(Mercredi 9 septembre ) Les choses sérieuses commencent!

Aujourd’hui, on se lève très tôt, genre 5h30 du mat’ heure française. Faut dire qu’on s’est aussi couché tôt. Après s’être préparé, direction la cité interdite. Vu l’heure, nous décidons d’y aller à pattes pour découvrir la ville par la même occasion. Nous marchons assez longtemps, pour au final nous apercevoir qu’on a un peu tourné en rond. Bon, ça nous aura permis de traverser des trucs marrants, comme un marché couvert avec plein de choses étranges sur les étals, mais finalement, on prend le métro.
J’ignore si c’est l’heure de pointe mais c’est la folie, il y a foule dans le métro! Nous pénétrons dans une rame pleine à craquer, pas un bruit, les chinois sont très silencieux et toujours focalisés sur leurs téléphones. Il fait bon grâce à la climatisation (chose qui ne ferait pas de mal dans le métro parisien!). Le métro pékinois est un lieu de paradoxe. On peut se faire bousculer franchement, même par une petite mamie bossue, mais c’est toujours dans l’esprit de laisser de l’espace pour tout le monde.

Nous arrivons enfin à la place Tian’anmen. Encore plus de monde, et de contrôles de sécurité…scan des sacs, portiques et tout le tralala pour accéder à la place. Une fois passé tout ça, c’est plutôt chouette, mais c’est pas mal gâché par la foule. Nous traversons la place et nous nous rendons à la billetterie pour la cité interdite. Nous avons encore une fois affaire à une chinoise des plus aimables qui nous fait comprendre en nous les balançant brutalement qu’elle ne veut pas de nos billets de 5 yuans. Nous rentrons dans la cité interdite parmi la foule, il y a bien plus de touristes chinois que d’étrangers. Ceux-ci touchent les portes, les murs, ils palpent tout, c’est incroyable! Heureusement que j’ai mis un slip (lol). Ils prennent aussi des photos de tout et n’importe quoi (même les panneaux explicatifs). On a l’impression de déranger tout le monde dès qu’on avance du coup…un téléphone devant, derrière et sur les côtés…on doit se trouver sur pas mal de leurs photos souvenirs!! Ces gens vivent et regardent tout à travers leurs écrans de téléphones, c’en est effrayant.

La cité interdite est immense et magnifique. C’est toujours fascinant de marcher dans des lieux imprégnés d’histoire, où l’on s’imagine dans une époque lointaine et ancestrale. Malheureusement, à mon sens, la magie et le mystère qui entourent ce lieu sont un tantinet gâchés par la foule qui fait vite oublier tout ça. L’immersion est également amoindrie du fait qu’on ne puisse pas entrer à l’intérieur des bâtiments. Tout le monde s’agglutine contre les vitres pour observer l’intérieur, on se croirait devant une maison de poupée grandeur nature.
Mais bon, tout ça n’enlève rien à la beauté du lieu donc ça valait quand même le coup et on pouvait difficilement passer à côté.

Tout ça nous a ouvert l’appétit, alors direction le resto le plus proche, trop cher donc mais tant pis. On a la flemme d’attendre pour goûter le fameux canard laqué, ça sera pour la prochaine fois. On se rabat sur des plats plus rapides à préparer, du boeuf au poivre et du poulet au citron croustillant et exquis.
Une petite balade digestive nous amène dans un parc attenant à la cité interdite, oasis de calme et de sérénité où des étudiants en art peignent des arbres. Un peu de zénitude, ça fait du bien.

Notre escapade matinale, qui a duré une bonne partie de la journée en fait, a finalement eu raison de nous. Ce soir, ça sera soirée comme à la maison, nouilles instantanées, épisodes de série et dodo!

(mardi 8 septembre) First hotel and first meal

Notre chambre d’hôtel est minuscule mais l’essentiel est là. Pour le prix, on en demandait pas plus. Nous sommes extrêmement fatigués, nous avons peu dormi dans l’avion, donc nous décidons de faire une sieste. Une fois réveillés, nous nous mettons en quête de nourriture, il y a un tas d’échoppes dans la rue, bondées pour la plupart. Nous ne nous sentons pas prêts à affronter les regards curieux des chinois et continuons notre chemin pour trouver quelque chose de moins fréquenté.

Nous trouvons notre bonheur un peu plus loin, en plus, le type qui vient nous accueillir semble très sympathique. Il nous aiguille sur le menu qui est tout de même disponible dans la langue de Shakespeare (l’anglais, pour les dilettantes). On nous apporte un sachet plastique renfermant une petite assiette, une tasse et une cuillère. Les plats arrivent, les quantités sont astronomiques. En Chine, les plats sont servis au milieu de la table dans lesquels tout le monde se sert.

Nous nous régalons donc avec des beignets au chou et au porc et du poulet kung pao. Des enfants jouent à côté, montant à 4 sur un mini vélo en plastique, ce spectacle agrémente notre repas. Voici venu le moment de payer, 47 yuans, soit 6 euros pour un repas pour deux personnes. Nous rentrons après cette première expérience culinaire plutôt positive et nous couchons très tôt, jet lag quand tu nous tiens…

Arrivée à Pékin

Après un voyage de 10h15 via Air China, nous voilà enfin arrivés à Pékin. L’aéroport est énorme, nous passons le contrôle de l’immigration, on peut noter la personne qui s’occupe de nous vu qu’il y a un petit boitier avec des smileys qui vont de mécontent à très satisfait. L’agent qui s’occupe de nous semble s’en moquer car il ne fait aucun effort pour être aimable. Après un passage aux toilettes (ceux-ci sont bien séparés par des murs, ouf!), nous prenons une navette façon métro ligne 14 pour rejoindre l’endroit où récupérer nos bagages. Une fois ceux-ci récupérés, nous cherchons un moyen de partir d’ici, nous avions prévu de prendre le métro plutôt que le taxi, apparemment propice aux arnaques en tout genre. D’ailleurs, un chauffeur se jette sur moi dans le hall, je l’ai donc gentiment envoyé balader. Nous trouvons assez rapidement l’airport station et après une bonne demie heure de trajet, nous rejoignons le métro, plutôt propre avec des écrans partout diffusant des images du défilé militaire récent (vous avez dit propagande?). Nous galérons pas mal à comprendre le système de tickets. Nous en prenons un premier, et après un scan de nos bagages pour rentrer dans la rame (système mis en place pour les jeux olympiques de 2008), nous voilà dans le métro. On nous dévisage pas mal, enfin ceux qui n’ont pas les yeux rivés sur leurs smartphones! Faut dire qu’il n’y a pas des masses de touristes dans le coin. On a plusieurs changements, le temps de trajet paraît long, sûrement la faute à la fatigue et au sac à dos qui commence à peser lourd. Enfin, nous arrivons à destination, mais là, surprise! Notre ticket ne nous permet pas de sortir, la machine le refuse. Nous allons donc à un guichet et moyennant quelques yuans, on nous remet un ticket juste pour sortir de la station. Là c’est effrayant, contrairement au métro où il y a de l’anglais, tout est en chinois, et rejoindre l’hôtel nous paraît vraiment difficile. J’ai un peu regardé le trajet sur google maps il y a quelque jours, mais bon.. On se lance, on marche pas mal et nous constatons que le quartier est plutôt moche, il fait chaud mais pas de ciel bleu. Traverser la route est une sacrée paire de manches, les voitures ne respectent pas les feux, les vélos et les scooters non plus et en plus, ces derniers ne font pas du tout de bruit (électriques?) donc il faut être vachement vigilant. Après un certain moment, nous décidons d’aller demander dans un hôtel si nous sommes bien sur le bon chemin, enfin nous tendons la réservation au final car l’anglais s’avère inutile ici. Une dame nous accompagne gentiment dehors et nous fait des signes pour nous expliquer la route à suivre. 5 minutes après, nous voila enfin arrivés!

Qui sommes nous? Pourquoi ce blog?

Yop, nous sommes Romain et Virginie. Nous préparons un voyage d’un an centré sur l’Asie.

Afin de tenir nos proches informés nous avons décidé de nous essayer à la création d’un blog.  Plutôt que d’utiliser un compte Facebook , et d’avoir l’air de « narguer » ceux qui travaillent ou qui ne sont pas en mesure de voyager(autant..) . Nous laissons ainsi le choix de nous suivre ou non…

Ce blog fonctionnera comme un carnet de voyage, nous espérons partager beaucoup de photos et d’anecdotes, faire le point sur nos déplacements et sur nos impressions à chaque étapes de notre périple. Bien entendu il est difficile de prévoir avec quelle fréquence nous pourrons l’entretenir, cela dépend beaucoup de notre accès à internet qui bien qu’omniprésent dans notre monde moderne, est parfois limité dans certains pays. Nous comptons donc sur votre patience et votre compréhension.