(7-8 octobre) Croisière baie de Lan Ha et baie d’Halong

En route pour une petite croisière… Incontournable du Vietnam, la baie d’Halong et ses milliers de pains de sucre jaillissant de l’eau qui créent un paysage assez unique constituent sans doute le principal spot touristique du pays.

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Du coup, nous aimerions éviter de partir avec 300 bateaux côte à côte qui font de même, s’arrêtent aux mêmes endroits, etc… Nous avons donc cherché une alternative. La meilleure que nous ayons trouvée se trouve au départ de l’île de Cat Ba, qui passe également par la baie d’Halong mais qui fait une autre baie avant, celle de Lan Ha, beaucoup moins fréquentée, avec environ 30 départs du petit port de l’île. Un autre truc nous ennuie un peu, partager notre jonque avec une horde de touristes. On trouve un organisme qui la joue jonque privée. En gros, nous, le guide, le capitaine et un cuistot, moyennant une coquette somme bien entendu. Cela dit, vu les prix pratiqués au Vietnam, on se dit que ça sera notre grande dépense du séjour et on signe. D’autant qu’après négociation, au lieu du traditionnel retour vers Hanoi, nous pourrons directement aller jusqu’à notre prochaine destination vers le sud en voiture.

On vient nous chercher à notre hôtel , il est 6H15. 2H30 plus tard, nous voilà coincés dans les embouteillages à quelques kilomètres de l’arrivée, on craint de louper le bateau qui fait la navette pour l’île de Cat Ba et qui part à 9 heures tapantes. Ouf, ça se débloque! On arrive à l’embarcadère, on y croise quelques touristes et des vendeuses de cartes postales et autres babioles. La technique du harcèlement ne fonctionne pas sur nous, malheureusement pour elles. Nous voilà dans le bateau rapide qui met 45 minutes pour rejoindre Cat Ba. On essaye de dormir mais le trajet n’est pas de tout repos, ça bouge pas mal, vitesse oblige…

A l’île de Cat Ba, nous sommes attendus par un vietnamien avec une « belle tête de vainqueur ». Il nous emmène, nous et 4 autres touristes, à son bureau qui est en fait…un restaurant! On nous offre un café et on fait la connaissance d’un couple de français, ma foi, fort sympathique, qui fait une croisière de 3 jours! Bon, ils sont en vacances pour seulement 2 semaines, alors forcément, on n’a pas le même budget. On se pose les mêmes questions au sujet de la tronche des bateaux et on s’attend tous à un truc plutôt rudimentaire.

Un minibus vient tous nous chercher et nous emmène à nos jonques. Là, c’est l’émerveillement. Non seulement l’endroit est superbe, mais les bateaux aussi. Ce sont des jonques en bois qui paraissent traditionnelles même si elles n’ont pas les voiles typiques comme celles qu’on voit sur les cartes postales. C’est nettement plus authentique que les bateaux blancs et modernes qu’on croisera plus tard dans la baie d’Halong. Notre guide, a priori dans les 25/30 ans, vient se présenter (nous n’avons toujours pas compris son prénom, lol). On monte à bord du bateau, où l’on fait la connaissance de notre capitaine, puis on va prendre possession de nos quartiers. La chambre est très bien, les sanitaires aussi. Bien sûr, ce n’est pas luxueux, mais nous n’avons pas signé pour un yacht!!

On nous invite à nous rendre en haut, où sont disposés 4 transats sous une sorte de barnum. Puis, on démarre… Nous passons d’abord par un village de pêcheurs. En gros, les mecs vivent sur l’eau (Waterworld!). Des ponts de bois franchement rudimentaires supportés par des bidons flottants permettent les déplacements. Ces « fishing farms »sont disposées un peu partout (ce sont des « fermes de pêche », avec des enclos faits de filets, remplis de poissons) et des chiens servent d’alarme (un peu comme les chiens de garde chez nous, quoi!). Des générateurs fournissent l’électricité. Bref, une vie bien spartiate qui nous renvoie aux tonnes de choses superflues qui peuplent la nôtre .

Détente sur le pont, nous profitons à fond de l’expérience.

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Un petit air d’Assassin’s Creed!

Les paysages sont magnifiques, c’est très calme et on ne croise aucun touriste, un vrai plaisir. Le guide monte nous expliquer deux, trois choses de temps à autre, nous fait part du programme de la journée et nous laisse nous relaxer quand il faut.

Le bateau s’arrête et le guide nous dit qu’on peut se baigner et même sauter du haut du bateau (il est pourtant écrit que c’est interdit dans notre chambre!). Je me baigne, la température de l’eau est top, mais elle me paraît extrêmement salée. Je saute du haut du bateau, bref, un vrai gamin!

Viens l’heure du repas… Celui-ci est incroyable, très copieux, beau et bon, l’occasion de goûter pour la première fois aux produits de la mer, en prime. On est heureux et on a l’impression d’en avoir pour notre argent.

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Après ce succulent repas, et la traditionnelle sieste de nos hôtes vietnamiens, on part en direction de la bat cave (grotte des chauve-souris). Là, c’est très touristique, et pour cause, nous voici arrivés dans la baie d’Halong. On croise tous les bateaux venant d’Halong city, des trucs énormes et luxueux faits pour 20 personnes. On peut vous dire qu’à ce moment-là, on ne regrette pas notre choix!

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Une petite embarcation s’approche avec des canoës, puis le guide parle avec le pilote, de l’argent passe de mains en mains, et on grimpe dans les canoës. Virginie (qui aime toujours autant l’eau!) fait un bel effort pour venir, surtout que, contrairement à tous les touristes du coin, nous n’avons pas de gilets de sauvetage. Nous pagayons un moment, le guide nous emmène bien loin du flot de touristes dès qu’il peut (merci, mec!).

D’ailleurs, nous avons la chance d’observer un singe vivant uniquement dans ce coin du globe et apparemment en voix d’extinction. Le guide nous dit que c’est très rare d’en voir et qu’on est très chanceux. On passe par la bat cave, mais en gros, on entend à peine les chauves-souris car les touristes font trop de bruit et on ne les voit pas plus, la grotte étant trop sombre. On les découvrira plus tard sur des photos que j’ai prises à l’aveugle.

Du bonheur plein les yeux et les fesses trempées, nous retournons sur le bateau. Relax…Nous restons bouche bée devant le paysage magique du soleil qui se couche sur les pics karstiques jaillissant de l’eau.

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Après avoir jeté l’ancre dans un coin, un autre repas haut en couleurs et en saveurs nous attend. Décidément, ils sont aux petits soins pour nous. Seuls au monde, dans un décor à couper le souffle et chouchoutés, nous avons passé une journée inoubliable.

Je ne suis pas du matin (Virginie speaking!) mais des comme celui-là, j’en reprendrai bien tous les jours! Se réveiller dans ces conditions est un plaisir absolu…

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Après le petit-dèj’ (ils sont adorables et nous ont préparé des crêpes!!), nous nous arrêtons pour visiter une des fameuses « fishing farms » dont nous parlions au début. Là, nous retrouvons les deux espagnoles, puis les français rencontrés la veille. On saute sur le pont du bateau des filles pour ensuite sauter sur les passerelles de la fishing farm…acrobatique tout ça! Ce n’est d’ailleurs pas rassurant de se déplacer. Certaines planches de bois ne paraissent pas vraiment solides, sans oublier qu’il y a de nombreux gros poissons tout autour de nous, dont certains voraces, si l’on en croit les propos du guide. Il nous explique comment ça fonctionne, on salue les pêcheurs (par ailleurs très accueillants) et on discute un peu avec nos compagnons de route, puis retour vers Cat Ba.

Nous quittons notre bateau pour rejoindre un bus qui nous emmène, les espagnoles et nous, vers la «hospital cave». Honnêtement, à chaque fois que notre guide nous parlait de cette visite, on ne comprenait pas trop le concept. Quoi? Une grotte hôpital?! Mais bien sûr! C’était une cachette (qui n’a d’ailleurs jamais été découverte) pendant la guerre du Vietnam, dans laquelle on soignait les soldats, entre autre. Un autre guide prend le relai pour la visite et après nous avoir braqué avec une imitation de kalachnikov (quel humour!), il nous explique ce qui se passait dans chaque pièce, »ici la cantine », « ici le dortoir »… Nous on ne voit que des pièces vides, et il peut nous raconter ce qu’il veut, ça revient au même! Lunch time! Où ça? Au resto de l’agence bien entendu! Là, on a une bonne heure d’attente jusqu’au bateau qui nous ramène à Haiphong. Pas de problème, il y a le wifi et puis on a plein de choses à faire pour passer le temps!

Après le déjeuner, nous voilà à nouveau fendant les flots pendant 45 minutes, juste le temps pour une petite sieste. Un chauffeur nous attend de l’autre côté, direction Ninh Binh et plus précisement, Tam Coc. La suite dans le prochain épisode!

(3 octobre-6 octobre) Good bye China, Good morning Vietnam… Hanoï

Nous décollons aujourd’hui pour Hanoï.

Après 3 heures d’avion, nous atterrissons enfin et un taxi mandaté par l’hôtel vient nous chercher. Solution que nous avons choisie pour éviter la mafia des tacos qui vous emmènent à de faux hôtels portant le même nom que celui que vous avez réservé!

La ville, capitale de ce pays, est bien plus pauvre que ce que nous avons pu voir jusqu’à maintenant. Les rues sont jonchées de détritus, les installations vétustes, c’est un joli bordel. Des deux roues peuplent les routes minuscules et sans signalisation. La population semble plus sympa, on nous salue parfois (souvent les enfants), tout en nous regardant moins… Une blatte nous attend dans la cuvette des toilettes de notre hôtel, même elle a décidé de nous accueillir, mais on s’en serait bien passé! Autant s’y faire, ça ne sera pas la dernière qu’on verra. La ville est bruyante mais à côté de la Chine, c’est de la rigolade. On ne compte pas s’éterniser de toute façon, pour aller profiter d’endroits un peu plus reculés et bucoliques.

Aujourd’hui, on découvre la ville de jour. Et ça commence mal… En effet, on voit des chiens rôtis un peu partout dans la rue. De loin, Virginie pensait que c’était des porcelets et moi des sculptures de bois, mais en nous rapprochant, nous constatons amèrement notre méprise…ça ne fait vraiment pas du tout envie. Je m’abstiendrais de juger, vu toutes les viandes que l’on consomme par chez nous, mais toujours est-il qu’une sensation entre dégoût et malaise s’empare de nous… Et comme quoi, on fait mauvaise réputation aux chinois, mais on n’a pas vu de choses comme ça chez eux. Au contraire, on a croisé pas mal de beaux chiens avec leurs maîtres. Autre constat, c’est la misère de se déplacer à pied, il n’y a pas beaucoup de trottoirs et souvent ils sont blindés de scooters!

Malgré tout, ça reste une ville typique, avec des vendeurs de fruits à chaque coin de rue, marchant avec leurs paniers posés en balance sur les épaules et le chapeau conique, des arbres aux mille racines poussant au beau milieu du trottoir, des restos de rue avec des chaises et tables au ras du sol et la vaisselle faite à même le caniveau, des lanternes, de la vie, quoi! On a pas mal arpenté ces rues. Et exploit, on ne l’a fait qu’en marchant malgré les sollicitations constantes des motos-taxi et autres cyclo-pousse. Le coin le plus sympa est sûrement celui autour du lac en plein milieu de la ville, avec un gros rond point, constituant un repaire de deux roues.

Autre point positif, on y mange très bien et pour pas cher, les produits sont frais, les saveurs subtiles et raffinées. Pays des nems et autres rouleaux de printemps qu’on roule soi-même la plupart du temps, beaucoup de Pho (soupe de nouilles, avec viande ou légumes) qui se mange du matin au soir, nouilles sautées, etc…

Outre un temple de la littérature plutôt décevant comparé aux temples de Chine, nous avons vu un spectacle de marionnettes d’eau. Concept très original puisant dans la tradition vietnamienne, le résultat est magnifique. Des musiciennes et chanteuses accompagnent le spectacle et les marionnettes prennent vie sur l’étendue d’eau, on se demande comment cela fonctionne tellement c’est bluffant. Par contre, au début, Marcel 70 ans joueur de PMU et amateur de nouvelle technologie ne cesse de brandir son nouvel appareil photo cachant pas mal la scène et donc le spectacle. Heureusement, une fois une vingtaine de photos prises, il calme ses ardeurs.

En sortant du spectacle, nous décidons d’aller nous restaurer dans les parages. Un rabatteur nous interpelle, on hésite, on se méfie toujours lorsqu’on se fait apostropher. Puis au final, on fait demi-tour et on se laisse tenter. On a bien fait, le repas est incroyable et très copieux. Vient le temps de rentrer car demain on doit être prêt pour 6H15, heure à laquelle on vient nous chercher pour la fameuse  croisière sur la baie d’Halong.

Nous rentrons à l’hôtel et demandons à régler car nous partons tôt le lendemain. Le type de la réception très souriant jusqu’alors change tout de suite d’expression. Il ne cessait de demander ce qu’on planifiait, ça nous gonflait un peu cet interrogatoire. De plus, nous avions lu sur internet que l’hôtel était très bien mais qu’il fallait éviter leurs excursions, une fille s’étant retrouvée en galère à 4 heures du matin pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres. Le Vietnam, c’est aussi ça, on essaie de vous assister tout le temps, la facilité pour la plupart des touristes, mais souvent, ça cache quelque chose et surtout des différences de prix bien plus conséquentes qu’en prenant les choses en main soi-même.

(28 septembre-2 octobre) Shanghai, partie 2

Aujourd’hui, toujours pas de traces de Samolo (cf: le flic de Shanghai). Nous nous aventurons dans le quartier de la concession française, c’est coquet. Il y a des boutiques dans le style provençal, d’autres avec des jouets en bois, et des restos bien de chez nous, burger et compagnie. Du coup, ça sera notre premier vrai repas occidental. Les ruelles sont étroites, il y a du monde donc la circulation n’est pas aisée, et en plus, c’est « tourist land », tout ce qu’on aime! Mais ça reste tout de même sympa.

En partant, on tombe sur d’autres curiosités locales, entre autre les chips au yaourt, ou au thé vert, et des donuts en forme de têtes d’oursons…

Le lendemain, on décide d’aller se faire le jardin de Yu Yuan, au coeur de la vieille ville, et ainsi boucler les quartiers « à voir » de Shanghai. Mauvaise idée, on sent pour la première fois la fameuse Golden Week (semaine de congés nationaux). Tous les chinois sont de sortie, on dirait qu’il y a distribution de riz gratuite tellement il y a de monde! On n’avance pas, des policiers barrent certains passages et il y a du bruit partout. On aura vu ce qu’il fallait de la vieille ville mais nous n’avons pas trop envie de flâner dans le coin.

On galère à trouver et à accéder à l’entrée du jardin. Ce dernier est très joli, mais rempli de touristes ce qui, comme d’habitude, gâche un peu le côté zen. Pas mécontents de se barrer le lendemain pour, nous l’espérons, un peu plus de calme.

Nous devions à nouveau envoyer un colis (on profite des grandes villes pour se délester du superflu et des souvenirs). Le métro étant plein à craquer, nous décidons de marcher pour trouver la poste, en vain. La marée humaine qui déferle sur les trottoirs est indescriptible, et nous nous retrouvons à force de marche et de recherches dans une sorte de boulevard Haussmann, où les magasins de grandes marques se succèdent sans fin. Contrefaçon? Allez savoir!

Après des heures de marche, et le retour par un métro éloigné du centre, on se pose, les pieds en compote, au resto de l’hôtel. Ce soir, nous mangerons en compagnie de poissons et tortues. On se croirait presque dans un resto chinois en France!

 

(28 septembre- 2 octobre) Shanghai, partie 1

Nous avons 7h de train (en TGV, s’il vous plaît!), trajet placé sous le signe de l’enfance, car, en effet, des mioches ont envahi le wagon, dont le sosie de Dewey dans la série Malcolm (pour les connaisseurs)! Ils nous regardent presque plus que les adultes, mais bon, eux, on peut les comprendre! A un moment pendant le voyage, à notre grande surprise, nous avons dû faire pivoter nos sièges comme tout le reste du wagon…j’imagine que c’est pour toujours être dans le sens de la marche. En tout cas, impressionnant leur système, vachement bien foutu.

Nous voici donc à Shanghai. Je me remets gentiment de la bataille de moines shaolin qui a eu lieu dans mon ventre puis nous partons à l’assaut de la ville. Objectif de la journée, le « Bund », quartier réputé de Shanghai. Nous reprenons ce bon vieux métro, qui semble aussi facile d’utilisation qu’à Pékin. Par contre, pas de bol, la station de métro pour atteindre le Bund est fermée. On descend donc à People’s square, une station avant, le coeur de la ville. Et là, c’est la folie, on se croirait à New York! Des gratte-ciel, des grands magasins, des néons, du monde. Sacré choc, pour nous qui arrivons de la « campagne » chinoise.

On marche et on tombe sur M&M’s world, un grand magasin de deux étages à l’effigie de la marque de bonbons. Dedans, il y a de tout, des sacs, des peluches, des parapluies, des ballons de basket et surtout, la grande muraille de M&M’s, impressionnant! Il y a ceux au chocolat au lait qui ressemblent à des smarties, ceux à la cacahuète et enfin ceux à l’amande. On se fait plaisir un peu (vous reprendrez bien un peu d’occident!). Virginie se fait accoster par Rouge, puis on se barre.

On marche un moment dans cette rue surprenante vouée à la consommation à l’américaine, pour enfin arriver sur le Bund.

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Un fleuve sépare une partie de la ville de Pudong, le quartier d’affaire (en gros, la Défense, mais en beaucoup plus impressionnant avec une grande tour emblématique de la ville au milieu). On se balade un peu dans le coin, il y a encore un incroyable dispositif policier, mais on ignore si c’est exceptionnel ou banal.

Puis on décide d’emprunter le tunnel qui passe sous le fleuve (le seul en son genre),et moyennant un petite somme d’argent, nous voici dans un monde futuriste. On pénètre dans une grande cabine style téléphérique et le voyage commence… Une bande son et des lumières colorées rendent l’expérience très sympathique, surtout pour de grands enfants comme nous!

Nous voilà dans le quartier que nous voyions plus tôt de l’autre côté du fleuve, avec une meilleure vue sur la fameuse Pearl Tower. La somme pour y monter est coquette! Mais bon, c’est un incontournable et prendre un ascenseur type capsule spatiale c’est quand même cool. Là-haut, nous avons une vue imprenable sur la ville superbement éclairée. Nous redescendons d’un étage, toujours une belle vue, mais autre particularité: le sol est transparent…sensations garanties! Puis, nous revoilà au rez-de-chaussée avec un autre temple du shopping à la chinoise.

Nous redescendons et continuons à nous balader un peu au milieu des gratte- ciel, puis nous profitons de la nuit et de sa vie bouillonnante en centre-ville.

 

(vendredi 25 septembre, samedi 26 et dimanche 27) Kaifeng

Comme on s’y est pris un peu tard pour nos billets de train, que c’est bientôt le week-end, et que c’est la fête de la Lune (jour férié qui occasionne des rassemblements familiaux dans tout le pays), on a dû se rabattre sur une destination imprévue et donc peu renseignée dans le guide, à savoir Kaifeng.

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On se retrouve dans un train couchette en plein jour, on ne comprend pas trop comment il faut se placer du coup! On se met à deux sur la couchette du bas, on sort l’ordi portable et on se regarde un épisode. Quelques arrêts plus tard, on comprend qu’il faut se mettre à 4 sur la couchette en mode « sardines ». Ce sont deux jeunes chinoises très amusées qui nous l’apprennent, elles tentent de nous parler , toujours aidées d’une application de leur téléphone.

« -Vous venez d’où? »

« -De France. »

« -Vous êtes touristes? »

« -Non,non, on est des moines Shaolins…lol! »

Puis, l’air de rien, elles essaient de nous prendre en photo discrètement, et encore une fois on se prête au jeu. On arrive à la gare et là, c’est la misère: le train est bondé et la porte devant laquelle tout le monde attend ne s’ouvre pas. Il faut donc faire demi-tour vers l’autre porte. En bons derniers, on se retrouve donc à guider la mêlée, et il faut pousser tout le monde car certains passent le voyage dans le couloir extrêmement étroit. De plus, en Chine, les gens qui prennent le train ne vous laissent pas descendre avant de monter, il faut donc jouer des coudes pour parvenir à ses fins. Pas de problème lorsqu’il s’agit de faire le bourrin, je ne me fais pas prier! Enfin sortis du train, un vieux s’énerve contre les gens qui bloquent le passage, je le soutiens intérieurement…si seulement je pouvais le faire verbalement… On sort de la gare et là, la routine, le tacos qui tente l’arnaque, le faux départ exaspéré pour négocier le prix, etc… Finalement, il nous emmène mais cette fois avec un autre passager. Et il cherche absolument à en avoir un quatrième alors qu’il ne reste pas franchement de place, pas même dans le coffre où il y a une sorte de grosse bouteille de gaz (?). Bref, résigné il démarre enfin. La ville est splendide (je plaisante, c’est aussi laid que d’habitude) et pour couronner le tout, notre hôtel semble être bien loin du centre. On galère encore une fois à le trouver, suscitant une fois de plus les regards appuyés des habitants qui semblent découvrir qu’on peut naître sans les yeux bridés. Bref, rien de notable dans ce coin à part peut-être une petite intoxication alimentaire qui nous empêche de faire pas mal de choses (enfin il n’y a pas masse d’activités dans les horizons, donc pas trop de regrets). On fera juste une petite sortie dans un parc, ma foi, fort sympathique!

 

 

(mercredi 23 et jeudi 24 septembre) Luoyang et le temple Shaolin

Ce matin, nous escomptons rejoindre Luoyang par le bus. Il est rare que l’on bouge sans avoir acheté nos tickets au préalable mais ça nous avait bien réussi pour notre dernier trajet. Aujourd’hui, pas de bol, il n’y a pas de places… Direction la gare en espérant que l’on puisse partir. Et mission accomplie! Une heure après, nous sommes dans le train, pas à côté malheureusement car il est bondé. Le trajet n’est pas des plus agréables, Romain coincé entre un mec et la fenêtre, et moi sur une banquette à 3 qui paraît être pour 2. De plus, mes voisins ne me laissent pas une once de tranquillité. On est observé quand on mange, quand on se mouche, quand on sort quoique ce soit de son sac..Presqu’à chaque fois que je levais les yeux de mon livre, je trouvais un regard fixé sur moi. Je vous assure que c’est fatiguant à la longue, même si c’est juste de la curiosité. Si on ajoute à ça les sièges durs (on va finir par avoir le cul plat!) et le manque d’espace entre les passagers, certains voyages en train se transforment vite en cauchemar. Heureusement, ça n’a duré que 5h!!

On commence à avoir l’habitude des trains et des galères. Mais s’il y a bien un truc dans lequel Romain excelle, c’est le marchandage, surtout avec les chauffeurs de taxis attendant devant les gares, qui sont, accessoirement, des arnaqueurs finis! Ils proposent une somme astronomique pour la course, Romain fait baisser le tarif et ne cède pas. Il semblerait qu’ils se partagent l’argent obtenu car ils se regroupent quand on arrive (c’est la mafia, t’as vu!), mais celui qui négocie n’est pas forcément celui qui nous emmène. Le « leader » campant sur sa décision, Romain fait mine de s’en aller car il est exaspéré (une technique classique). L’effet est immédiat et nous obtenons le tarif voulu. Bien joué, Romain!

La journée touche déjà à sa fin, encore une de passée dans les transports!
On va manger dans un petit boui-boui, comme à notre habitude. En général, en Chine, le repas est placé sous le signe du partage, et chacun pioche dans les différents plats pour remplir son assiette. Ici, contrairement aux habitudes, on nous a servi à chacun une assiette pleine. Bon, nous, ça ne nous a pas empêché de partager nos nouilles mais c’était assez inhabituel! Et tout ça pour 2 euros !

Nous sommes venus à Luoyang pour une chose, le célèbre temple Shaolin. Il est à 1H30 de bus de la ville. Mais encore faut-il trouver le bon bus! Chose qui s’avère finalement assez facile car, près de la gare routière, plein de chinois répètent le mot « Shaolin » à notre vue. On dit oui à l’un d’entre eux qui nous amène à un minibus. C’est un véritable four à l’intérieur et il est blindé, pas de places assises côte à côte. Mais c’est sans compter sur l’amabilité d’un chinois qui fait en sorte qu’un passager change de place pour nous laisser entre amoureux. Sympa, c’est assez rare car ils sont très disciplinés par rapport aux places qui leur ont été attribuées (enfin sauf dans les files d’attente 🙂 !). Le trajet ne se passe pas trop mal, on a même la compagnie de poissons et d’oiseaux transportés par une dame, ce qui rend l’environnement sonore pour le moins atypique. Arrivés sur place, Virginie se prend déjà pour un moine shaolin, une valise lui roulant dans les pieds, elle esquive brillamment. L’endroit est superbe, des allées de pins, des montagnes tout autour…ça fait du bien un peu de nature, car on en bouffe de la ville, et à la longue, c’est harassant. Le site est énorme.

En effet, en plus du temple Shaolin, il y a plein d’écoles de Kung Fu, une forêt de pagodes (sépultures des moines connus) et même des trucs bien trop loin pour être visités. Il faut savoir que l’endroit se situe sur le Song Shan, une des montagnes sacrées de Chine, alors inutile de préciser que ça grimpe pas mal! Le temple en lui-même est assez décevant comparé à d’autres que nous avons vus, mais le cadre rattrape tout!

Après avoir fait le tour de ce que l’on pouvait voir, on s’arrête pour assister au spectacle qui montre un panel des capacités impressionnantes des jeunes élèves. Par exemple, l’un d’entre eux, après la méditation nécessaire pour rassembler son chi, réussit à percer successivement une plaque de verre et un ballon en lançant une aiguille. Ils ne plaisantent pas ces mecs-là!! En sortant, on tombe sur les vrais entraînements des élèves cette fois. Quand on y pense, c’est un peu bizarre le fait que les touristes se baladent au beau milieu d’une école finalement, c’est comme si des touristes venaient visiter la Sorbonne pendant que les étudiants travaillent… Le nombre d’aspirants et la coordination de ces derniers rappellent les plus grands films d’arts martiaux.

On redescend de notre montagne mais en prenant notre temps, car ici, les bus ne partent généralement qu’une fois quasi remplis. Bien sûr, le bus ne nous dépose pas à la même gare qu’à l’aller qui était juste à côté de notre hôtel, donc c’est reparti pour une énième vadrouille à la recherche de notre lieu de résidence. Ereintés, mais enfin arrivés, nous tentons d’ouvrir la porte de notre chambre, en vain. A l’accueil, ils nous réactivent notre carte (ça a l’air d’être assez commun car ça nous arrive fréquemment), on remonte et là pas de lumière! Cette journée va avoir notre peau! De nouveau à l’accueil, on essaye d’expliquer -application de traduction en main- notre problème. Le mec semble croire qu’on lui parle de la lumière du jour qui est bien sûr absente à cette heure (merci mec, on est cons et on avait pas compris que le soleil se couchait..). Une fois qu’il a compris que nous ne sommes pas des handicapés mentaux et après avoir tapé toutes les périphrases possibles sur l’appli, il décide de nous accompagner dans notre chambre. On lui fait une démonstration, eurêka, il saisit enfin! Un escabeau, un manche à balai et une manipulation étrange dans le plafond, et la lumière fût.

Pour clore cette journée, nous décidons d’aller nous remplir la panse au restaurant de l’hôtel, une fois n’est pas coutume! Nous ne sommes que tous les deux, mais la paix est de courte durée… Des enfants nous observent et cognent à travers la vitre, manière bien étrange de nous saluer. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, mais malheureusement les enfants semblent ignorer cet adage.

(mercredi 23 septembre) …Xi’an toujours!

Xi’an, deuxième jour, le programme est chargé! Il nous faut acheter des tickets de train à la gare, une première pour nous! Jusque là, on s’était toujours débrouillés autrement (achat en ligne et tickets envoyés à l’hôtel, ou achat dans les « ticket office » qui sont des bureaux de moins grande envergure). Ensuite, direction la fameuse armée de soldats en terre cuite et pour finir les remparts de la ville.
Acheter des billets en Chine peut vite s’avérer être une épreuve. La barrière de la langue et la pression exercée par les chinois impatients y concourent beaucoup. Déjà faut repérer où on les achète! On trouve une file, oups, c’est pas la bonne…on nous fait signe que c’est à côté. Là, une dame nous fait comprendre qu’elle veut nous passer devant…ok, vas-y ma grande, on est moins pressés que toi! Viens notre tour, ça se passe plutôt bien car on a pris le temps de noter toutes les références de notre trajet, par contre c’est un peu long car ils notent pas mal d’informations de nos passeports respectifs.
On sort de la gare et on cherche les bus pour rejoindre le site de l’armée de soldats en terre cuite. Pour cette destination, il y a des véhicules verts et des bleus. On n’a pas le temps de réfléchir, à peine a-t-on posé les yeux sur les bus que deux rabatteuses nous attrapent presque violemment pour nous jeter dans un bus. Problème, chacune veut qu’on monte dans le sien, elles se battent presque!

Enfin, nous voilà arrivés sur le site. Il y a du monde, nous rentrons et arrivons dans la salle d’excavation numéro 1, la plus grande et la plus impressionnante. On en a vu des images de cet endroit, mais ça reste tout de même sidérant. Par contre, je me demande s’il n’y a pas plus de touristes chinois que de soldats en terre cuite (pourtant au nombre de 6000). La particularité de ces soldats, c’est qu’ils sont tous uniques, et c’est vraiment incroyable d’observer les détails de leurs visages ou de leurs tenues. On se demande si c’est la réplique exacte des soldats de l’Empereur qui les a fait fabriquer pour veiller sur son tombeau… Après un rapide passage au musée, dans lequel il n’y a pas grand chose de traduit en anglais, on part à la découverte des deux dernières salles d’excavation. Elles sont moins grandes que la principale, et les soldats et chevaux bien plus abîmés. Il faut savoir qu’il y a eu pas mal de pillage, et les archéologues fournissent un travail de titan pour les reconstruire. De même, les excavations ne sont pas terminées, même dans la salle 1, et on a d’ailleurs pu les voir un peu travailler.

On termine la visite in extremis car des policiers commencent à placer des barrières et à nous mettre gentiment dehors. On ne comprend pas trop pourquoi vu que c’est loin d’être l’heure de fermeture, mais en sortant, on s’aperçoit vite qu’un gros ponte semble être attendu sur le site de par le dispositif policier mis en place. On attend un peu (c’est peut-être quelqu’un qu’on connaît? Notre ancien président est bien venu si l’on en croit les photos du musée!). Des berlines noires défilent, on ne voit rien si ce n’est la foule qui commence à faire une grosse vague. C’est le moment où l’on s’éclipse, histoire de ne pas se faire piétiner pour voir on ne sait quelle personnalité. A l’heure qu’il est, on ne sait toujours pas qui c’était!

De retour en ville, on part pour une balade nocturne (la nuit tombe très tôt ici) sur les remparts. Le calme qui règne en haut contraste avec l’agitation des rues et le crépuscule est propice à la détente. Tout semble magique, les petites lumières qui bordent les tours, les lampions rouges et la musique typique chinoise participent à l’ambiance.

Les remparts faisant 6 kilomètres, il nous faut bien redescendre un moment pour regagner notre quartier. Retour à la réalité après ces instants féeriques… Une petite halte pour manger (on a testé le brocoli chinois…audacieux…et le reste nous a été conseillé par la serveuse donc nous ignorons ce que c’était!), puis nous faisons le chemin retour en passant par les jardins bordant les remparts.

Les espaces verts en Chine se trouvent être systématiquement des lieux de rencontre et d’échange entre les habitants du quartier. Ils se rassemblent pour danser en groupe, faire du taï chi ou du kung fu, ou bien des choses étranges qui semblent être liées à la détente. Certains se frottent à des arbres, d’autres font des signes mystiques dont le sens reste obscur pour nous, d’autres marchent en faisant de grands gestes avec les bras. Tout semble ressourcer ou être bon pour le corps et l’esprit.

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(Mardi 22 septembre) Xi’an encore…

Bon, donnons une deuxième chance à Xi’an en partant explorer la ville, plus précisément le quartier musulman qui est réputé pour être un coin touristique où l’on mange très bien. Après pas mal de marche, nous tombons enfin dessus. Effectivement, c’est très animé, il y a de la bouffe partout, et les scooters habituels qui jouent du klaxon.

On ne s’en rend peut-être pas compte en nous lisant, mais l’environnement sonore est assez fatiguant à la longue, entre les employés avec leur micro devant les magasins, les chinois qui parlent fort, éructent et pètent bruyamment (j’en connais deux qui seraient heureux ici!), la musique à fond (qui n’est pas bonne, bonne, bonne, désolé Jean Jacques). Même les enfants participent à ce brouhaha car ils ont souvent des chaussures qui couinent à chaque pas (façon Sophie la girafe). Il y a des fois où l’on préfèrerait être sourd…

Mais la rue, c’est aussi des couleurs et des odeurs, des fragrances diverses. On vous laisse regarder les photos pour imaginer les saveurs et les parfums qui mettent l’eau à la bouche…ou pas!

 

Bref, vient le temps de manger. On s’attable dans une petite gargote et on se commande des nouilles froides au sésame et du mouton dans un bouillon avec du pain émietté à l’intérieur, les deux étant des spécialités locales. C’est un délice, facile dans le top 3 de nos repas jusqu’alors. Deux petites dames sont obligées de s’asseoir à côté de nous faute de place. On dirait qu’elles sont gênées ou qu’on leur fait peur… Pas facile de déchiffrer ce qu’il se passe sur leurs visages parfois! Une table finira par se libérer et tant mieux pour elles car elles étaient parties pour manger à 10km de nous!

Balade digestive dans la ville. On passe dans une galerie de souvenirs (où circulent même les deux-roues!) dans laquelle les marchands vendent des statuettes de soldats à foison et toujours un peu la même chose, ensuite visite de la tour de la cloche et du tambour (la première sonnant l’aube et la seconde le crépuscule). Les deux proposent des démonstrations musicales. On attend pas mal pour voir le court spectacle de tambours mais c’est intéressant d’en entendre le son. Ensuite, on se dirige vers la tour de la cloche isolée au beau milieu d’un rond-point. Pour y accéder, il faut emprunter des souterrains qui grouillent de monde et empestent la pisse. Du coup, on trace peut-être un peu trop et on en loupe l’accès un peu planqué près du métro. Pas cool parce qu’on y passe un bon moment à tourner en rond dans ce souterrain en cercle et aux multiples sorties… Petite parenthèse, on aura au moins bien rigolé en passant devant cette imitation de resto à choucroute avec des saucisses animées. Ah! Si les alsaciens voyaient ça!!

Arrivés au point de chute, on se demande si ça valait vraiment la peine de s’acharner, mais ce qui est fait est fait! On contemple la vue d’en haut ainsi que la grosse cloche et on fait la connaissance de Roger, 65 ans, amateur de riz et grand joueur de Mah-jong, et on repart (difficile de prendre en photo un monument sans un chinois posant devant!). Comme souvent, c’est un peu la galère pour retrouver l’hôtel. On essaye de se repérer par rapport aux portes des remparts, ça porte ses fruits, seulement…c’est extrêmement long car la ville est bien grande!

Bon, là on ne vous cache pas qu’on n’a plus envie de faire grand chose parce qu’on a pas mal trotté dans la chaleur et l’agitation de la ville.

(Lundi 21 septembre) En route pour Xi’an!

En route pour Xi’an, dans notre premier TGV en Chine! La gare est impressionnante, immense, on dirait presque un aéroport.

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Le trajet s’effectue en 3h, ça nous change des durées habituelles. Le train est confortable, le trajet se passe bien. A un moment, Virginie rigole car un type regarde par-dessus mon épaule à quoi je joue sur ma tablette. Il me montre alors un jeu sur son téléphone, euphorique, il en renverse son gobelet rempli d’eau. Arrivée à Xi’an, on découvre une gare énorme, encore une fois. Un pseudo taxi propose de nous prendre en charge, mais on sait bien que ce sont les mecs qui viennent dès la sortie du train qui sont les pires, et celui-là emporte la palme car il nous propose 4 fois le tarif habituel! On refuse, mais il insiste en essayant de négocier, nous revêtons alors nos manteaux d’indifférence et continuons notre chemin. Une pancarte indique les taxis, nous la suivons. C’est la première fois que nous voyons ça, il y a des barrières comme dans les queues des parcs d’attractions et une centaine de taxis en file indienne qui ramassent les voyageurs. Nous rentrons dans le nôtre, et surprise, il y a des barreaux métalliques entre nous et le chauffeur!

Ces journées où il ne se passe pas grand-chose, où l’on ne fait que voyager d’un point à un autre, on attend toujours le repas du soir avec impatience. C’est en général le seul réconfort de la journée. On avait hâte d’être à Xi’an pour manger dans le quartier musulman des plats qui nous ont mis l’eau à la bouche sur le papier, mais c’est trop loin pour ce soir. Alors on va dans une petite échoppe dans le coin, et on se contentera d’un plat de maïs chaud et d’une viande cuisinée aux fruits secs et piment apparemment. Habituellement, on nous sert de l’eau chaude pendant le repas, mais celle-ci est de couleur jaune. Romain suggère que c’est peut-être une sorte de rince doigts mais on goûte quand même! Et c’est bien de l’eau dans laquelle a macéré une sorte de céréale.

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(dimanche 20 septembre) Pingyao 2

Pingyao, deuxième jour dans cette ville bien agréable. Pour commencer la journée, on a décidé d’aller tester la fish pédicure, c’est vraiment donné ici en plus. La sensation est très bizarre, ça chatouille à fond, c’est un peu inquiétant mais on s’habitue vite et après on a les pieds tout doux. Verdict: ça marche!

En se baladant, on tombe sur des gâteaux de lune qu’on n’a pas encore goûté du coup, et ceux-là semblent vraiment destinés à la consommation, alors on en achète deux, toujours pour des miettes de pain. On continue en allant manger dans la deuxième et dernière adresse recommandée par le Lonely, un hôtel qui fait restaurant, c’est monnaie courante dans le coin. Encore une fois, l’endroit est superbe, situé dans une petite cour intérieure. Par contre, la carte est quasi identique à celle d’hier soir.

L’après-midi, nous continuons à visiter la vieille ville, en se farcissant un nombre incalculable de maisons/banques qui se ressemblent toutes, à tel point qu’on a du mal à savoir celles qu’on a déjà faites ou non.

On nous regarde encore plus que de coutume ici, une dame vient même nous demander de poser en photo avec elle. On accepte moyennant 150 yuans (je plaisante, bien entendu). Plus tard, dans une des fameuses maisons, trois jeunes semblent très amusés de nous voir et j’en surprends un en train d’essayer de me prendre en photo à mon insu (comme très souvent). Je lui fais signe qu’il peut y aller, et du coup, il vient poser à côté de moi pendant que son pote immortalise ce moment. Heureux, il me tend la main que je lui serre chaleureusement. Ah là là, si c’était aussi facile partout de rendre les gens heureux! Au passage, on croise un type avec un couvre-chef pour le moins original!

Le soir, on décide d’aller manger dans un truc plus typique, un poil déçus par les expériences précédentes…comme quoi, les guides, c’est bien dans une certaine mesure, mais nous, on préfère plutôt marcher à l’instinct. D’ailleurs, en repassant devant le resto de la veille, on voit le même couple de jeunes français attablé, déjà croisé au même endroit. Nous, on aime bien varier les plaisirs, on s’enferme déjà suffisamment dans nos habitudes en France… On arrive devant un truc très beau, une fois de plus, et on se décide à y entrer. On se commande du boeuf de Pingyao, des aubergines, et des gâteaux au thé vert et aux graines de sésame (ouais, ouais, on est têtus avec nos desserts!). Surprise, la viande est froide mais reste excellente, les aubergines sont délicieuses, et les gâteaux aussi, sûrement le meilleur dessert jusqu’à maintenant, on a bien fait d’insister!