(Samedi 19 septembre) Pingyao
Au revoir Datong, direction Pingyao via un train couchettes, en plein jour. Expérience plutôt agréable car nous ne sommes que tous les 2 dans le compartiment! Les couchettes sont confortables, le trajet se passe bien.

On arrive à Pingyao. Un type de l’auberge est censé venir nous chercher à la gare, mais pour l’instant, il n’est pas là, et du coup, comme d’hab, nous sommes harcelés pas les taxis/ cyclo-pousse qui campent devant la gare. Leur faire comprendre qu’on vient nous chercher est compliqué, et en plus, on nous propose des tarifs exorbitants.
Virginie voit arriver un mec qui tend une feuille de papier devant lui. Bingo! Il y a écrit mon nom dessus. Il nous emmène à son véhicule pour le moins original, sorte de minibus ouvert.
On parcourt la ville qui est encore une fois peu reluisante, puis on pénètre dans la vieille ville, et là, c’est autre chose. Seuls les véhicules comme le nôtre peuvent y circuler, on peut donc dire que c’est un endroit presque exclusivement piéton, ce qui est bien agréable. C’est magnifique, ça ressemble à la Chine ancestrale telle qu’on se l’imagine, entourée de remparts et de 72 tours de guets, des rues pavées, des lampions partout.
Les remparts sont d’ailleurs tous d’origine, hormis un en rénovation, et les bâtiments datant de l’époque des anciennes dynasties Ming et Qing sont également très bien conservés.
On arrive à notre hôtel, attenant à une boutique (encore!) avec une jolie petite cour ornée de plantes et de lampions rouges. Il est superbe, notre chambre également.
En plus, le patron est super sympa. Il utilise une petite application de traduction sur son téléphone pour s’adresser à nous et nous donne une carte de la ville!
On sort profiter un peu de Pingyao. Pour cela, on va s’acheter un ticket qui donne accès à tous les sites de la ville pendant trois jours! Top! On se demande pourquoi ils ne procèdent pas ainsi partout. On accède aux remparts desquels on a une vue imprenable sur la vieille ville. Puis, on se fait deux temples au passage.
La ville comporte également beaucoup de maisons de marchands reconstituées car c’était une cité fortifiée de commerce qui avait beaucoup de succès à l’époque. Ces marchands se sont ensuite improvisés banquiers et brassaient beaucoup d’argent, on y trouve les premières banques du pays à visiter également.
On se fait une maison de marchands et le reste sera pour demain car ça va fermer.
On se promène dans les nombreuses rues commerçantes qui entourent notre hôtel, c’est vivant et mignon comme tout. Une haute tour surplombe les ruelles, c’est impressionnant. On aurait bien aimé pouvoir y monter, mais ça n’a pas l’air possible.
On part à la recherche d’un resto qu’on a vu dans le guide. Depuis le début du voyage, nous n’avons pas réussi à en trouver un seul qui était noté mais là, on tombe dessus assez facilement. L’endroit est sympa mais on suppose quelque peu transformé par le succès dû au Lonely Planet, ce dernier étant même mentionné fièrement sur le menu! En définitive, on a l’impression d’être dans un resto de touristes et on se rend compte qu’on n’aime pas trop ça. Paradoxal, vous me direz, car d’un côté, on en a marre de se faire reluquer mais au moins dans des restos comme ça, on est tranquille mais ça ne nous convient toujours pas! En tout cas, la nourriture est excellente. Il fallait apparemment goûter le boeuf de Pingyao qui est d’un tendre, mais alors d’un tendre!! On l’a mangé dans une sorte de bouillon avec des petits légumes façon pot-au-feu, avec des pommes de terre râpées en accompagnement. On tente encore une fois les desserts…oui, oui, on s’acharne, même si on a bien compris que c’était pas leur fort! On opte pour des bananes frites, sauf qu’entre la commande et l’arrivée du plat, nos bananes se sont transformées en pommes de terre…ne nous demandez pas pourquoi.. On choisit aussi un truc inexplicable (la photo sera plus parlante pour le coup) à base de miel et de pâte de haricots rouges. Sur le papier, ça ne ressemblait pas à ça, mais même si la matière gluante est rebutante, le goût n’est pas si mauvais.








