les pierres, mais aussi sur une bouteille en verre, complètement gondolée.

La gifle de l’histoire, nous la recevrons dans ce mémorial, car la ville, très bien reconstruite et moderne, fait complètement oublier son histoire tragique. Obama viendra dans quelques jours, par pour s’excuser, mais bon, c’est le premier président en exercice à se rendre sur ces lieux, c’est déjà une bonne chose.

Nous allons découvrir une spécialité culinaire d’Hiroshima, l’okonomiyaki, dans un restaurant conseillé par des amis (merci au passage Claire et Mykel!).

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Nous ne sommes pas déçus, le cuistot est très sympa et les « pizzas japonaises » excellentes et copieuses! La recette n’est cependant pas la même que celle des okonomiyakis que nous connaissions. Il y a dedans des nouilles qui sont cuites sur une plaque devant nous au comptoir. Le cuisinier prépare ensuite une fine crêpe sur laquelle il met les nouilles puis du chou et des pousses de soja ainsi que l’accompagnement choisi.

Une fois pressé et modelé, le tout est recouvert d’un oeuf et de sauce mayo/worcester. Et c’est un délice! Nous testerons d’ailleurs un autre endroit pour en manger tellement c’est bon!

Hiroshima recèle bien d’autres trésors en dehors des visites liées à son lourd passé. Ce jardin japonais en est un bel exemple.

Et on peut même y acheter de la nourriture pour les carpes koi. De quoi occuper des gamins comme nous pendant un bon moment!

Le château valait également le détour. Bien que l’on s’immerge dans l’esprit samouraï, nous avons été un peu déçus que l’intérieur soit reconverti en musée, car on espérait naïvement pénétrer à l’intérieur d’un château reconstitué.

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Et puis, Hiroshima ça reste une ville où il fait bon déambuler dans les rues, on trouve toujours des magasins sympas entre jeux d’arcade et boutiques marrantes. C’est aussi ça le Japon pour nous, du divertissement à tous les coins de rue.

(17-19 mai) Lost in translation, en route pour le Japon!

Aujourd’hui, nous nous levons tôt, c’est rare, et pour cause, nous prenons le ferry pour le Japon. Après quelques formalités, nous embarquons. Le bateau est étrange, il est surélevé par rapport à l’eau, et semble glisser à la surface sur de gros patins. Ceci explique sûrement la rapidité du voyage…seulement 3h sont nécessaires pour rejoindre Fukuoka.

En arrivant, on saute dans un taxi conduit par un vieillard qui semble affectionner la conduite par à-coups. C’est marrant, enfin ça l’est parce que ça ne dure pas trop longtemps. L’hôtel, bien cher, est très bien. Notre premier repas, un tonkatsu, l’est également, même s’il nous est servi par une serveuse mélange de Corky et Mimi Mathy et que l’on avait interdiction de prendre des photos dans le restaurant.

Nous prenons le métro et retrouvons les bons vieux tickets. Nous partons à la découverte du quartier de Tenjin, et des bords du canal où des Yatai poussent comme des champignons quand la nuit commence à tomber. Ce sont de petits étals où l’on peut boire et manger des nouilles ou bien encore des brochettes yakitoris.

Puis, nous faisons un tour dans un énorme centre commercial. Après avoir bavé devant les vitrines des restaurants dévoilant leur menu à travers des représentations en plastique des plats à l’identique des originaux, nous choisissons d’aller manger nos premiers ramens. La méthode est atypique. Nous passons notre commande auprès d’une machine, puis nous nous faisons servir dans le restaurant. Les ramens sont copieux et excellents.

Les jours suivants, nous continuons de découvrir cette ville peu touristique. Tout d’abord, nous faisons un tour dans un parc réputé où nous ferons une petite virée en barque.

Cet endroit abrite de nombreuses carpes koi, des tortues et même des rapaces qui se font nourrir par les passants…

Nous découvrons nos premiers petits temples en plein milieu de la grande ville. Nous sommes ravis car même si nous en avons vu un bon paquet au cours de notre voyage, ce pays offre de nouvelles perspectives puisque ce sont souvent des temples shintoïstes. Ici, avant de rentrer dans l’enceinte des lieux de culte, il faut se purifier en se lavant les mains et en se rinçant la bouche avec l’eau d’une fontaine (on avoue qu’on ne pratique pas la dernière étape pour notre part, mea culpa!) et les prières se font en sonnant une cloche au bout d’une grosse corde et en tapant des mains. Bref, c’est nouveau pour nous et on sent déjà qu’on part à la découverte d’un pays encore différent de tout ce qu’on a vu auparavant.

Notre séjour a Fukuoka comptera aussi une escapade dans une petite ville non loin de là, Dazaifu, qui regroupe plusieurs temples et sanctuaires.

Nous sommes conquis par l’endroit dont la beauté se passe de commentaires…

En nous baladant, nous entamons une marche dans la forêt en passant par des torii, de grands portiques rouges qui désignent l’entrée d’un sanctuaire. Ce chemin débouche sur une grotte remplie de statuettes de renards blancs, représentant la divinité Inari. Quand on a vu « Pompoko », ce lieu semble magique…

Nous mangerons et boirons souvent dans les Yatai qui offrent une ambiance assez exceptionnelle et de bons petits plats. Nous y goûterons des yakitoris ainsi que nos premiers gyozas, ces raviolis dont nous raffolons déjà en France……

……Ou bien encore des crêpes de poisson préparées sous nos yeux et des ramens typiques de Fukuoka, tout ça avec une bonne rasade de shochu à vous faire rouler sous le tabouret.

Le temps passe vite, nous prenons notre premier train pour notre deuxième destination au pays du soleil levant.

 

(13-17 mai) Busan

Nous nous rendons dans la deuxième plus grande ville de Corée du sud, grâce à un voyage en bus de 3H30. Notre hôtel est très excentré car en bord de plage. Nous faisons donc un long trajet en taxi pour le rejoindre. Nous sommes comblés par son emplacement, devant une petite plage sympathique et un quartier attrayant.

Pour notre premier jour ici, nous allons profiter de l’anniversaire de Bouddha. Pour cela, nous allons dédier cette journée à la visite de temples.

Avant cela, petit détour par un énorme marché aux poissons. On peut voir de tout et surtout des trucs qui ne nous sont pas familiers, comme le poisson pénis ou les concombres de mer!

On voit énormément de poulpes vivants. D’ailleurs, certains d’entre eux s’échappent de leur bassine, ce qui nous amuse beaucoup.

Ensuite, nous allons dans des rues adjacentes où d’autres marchés sont présents, cette fois-ci axés sur les vêtements et souvenirs en tout genre. Après avoir goûté des mandus (des petits raviolis) vendus dans un stand de rue, direction le métro.

Le trajet pour le premier temple est super long, et il faut reprendre un taxi pour l’atteindre une fois sortis du métro. Il est noir de monde, et on en fait le tour en 10 minutes. Le truc sympa, c’est qu’il est un peu dans la montagne, l’environnement est donc agréable. De plus, des ateliers pour fabriquer des fleurs de lotus sont organisés (de quoi donner des idées à certaines…) On décide de redescendre à pieds jusqu’au métro.

Le temps d’arriver à l’autre station de métro, il est déjà l’heure de dîner (oui, la ville est grande et tout est éloigné). De toute façon, nous voulions admirer l’autre temple de nuit. On rentre donc dans le premier resto qui se présente. Ce soir, ça sera encore un barbecue de bulgogi, cette délicieuse viande de boeuf en marinade. Après une bonne marche, avec plein de monde, nous arrivons aux abords du temple. Et là, c’est l’enchantement.

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C’est magnifique, plein de lanternes colorées illuminent ce lieu saint. Il y a une foule incroyable, des dragons, des éléphants (en papier mâché bien sûr!)…

Franchement, c’est de loin notre visite nocturne favorite depuis le tout début de notre périple!

Bon anniversaire Bouddha!!

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Deuxième jour. Nous commençons encore par la visite d’un temple, une fois de plus situé bien loin. Celui-ci a la particularité d’être situé au bord de la mer, à flanc de falaise, ça a le mérite de changer de ce qu’on peut voir d’habitude.

Après la visite, on repart vers une plage à proximité, où il semble y avoir un concours de sculptures de sable gigantesques! Enfin, nous longeons la côte jusqu’à atteindre une énorme marina au milieu des gratte-ciel.

Puis, direction le plus grand centre commercial du monde, aux innombrables étages avec magasins, restaurants, cinéma, patinoire et j’en passe. C’est ici que nous allons déguster du fugu, vous savez, ce fameux poisson qui peut être toxique s’il n’est pas cuisiné correctement. Malheureusement, nous ne parvenons pas à nous débarrasser de mon père ainsi!

Enfin, après un déjeuner de poissons grillés extra frais sur le marché, nous entamons notre dernière journée à Busan et en Corée.

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Nous nous rendons au petit village de Gamcheon, endroit pittoresque où nous faisons une sorte de jeu de piste en récoltant des tampons à mettre sur une carte achetée à l’entrée du village.

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C’est joli et la quête des tampons rend la visite vraiment sympa au milieu de ces maisons colorées et à travers le dédale des ruelles.

Enfin, on termine la soirée au cinéma (on ne pouvait pas rater ça dans ce pays!) pour un film que l’on attendait avec impatience mais tout en coréen! On a quand même aimé notre expérience, encore une fois. Busan est d’ailleurs une ville dédiée au 7ème art comptant bon nombre de salles obscures et une cité cinématographique au design étonnant.

Le bilan de notre séjour en Corée du Sud est très positif, ça restera un pays coup de coeur. Maintenant, le Japon nous attend!

 

 

(10-12 mai) Gwangju

Aujourd’hui, nous partons pour Gwangju. Cette ville nous servira comme point de départ pour les champs de thé de Boseong et la forêt de bambous de Damyang.

Nous y avons réservé un hôtel sympathique. Enfin, le gérant y est pour beaucoup. Lorsqu’on lui demande de nous recommander un bon restaurant, il nous y emmène en voiture et va jusqu’à faire la commande pour nous. Un bon barbecue pour bien terminer la journée!

Le lendemain, on prend le petit-déjeuner avec un couple de thaïlandais, choqués de me voir faire la cuisine (juste cuire un oeuf), car apparemment en Thaïlande, c’est la femme au fourneau. Avant de partir, nous croisons le gérant qui insiste pour nous emmener à la gare routière. Sa dévotion nous touche mais nous gêne en même temps. Direction Boseong et ses champs de thé, les seuls de Corée du sud. Franchement, c’est beautiful!

Au loin, on peut même voir la mer!

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Après la traversée d’une petite forêt de bambous, nous prenons un repas composé de nouilles au thé vert, puis une glace au thé vert.

La dernière étape de notre passage à Boseong est le musée de la fameuse plante verte. Une fois la visite terminée, nous nous offrons une cérémonie du thé, autant vous dire que ce n’est pas pour les petites vessies! C’était une façon très zen de terminer la journée car ces cérémonies appellent à la méditation et à la détente.

On repart le jour suivant pour une autre ville dans les alentours, Damyang. Sa particularité? Tout tourne autour du bambou! A commencer par la cuisine. Ici, on nous sert du riz aux noix et ginseng cuit dans du bambou, des pousses de bambous sous toutes les formes et du thé au bambou! Nous avons choisi un assortiment de plats qui offrait bien plus que ça mais nous étions venus avant tout pour le bambou bien sûr!

Non loin du restaurant, nous avons visité le musée du bambou qui montrait l’éventail des possibilités de création avec cette plante. Nous avons également pu découvrir différents types de bambous dans le jardin attenant au musée.

Mais la véritable attraction de la ville, c’est la bambouseraie qui offre plusieurs sentiers de promenade. L’endroit est très joli, ombragé, le vent fait frémir les feuilles qui tombent en dansant sur le sol. On se calme Baudelaire? Bref, tout ça est très sympa et en plus, les bambous nous protègent du soleil qui n’est pas tendre aujourd’hui. Au passage, on se prend une glace parfum bambou, nous qui aimons bien goûter aux curiosités locales!

Moi et mon petit frère sur la photo de droite (ricanements!).

 

 

 

 

(9-10 mai) Jeonju

Nous repartons à l’ouest pour la ville de Jeonju, connue pour être le berceau du bibimbap et pour son village Hanok très bien préservé. Nous y allons d’ailleurs uniquement pour profiter de ces deux choses et nous avons donc réservé une nuit dans un Hanok traditionnel. Le propriétaire est adorable, les chambres offrent le minimum vital, deux matelas à poser au sol dans un espace franchement réduit. L’environnement est superbe.

Nous partons à la découverte du village. Il est très mignon mais il est tellement entretenu qu’il ne fait pas très authentique et est très fréquenté.

Il est déjà tard, nous allons donc tester un restaurant du coin. Bibimbap (ce fameux plat de légumes et viande servi sur un lit de riz, une sauce épicée et un oeuf cru ici), tteokgalbi (du boeuf haché et assaissonné) et moju (un alcool au goût de cannelle) sont au rendez-vous.

Il est temps de rentrer dans notre havre de paix où nous passons une excellente nuit malgré nos petits matelas à même le sol. Le lendemain, pas de bol, il pleut comme vache qui pisse.

Nous bravons tout de même la pluie en mode « fraîcheur de vivre, Hollywood chewing-gum » et on part explorer encore un peu le village et visiter quelques trucs. On commence par le musée du soju, qui en détaille le procédé de fabrication, puis nous cherchons un atelier de papier fait main que nous galèrons à trouver. De plus, le bureau d’information pour les touristes est fermé car c’est l’heure du repas. Nous décidons donc d’aller manger nous aussi, des bibimbap avec du tartare de boeuf cette fois.

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Puis, direction le bureau d’infos où l’on nous indique la fameuse manufacture de papier. Entre-temps, mon père s’est encore fait aborder par un coréen, il a du succès le Jean-Yves! Le mec ne le lâche pas; cela dit, il est très sympathique. Finalement, il nous dit qu’il est prédicateur pour les témoins de Jehovah et nous laisse un petit dépliant.

On part visiter la manufacture de papier dans laquelle 3 personnes y travaillent. C’est impressionnant de voir le liquide qui se transforme en une fine pellicule de papier dans une presse. Puis, les dames le font sécher en le repassant.

Après un tour dans le magasin de la fabrique, nous nous décidons à quitter ce petit village. Nous allons récupérer nos sacs gentiment gardés par le proprio du Hanok et nous dirigeons vers la gare routière pour prendre un bus en direction de Gwangju.

(6-8 mai) Week-end à Gyeongju

Un trajet de train d’environ 2 heures nous permet de rejoindre notre nouvelle destination. Comme d’habitude, ça passe vite et bien. On galère un peu à trouver un logement, congés obligent…(on partagera notre week-end entre 2 motels, le premier caché au fond d’une ruelle et un peu miteux, l’autre, plus clean et possédant un sauna!)

Premier stop culinaire pour goûter le gimbap, cousin coréen du maki japonais. De nombreuses variétés existent, nous avons testé porc, crevette et thon.

Puis, balade au parc des tumuli, des tombes royales qui forment des petites collines. On peut même rentrer dans l’une d’entre elles après une longue file d’attente.

On poursuit dans une sorte de parc où les cerfs volants sont légions.

Cette promenade nous amène de surprise en surprise et l’on traverse ensuite des champs de fleurs qui nous mènent jusqu’à un palais sans grand intérêt.

Mais voilà un endroit qui, lui, en a! Cet étang magnifique, tout comme les champs de fleurs, est très prisé pour les pauses photos rituelles des coréens.

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Pour le dîner, nous tombons par hasard sur un resto excellent, déco en bois et jolie vaisselle, tout ça fait très authentique. On choisit une marmite de porc et de poulpe (oui, en même temps! C’est surprenant, mais très bon).

Le lendemain, on part en excursion pour voir le temple Bulguk-sa, l’incontournable du coin.

Il y a beaucoup de monde, dans le bus et sur place, mais ça ne nous empêche pas d’apprécier la visite. Le temple est encore une fois orné de nombreuses lanternes.

Non loin de là se trouve la grotte de Seokguram. Nous sautons donc dans un autre bus qui nous conduit dans la montagne…et les embouteillages! Arrivés en haut, on apprend qu’il y a 2h d’attente pour voir la grotte. C’est long, trop pour nous car nous n’aurons plus de bus pour le retour. Dépités d’être montés pour rien, nous décidons d’emprunter le chemin champêtre pour redescendre. On aura au moins fait une balade sympa dans la forêt et les allées d’érables…

Nous finissons notre journée dans un restaurant qui a le mérite de servir de l’alcool de riz fait maison. Nous testons donc leur fameux dongdongju, accompagné d’une crêpe aux oignons verts, autre spécialité du resto. Et puis, la serveuse nous conseille de prendre le bibimbap accompagné d’un nombre incalculable de plats d’accompagnement…Voilà à quoi peut ressembler une table de dîner en Corée!!

Pour notre dernier jour dans cette ville, on ne fait rien (ça faisait longtemps!), à part un petit passage par un marché haut en couleurs.

Puis, une promenade dans un village traditionnel.

Enfin, un dernier repas et un café pour le moins gourmand…

 

 

 

 

(3-5 mai) Pittoresque Andong

Nous attaquons véritablement la descente du pays en nous rendant à Andong, qui se situe à mi-chemin entre nord et sud. Pourtant, nous ne mettrons que 3h en train pour rejoindre la ville. On n’est plus habitué à ce genre de distance! Le trajet passe extrêmement vite et les paysages entre montagnes et rivières sont ravissants.

La gare est située à deux pas du centre ville, constitué de quelques petites rues remplies de boutiques et de restaurants. Cet endroit nous paraît tout de suite sympathique, mais c’est pas le tout, il faut trouver où dormir. On choisit un hôtel au coeur de ces ruelles, histoire d’être proche de tout. Les prix ne sont pas plus élevés qu’ailleurs, d’autant que la petite dame sympathique nous fait une ristourne. Ce sont des chambres tout confort, comme d’habitude, avec tout le nécessaire et même le superflu (nous avons carrément un engin qui masse les jambes!)

La journée touchant déjà à sa fin, nous nous baladons juste dans le coin, jusqu’au marché. Là, une rue entière est dédiée à l’un des plats typiques de la ville, le jjimdak. C’est un plat de poulet pas mal épicé, cuisiné avec des petits légumes et des nouilles de riz. Les cuisiniers préparent les plats dans la rue devant le resto, et attirés par l’odeur alléchante ainsi que par le monsieur qui nous a salué en anglais, nous rentrons. On en profite pour goûter le soju d’Andong, plus fort mais apparemment meilleur qu’ailleurs. 

L’une des principales attractions d’Andong ne se situe pas dans la ville mais à une vingtaine de kilomètres de là. Nous allons prendre le bus, à deux pas de l’hôtel encore une fois, pour nous rendre au village historique d’Hahoe.

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Cet endroit est encore habité par des villageois qui s’efforcent de maintenir en l’état les maisons et les ruelles comme au temps de la dynastie de Joseon. C’est donc bien agréable de s’y promener, on a presque l’impression d’être transporté dans une autre époque (bon, bien sûr, il faut faire abstraction des voitures, paraboles ou autres détails de modernité car les habitants ont quand même l’eau courante et l’électricité!). Certaines maisons ont des toits de chaume et d’autres sont en pierre et en tuiles, question de budget!

L’une d’elles est transformée en musée et on peut rentrer dans les cours de quelques autres, mais pour la plupart, il y a donc des gens qui y vivent. Le seul bémol de notre visite a été la météo, puisqu’un vent infernal nous a poursuivi pratiquement tout l’après-midi. Le village est situé au bord d’un cours d’eau et là, c’est un véritable couloir venteux qui vous siffle aux oreilles.

Ce jour-là, un spectacle de danses masquées se produisait gratuitement à l’entrée du village, nous en avons donc profité pour aller y jeter un coup d’oeil. Les dialogues étaient en coréen et malheureusement, aucune fiche explicative pour les touristes comme nous n’existait. Nous n’avons donc pas compris grand-chose (nous savions juste que c’était un théâtre de satire sociale), mais c’est toujours intéressant de voir des performances traditionnelles, surtout que pour une fois, le public était plus coréen que composé essentiellement de touristes occidentaux! Les gradins étaient bien remplis et lorsqu’un car de papis et mamies est arrivé à la dernière minute, ils se sont mis à virer tout le monde pour pouvoir s’asseoir (ça fonctionne partout pareil dans le monde!).

De retour en ville, nous sommes allés traîner dans la « rue du boeuf » pour se faire un barbecue. Cette viande est une autre spécialité d’Andong, on la dit tendre et succulente. C’est vrai, mais nous avons été un peu déçus par les plats d’accompagnement proposés dans le resto que nous avons choisi. Nous nous sommes vengés sur le dessert…des churros (qui semblent être courants en Corée, pourquoi pas…).

Nous nous plaisons pas mal ici, alors on décide de se rajouter une nuit. Cependant, on entre dans une période de congés dans le pays (peut-être une sorte de week-end de l’Ascension comme chez nous), alors plus de place dans notre hôtel. On trouve sans difficulté des chambres dans un motel au bout de la même rue.

Nous commençons notre deuxième journée par un repas afin de goûter une énième spécialité d’Andong, le maquereau. Manger est une activité à part entière dans cette ville! Le cadre du resto est en plus très zen et joli, on y mange assis sur des coussins, comme souvent en Corée, et la déco est top.

Le ventre bien tendu, nous entamons une marche digestive le long de l’eau. Ce chemin nous mène à un pont en bois magnifique, qui débouche sur un village traditionnel coréen s’étalant à flanc de colline. Là encore, des maisons aux toits de chaume ou tuiles, mais contrairement au village de la veille, celui-là n’est pas habité. Ce sont des habitations qui ont été déplacées et rénovées pour les visites, et qui servent apparemment aussi à des tournages de dramas historiques (les séries coréennes).

Le truc marrant, c’est qu’on peut carrément rentrer dans les maisons. Au pied du village, il y a un petit étang reposant avec des bancs « rocking chair »!

Nous rentrons par l’autre rive, et le chemin à l’ombre des arbres, au bord de l’eau, est encore plus plaisant qu’à l’aller.

Nous faisons un petit détour dans un coin excentré de la ville et nous nous offrons une pause dans un petit café à l’ambiance bucolique.

Comme nous restions un peu sur notre faim niveau boeuf, nous avons retenté l’expérience, mais avec du tartare cette fois, sur un lit de radis pour Jean-Yves, et en bibimbap pour nous. Ceci a définitivement levé notre frustration de la veille car la viande est franchement de qualité ici.

Petit coup de coeur pour les gâteaux en forme de masques d’Andong!

(2 mai) Une halte à Samcheok

Nous voici en gare pour monter dans « le train de la mer » qui va nous emmener jusqu’à notre prochaine étape où nous ne passerons qu’une journée, Samcheok. Il n’y a qu’1h de trajet, et nous sommes les seuls à voyager avec nos gros sacs à dos. Ce train, véritable attraction touristique, semble surtout emprunté pour effectuer un aller-retour sur la même journée. La disposition des sièges est vraiment ingénieuse, et on est vraiment très proche de l’eau. On regrette juste de ne pas voir plus la mer (le train s’éloigne souvent de la côte et traverse des coins sans grand intérêt), mais c’était quand même une façon originale d’avancer sur notre itinéraire.

Samcheok est une ville qui n’offre rien de plus que celles visitées précédemment. Nous y sommes venus pour visiter un parc un peu particulier situé à 45 minutes de bus.

Ce parc est en effet rempli de statues de pénis! Une légende locale veut qu’une jeune fille soit morte noyée alors qu’elle était encore vierge. Depuis, les pêcheurs pissent en direction de la mer pour montrer leurs attributs au fantôme de cette pauvre femme afin que la pêche soit meilleure…

Du coup, tous les ans a lieu un concours de sculptures de pénis et elles sont toutes gardées dans ce parc où nous avons laissé nos empreintes génitales. Autant vous dire qu’il vaut mieux faire attention à ne pas tomber! Il y a de tout, des bancs pénis, des signes du zodiaque chinois pénis, une fontaine pénis…

Le parc est bien sympa, l’accès coûte peau de zob et personne ne nous casse les burnes! Pas sûr que les proprios se fassent des couilles en or! Bon, j’arrête, je sens que je deviens lourd.

Arrivés en bas, près du phare phallus, nous tombons sur un petit marché où pas mal de gens s’attablent autour de poissons grillés et de boissons que l’on boit dans des gobelets en forme de … pénis! Je commence à en avoir plein les couilles de ces histoires!

Le soir, nous mangeons un bon repas (pas de couilles dans le potage!) ultra traditionnel…des pizzas! (Nous n’en avions pas mangé depuis plusieurs mois maintenant! Mais non, on ne se trouve pas d’excuses!) 

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Je tiens à m’excuser pour la vulgarité omniprésente au sein de cet article, mais la tentation était trop grande (comme ma b… !).

 

 

(30 avril-1er mai) Gangneung

Cette fois, nous ne pouvons pas rejoindre notre destination par le métro (il est développé mais faut pas pousser!). Nous prenons donc notre premier bus en Corée, et c’est top, confortable et rapide. Nous voici à Gangneung après 2h30 de trajet. Ville côtière, elle possède un centre-ville qui n’est pas vraiment le coeur de la ville. En effet, tout se passe en bord de mer ici, nous logeons donc dans un hôtel à deux pas de la plage. Nous faisons une promenade dans une forêt de pins, avant d’arriver à la plage que nous longeons. C’est le week-end, il y a du monde, mais la plage est grande. Dommage que certaines parties soient bordées de grillage et barbelés.

Bord de mer oblige, on se fait un repas de fruits de mer. D’innombrables restos avec les bassins remplis de poissons et crustacés sur le trottoir se succèdent tout le long de la plage. On peut y voir des crabes (ou araignées de mer, nous ne sommes pas des experts!), des concombres de mer, des poissons bizarres, bref…ça donne envie! Les tarifs un peu moins… Ici, les produits de la mer sont chers, comme chez nous en somme! On finit par trouver un assortiment de fruits de mer abordable. Poulpe, clams ou crevettes mijotent sous nos yeux affamés…

Le lendemain, nous nous rendons au parc de l’unification, qui se trouve à quelques kilomètres de là. On peut y visiter un petit sous-marin nord-coréen, abandonné par ses occupants après son naufrage le long des côtes sud-coréennes. Non, il n’y a pas trop de boutons et on ne se déplace pas du tout comme le bossu de Notre Dame à l’intérieur (voilà pourquoi il faut enfiler un super casque de chantier!)

Juste à côté, il y a également un énorme navire militaire sud-coréen. Encore une fois, on peut monter sur le bateau et visiter ses moindres recoins.

Puis, on longe un chemin le long de la mer (enfin plutôt le long du grillage et des tours miradors…ils sont méfiants, forcément!), pour arriver à une belle collection d’avions (dont le présidentiel), ainsi qu’à des chars d’assaut, dans lesquels on peut même rentrer. Comme des gamins, on ne se prive pas!

Après cela, nous nous rendons dans le bourg de la petite ville où l’on se trouve. C’est là que nous comptons prendre le « sea train » demain (un train dont les sièges sont tous tournés du même côté, vers les fenêtres latérales qui offrent une vue sur la mer). Après avoir acheté nos billets, nous allons sur la plage où nous pouvons admirer le Sun Cruise Hotel, un yacht géant qui fait office d’hôtel! Marrant, mais le prix de la chambre nous a empêché de nous jeter à l’eau!

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Pour terminer la journée en beauté, nous prenons un taxi pour retourner sur Gangneung et faire une balade au bord du lac, où se trouvent bon nombre de pavillons.

On peut également voir beaucoup d’oiseaux ainsi que des oeuvres d’art tout le long du chemin. Cela aurait été encore plus agréable avec moins de vent.

Non loin du lac, on peut trouver un restaurant où goûter le plat typique du coin. Au cas où vous n’auriez pas remarqué, chaque région ou chaque ville de Corée a sa spécialité culinaire. Ici, c’est le chodang dubu, du tofu fait avec de l’eau de mer. On tourne pas mal avant de repérer l’endroit, qui se trouve presque dans des habitations. Forcément, le chien du voisin qui nous mettait en garde de ne pas avancer dans l’allée et qui a essayé de bouffer un mollet de Jean-Yves nous a un peu induits en erreur…

Au final, on a presque l’impression de manger chez l’habitant et on se régale d’une marmite de tofu, qui s’émiette et se mange avec du riz et des accompagnements.

 

 

(28-29 avril) Chuncheon

Une heure de métro nous permet de rejoindre Chuncheon, deuxième ville de Corée que nous découvrons. Nous partons à la recherche d’un hôtel. Ce sera un motel, un des hébergements les plus courants dans ce pays, ça n’est pas donné mais meilleur marché que bien d’autres logements. Les chambres sont en général tout confort, avec ordinateur, bouilloire, frigo, tout le nécessaire de salle de bain, bref, presque du luxe pour nous! On y trouve également un kit de sauvetage avec corde et poulies pour s’enfuir par la fenêtre en cas d’incendie!

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Après avoir déposé nos bagages, nous nous rendons au lac et louons trois vélos pour le longer un peu. La balade dans cet environnement printanier est bien agréable.

Ensuite, direction la rue du « Dakgalbi », spécialité du coin à base de poulet épicé. Cette rue est pratiquement une attraction touristique, et dès qu’on passe devant un resto, une petite dame vient nous alpaguer en parlant coréen pour nous faire rentrer, ce qui devient vite oppressant. Du coup, on finit par sauter dans l’un d’eux et l’ambiance est franchement agréable. On doit enlever ses chaussures car on mange assis par terre (un grand classique en Corée), puis la dame vient nous poser un grand plat sur la table et vient sans cesse remuer notre pitance.

Ici, pas de chichis, le makgeolli est servi dans une bouteille qui ressemble à de l’alcool à brûler…on se demande au départ si elle nous a bien donné la bonne bouteille! C’était une expérience gustative intéressante avant que le piment tue les saveurs à peu près au milieu du plat! Oui, les coréens mangent plutôt épicé! Heureusement qu’il y avaient de la verdure pour atténuer tout ça (on peut, comme avec les barbecues, emballer sa bouchée dans une feuille de salade).

Le lendemain, nous nous rendons à proximité de la ville en direction d’un barrage, point de départ vers un temple perché dans la montagne. Le paysage est superbe, nous prenons un ferry qui nous emmène sur l’autre rive après une traversée d’une dizaine de minutes.

Nous entamons une promenade dans un paysage naturel et reposant jusqu’à un temple niché dans une vallée.

Puis, nous prenons un repas dans un endroit original, au bord d’un ruisseau. Des tables et des coussins ont été placés sur les rochers au bord de l’eau. On y mange des crêpes étranges et des pancakes de riz.

Le soir, nous nous mettons en quête d’un restaurant où manger une autre spécialité de la région, le makguksu. C’est un plat de nouilles froides, servi avec un oeuf dur et des légumes, assaisonné de vinaigre et sucre. On galère un peu à trouver à pied, puis une femme taxi bien bavarde (en coréen bien évidemment!) nous y amène finalement. Le resto se trouve dans une maison en bois, avec compartiments privés, bref…un cadre top!

Demain, nous partons vers la côte est du pays!