Suite du blog…

Bonjour à tous!

Bon, en gros, on arrive à la limite de photos que l’on peut mettre sur le blog… Pour passer au stade supérieur et mettre autant de photos que l’on voudrait, il nous faudrait débourser la coquette somme de 300 euros… On a donc décidé de créer un autre blog pour relater la fin de notre voyage.

En voici l’adresse: asianroadtripsuite.wordpress.com

Pour ceux que ça intéresse et qui me disent souvent « j’ai perdu l’adresse du blog, peux-tu me la redonner », vous pouvez l’ajouter aux favoris! Pour cela, une fois que vous êtes sur la page du nouveau blog, soit vous cliquez sur la petite étoile au bout de la barre d’adresse, soit vous cliquez sur les 3 petits traits un peu plus loin à droite et là vous sélectionnez favoris, puis ajouter cette page aux favoris.

Sachez qu’on ne vous prend pas pour des imbéciles en expliquant cela, mais qu’il y a aussi des personnes âgées qui regardent notre blog (coucou papy et mamy :)!) et qui sont moins familiers de l’outil internet!

On espère que ce changement ne vous empêchera pas de continuer à suivre nos aventures… Merci à vous de nous lire!!

 

(27 mai-3 juin) Kyoto en bref…

On s’est fait un petit marathon de temples…

1- Kiyomizu-dera, ou le temple de l’eau céleste. Un joli nom qui vient du fait que l’eau qui y coule serait sacrée. Du coup, à la fontaine, ça se bouscule au portillon pour boire un peu de cette eau magique. En outre, le temple est perché en haut d’une colline, comme sur pilotis.

La vue y est impressionnante mais encore une fois, il y avait foule. Les temples sont toujours pris d’assaut par des hordes d’écoliers ou étudiants. On se demande presque quand ils vont en cours! Il ne faut pas être mauvaise langue car ils viennent entre autre pour travailler leur anglais avec les touristes. On doit répondre à quelques questions, voire se faire prendre en photo ou signer sur leurs feuilles, mais c’est pour la bonne cause et c’est plutôt amusant de se prendre pour des stars à signer des autographes!

Ce temple se situe dans un quartier bien agréable de ruelles et de petits magasins d’art ou de souvenirs.

Il fait bon s’y promener ou déjeuner dans un joli resto à l’image du quartier. Ils ont des plats originaux, avec des trucs bizarres indescriptibles ou bien des nouilles vertes et froides à tremper dans la sauce soja.

2- Kodai-ji, un petit temple perdu dans les ruelles de Kyoto, là où les « chauffeurs » de pousse-pousse presque sortis d’un autre temps vous attendent pour vous transporter. Un lieu zen et paisible qui permet de marquer une pause bienvenue dans une journée chargée.

3- Kinkaku-ji, le temple d’or, qui doit son nom à sa jolie couleur dorée, atypique dans ce pays de temples vermillons ou en bois. La visite fut courte mais ça valait le déplacement.

IMG_1700

Puis, non loin de là, on pouvait visiter un temple zen de grande renommée apparemment. Selon nous, le Ryoan-ji n’est pas le plus beau ni le plus impressionnant dans le genre, mais peut-être en a-t-on déjà trop vu pour apprécier celui-ci à sa juste valeur… En revanche, le jardin avec son lac et sa mousse présentait bien plus d’intérêt à nos yeux. 

Petit détour sur la nourriture japonaise…en 2 mots!

Ramen…. Un des plats les plus économiques et les plus nourrissants que l’on puisse trouver dans ce pays. On en a mangé pas mal et c’était à chaque fois un plaisir, surtout quand les échoppes qui les servent sont ouvertes tard dans la nuit et qu’on a besoin de se remplir la panse! 

IMG_1746

Izakaya…. Ce sont ces petits restos traditionnels, un peu l’équivalent de la brasserie chez nous. En fait, on y a fait un nombre incalculable de repas, mais une mention spéciale pour celui-ci, caché dans un quartier plus résidentiel qu’autre chose. Le patron, extrêmement avenant, qui nous dit qu’il ne parle pas trop anglais mais nous a pas mal détaillé la carte au final, les clients bourrés qui se cassent la gueule au milieu du resto, l’ambiance « authentique » en quelque sorte, le saké chaud et la friture en amuse-gueule, tout cela nous a séduit.

(27 mai-3 juin) Maître Renard sur son arbre perché

Aujourd’hui, nous commençons par un temple zen, le Tofuku-ji, dont la visite est courte mais agréable. Vous le connaissez, c’est le temple qui trône en haut de chaque article du Japon… Ce lieu combine avec brio deux types de jardins.

La mousse, qui déroule son manteau moelleux sous les arbres ou entre les pierres.

La pierre et le sable, dont l’agencement minimaliste et soigneusement ratissé justifie en soi l’appellation de jardin zen.

Pause street food entre nouilles et brochettes…

Puis, rendez-vous au sanctuaire d’Inari, divinité représentée par un renard blanc. Ce temple a la particularité d’être composé de nombreux torii qu’on traverse lors d’une petite ascension. Nous ne nous sommes pas privés.

IMG_1202

Au départ, il y a foule et la magie labyrinthique des torii en est un peu gâchée. Mais finalement, plus on s’enfonce, moins il y a de monde, la plupart des gens ne montant pas jusqu’au sommet. Ce n’est pas de la haute montagne mais ça fait une belle balade d’environ 2h quand même.

On croise de nombreux autels et petits temples dans lesquels le renard est bien sûr omniprésent. Passer sous ces portes rouges au plus profond de la forêt a quelque chose d’une marche initiatique.

Enfin, nous arrivons au sommet, là où siège un temple. Nous avons atteint notre but mais c’est le voyage pour y arriver qui avait le plus d’intérêt finalement…

De retour en ville, avant de reprendre le train, nous tombons par hasard sur un neko café. Nous avons déjà tenté l’expérience en Corée du Sud, mais après tout, le concept est avant tout japonais, et Rémi n’était pas avec nous la fois précédente, alors banco, rentrons!

L’ambiance est détendue, les boules de poils en mode sieste. En bon ami des chats, Rémi achète une friandise à offrir à son pote « Samuraï ».

IMG_1298

L’odeur alléchante du poulet réveille les matous qui arrivent de toute part pour réclamer un morceau.

Après cette halte féline, nous reprenons le train. Nous allons manger dans un des nombreux restos de la gare de Kyoto, qui est un point d’intérêt de la ville de par son côté moderne et grandiose. Ce soir, ça sera tonkatsu, du porc pané accompagné d’une salade de chou, riz et soupe miso. Ici, on fait sa popote. On mélange sa sauce soi-même et on pile un des ingrédients au mortier. Et c’est un délice!

 

(27 mai-3 juin) Arashiyama

Les alentours de Kyoto regorgent de temples et autres endroits pittoresques qui valent le détour. Aujourd’hui, cap vers l’ouest dans le coin d’Arashiyama…..

Notre première étape: des collines où l’on peut voir des singes. Oui, des singes au Japon. Certes, on en a vu des primates tout au long de l’année mais ceux-là, on ne peut les croiser qu’ici puisque ce sont des macaques japonais. Une petite marche dans la forêt s’impose pour rejoindre l’endroit où ces animaux à poils longs et face rouge passent le plus clair de leur temps. Cependant, on peut en croiser quelques-uns cachés dans les arbres.

Arrivés au sommet, on comprend vite pourquoi ils choisissent de rester dans ce coin-là. Bananes, pommes et cacahuètes auront toujours plus d’attrait que le fin fond de la forêt…

L’essentiel reste quand même qu’ils soient en liberté et on peut dire que ça grouille de partout, surtout à l’heure du repas. Une musique façon Tex Avery retentit et ils déboulent de partout pour venir chercher leur pitance (ils ont l’air parfaitement heureux dans ce parc mais là, ça fait tout de même un peu cirque…)

Cela va sans dire, il ne faut pas avoir de nourriture sur soi en présence de gourmands aux petites pattes agiles. Ceux-ci ont presque l’air agressifs et bon nombre de recommandations sont données à l’entrée. Il suffit de ne pas les faire chier en somme (du bon sens…). Nous avons malgré tout la possibilité de les nourrir, mais uniquement à travers une grille. Brigitte Bardot rassure-toi, ce sont les hommes qui sont à l’intérieur de la cage et qui donnent la nourriture aux animaux à l’extérieur. Pour une fois, la situation est inversée!

Nous poursuivons ensuite notre visite dans ce quartier fort agréable, entre lac et montagne.

Nous ferons une étape dans un temple et son jardin japonais, puis dans une « bambouseraie ». On s’attendait à une forêt de bambous comme on a déjà pu en voir en Corée. C’était plutôt une rue de bambous…un peu décevant, en somme, mais c’est toujours plaisant de marcher dans des allées aussi imposantes.

Pour finir, petit clin d’oeil culinaire sur un dessert plutôt original. Ne demandez pas le nom, le panel de pâtisseries japonaises est large et certaines ont de grandes similitudes, donc impossible de dire laquelle nous avons goûtée. Cette boule gluante sans doute à base de pâte de riz était aromatisée aux fleurs de cerisier, le petit pétale et la feuille faisant partie intégrante du dessert! Une saveur…particulière!

IMG_1120

 

 

(27 mai-3 juin) Mille et un temples… Kyoto

Nous arrivons à Kyoto en un temps record, on remercie encore une fois le Shinkansen! Nous avons loué une petite maison traditionnelle située dans un quartier bien calme.

IMG_1491

Rien de bien transcendant aux alentours mais nous avons quand même trouvé un très bon restaurant typique pour y goûter un des plats du coin, une fondue sukiyaki.

Kyoto est une ville ancrée dans la tradition, contrairement à la plupart des grandes mégalopoles japonaises. On dit qu’on peut y compter au moins mille temples et toute une vie ne suffirait pas à tous les visiter. Alors forcément, une petite semaine n’a pas été suffisante! Cependant, c’est l’endroit du Japon où nous en avons le plus visités car même sans le vouloir, en se baladant, on tombe forcément sur l’un d’entre eux.

Au-delà des lieux de culte, l’authenticité de Kyoto se mesure avant tout dans les rues.

IMG_0944

Le coeur de la ville, Gion, est le fief des geishas. Nulle part ailleurs nous ne pouvons en voir mais ici, on en croise marchant dans les ruelles pour se rendre sur leur lieu de travail. C’est totalement surréaliste d’apercevoir ces dames de compagnie apprêtées en kimonos, maquillées de blanc et perchées sur leurs geta tapant les pavés. Une vision d’un autre siècle… Nous n’avons pas pris de photos par respect (hors de question de s’agglutiner comme les autres touristes pour les suivre avec l’appareil photo comme des paparazzis, alors qu’elles détestent ça…ce ne sont pas des bêtes de foire… (« Je ne suis pas un animal, je suis un être humain » dixit Elephant Man)

Ces ruelles sont pleines d’établissements qui ne semblent pas tous accessibles. Nous y mangerons des gyozas dans une petite échoppe bien traditionnelle comme on les aime.

De même, nous testerons dans un bar le célèbre cocktail au whisky japonais, le highball.

Un fleuve traverse la ville et il fait bon se balader le long de l’eau. Et lorsque l’on a envie de faire une pause, on peut remonter « à la surface » et se poser sur une des nombreuses terrasses de restaurants qui surplombent les berges. L’entrée des établissements se fait dans une charmante ruelle illuminée par les lanternes à la tombée de la nuit.

En ce qui nous concerne, on y a mangé un unagidon, autrement dit de l’anguille grillée avec de la sauce teriyaki sur un lit de riz… Vous avez raison de saliver…

IMG_1482

 

 

 

 

 

 

(25 mai) Un petit steak à Kobe?

La facilité de déplacement dans ce pays est étonnante, surtout quand on est équipé de Japan Rail Pass qui, une fois achetés à un prix certes conséquent, nous permettent des voyages illimités sur le réseau ferroviaire. Las des pérégrinations de ville en ville avec nos maisons sur le dos, nous profitons de la rapidité des trains pour poser bagage dans une grosse ville et faire des excursions à la journée à partir de celle-ci.

Parmi nos excursions, la ville de Kobe, berceau du célèbre boeuf et accessoirement le seul endroit du Japon où l’on puisse en manger du vrai. Les expériences culinaires faisant partie intégrante du voyage pour nous, il nous était difficile de passer à côté de ça malgré le tarif élevé d’un tel repas.

A peine arrivés, nous partons à la recherche d’un restaurant. Il faut dire qu’on souhaite impérativement goûter le boeuf de Kobe pour le déjeuner (qui finit à 15h dans la plupart des établissements) car c’est bien moins cher que pour le dîner. On ne veut pas faire les rapaces mais les tarifs sont vraiment hallucinants et hors budget pour nous. On trouve un resto traditionnel où l’on mange au comptoir et où les plats sont cuisinés sous nos yeux par notre chef cuistot perso. Nous sommes fin prêts à déguster le meilleur boeuf de notre vie.

IMG_0530

On nous sert tout d’abord deux petits échantillons de boeuf froid, dont un bout de langue, possiblement. Une petite mise en bouche qui appelle la suite avec impatience.

Enfin, le ballet de la cuisson commence. Le cuisinier détaille la viande en petits morceaux se découpant comme du beurre, il les fait cuire avec délicatesse et savoir-faire sur la plaque puis nous sert en nous expliquant comment déguster ce mets de choix.

IMG_0522

Différents assaisonnements sont à notre disposition. Tout cela est très ritualisé, le premier morceau doit être mangé avec tel sel puis celui-là avec la sauce et la chips d’ail, bref…ça serait trop long à raconter! Le tendre boeuf est accompagné de salade et légumes cuits sur la plaque, et comme rien ne se perd, on nous sert également les morceaux de gras cuits avec des pousses de soja. Dans le boeuf de Kobe, tout est bon, même le gras!

Bilan de ce repas: Le boeuf le plus cher de notre vie, mais sans doute le plus tendre et savoureux également.

La panse bien remplie, nous partons à la découverte de la ville. Nous tombons sur un petit temple d’Inari, qui agrémente notre balade avec plaisir.

La ville ne présente pas d’intérêt particulier si ce n’est un jardin floral que l’on atteint en téléphérique. Nous arrivons trop tard car ça ferme tôt. Nous continuons donc notre marche vers un quartier atypique et pas franchement japonisant.

Entre bâtiments de style colonial et petites ruelles, nous déambulons et visitons des temples ainsi qu’une très vieille maison. Il faut pour cela enfiler de charmantes pantoufles d’un autre siècle. C’est marrant, mais pas très typique. Disons que ce n’est pas ce que l’on est venu chercher au Japon.

 

 

(23-26 mai) 30 millions d’amis

Pour ceux qui nous connaissent ou qui ont appris à nous connaître avec ce blog, inutile de dire que toute activité concernant des animaux nous met en liesse…

On s’est donc fait une petite sortie à l’aquarium d’Osaka. Après celui de Bangkok, on se disait qu’aucun aquarium ne lui arriverait à la cheville, mais en définitive, lorsqu’on se retrouve au milieu des poissons, on ne pense même plus à faire la comparaison. On a passé un très bon moment.

Et chaque aquarium a ses particularités. Nous y avons vu des animaux franchement atypiques, comme une énorme salamandre ou un capybara, ou encore des créatures multicolores presque microscopiques dans lesquelles certains reconnaîtront les lucioles de notre enfance (voilà pourquoi il n’y a qu’une photo du descriptif).

Mon rayon préféré: les méduses!!!

Pour de grands gamins comme nous, la partie où l’on peut caresser des poissons était un passage obligé (les requins ont la peau rugueuse tandis que les raies sont extrêmement douces).

IMG_0865

Mais la star de cet aquarium, c’est le requin baleine, qui nage inlassablement et majestueusement au beau milieu des autres poissons. Malgré tout, nous sommes sensibles à la cause animale et on se dit qu’aucun d’entre eux ne devrait être enfermé ici, encore moins un de cette taille…

Si la Corée du Sud est un bastion des cafés atypiques avec des animaux, le Japon n’est pas en reste, bien au contraire! En déambulant dans les rues à la recherche d’un endroit où boire un coup, nous sommes tombés par hasard sur un bar à chouettes. Il y en a de toutes sortes, ainsi que des bébés qui paraissent bien grands…

Quel plaisir d’approcher de si près ces animaux à plumes si peu visibles dans la vraie vie, même si encore une fois, on s’interroge sur leur bien-être. En effet, un café ne paraît pas être un endroit idéal pour eux et ça nous fait la même impression que des oiseaux en cage… Malgré tout, la dame qui s’occupe d’eux les traite avec soin et il semble qu’ils soient placées en volière en dehors de leurs « heures de travail ».

On a le droit de leur caresser uniquement le bec avec délicatesse, et, ma foi, elles ont l’air d’apprécier ça!

Puis, la dame nous propose de porter une chouette effraie, alors on ne se fait pas prier! Elle nous fait porter un gant et installe les serres de la chouette entre nos doigts.

C’était une expérience hors du commun avec ces adorables animaux. Et on peut dire que ça change du sempiternel café à chats!

 

 

 

(23-26 mai) Osaka de nuit

C’est quand vient la nuit qu’Osaka dévoile toute sa splendeur. Dontonburi s’illumine et tout devient un peu plus magique…enfin, certains pourraient dire que ce sont des propos dithyrambiques mais nous, on aime assez les villes de nuit avec les enseignes éclairées et les lanternes devant les restos.

IMG_0489

Alors on s’engouffre dans les rues et on s’immerge dans cet océan de néons, des lumières plein les yeux.

Rien de tel qu’une petite vue d’ensemble en hauteur, à la tombée de la nuit, pour saisir l’étendue de la ville.

Et le soir venu, c’est aussi le moment pour nous de partir à la découverte de la cuisine japonaise! Ici, la spécialité se nomme takoyaki. Ce sont des boules fourrées au poulpe, servies avec un peu de mayo et de sauce soja et saupoudrées de katsuobushi (des flocons de bonite séchée). Un régal, dégustées avec une bière fraîche au bord de l’eau…

Deuxième spécialité de la ville: l’okonomiyaki. Ceux qui suivent nous diront « mais c’est le plat d’Hiroshima! », et bien, oui, c’est également le cas. Les deux villes sont en concurrence à savoir qui a la meilleure recette. Pour avoir goûter les deux, difficile de trancher…

On ne pouvait pas aller au Japon sans manger au moins une fois des sushis. Pour l’anecdote, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le sushi n’est pas un repas trivial pour les japonais mais bien plus un mets que l’on déguste exceptionnellement, en petite quantité et non pas en plateau ou à volonté comme chez nous. Certains mythes doivent être levés: au Japon, on mange plus de ramens que de sushis.

IMG_0895

On peut déguster ses sushis dans des restos avec un rail qui tourne autour du comptoir ou en version traditionnelle (ce qui fut notre choix). En rentrant, nous sommes assaillis de cris de bienvenue, puis on s’installe au comptoir et on passe commande au fur et à mesure auprès de notre chef perso. Le choix de poissons est large et les sushis sont servis par deux, avec une rapidité incroyable.

Voici une petite galerie bien appétissante d’un échantillon de notre repas (anguille grillée, pinces de crabe, le classique saumon, oursin)

La gastronomie nippone est un puits sans fond, et on y pêche constamment de bons petits plats. Le curry japonais fait partie de nos préférés. Il n’a rien à voir avec le curry indien d’ailleurs. Pour en avoir déjà cuisiné en France, on sait qu’il se présente en plaquette (comme une tablette de chocolat) et qu’en le faisant fondre, on obtient une sauce succulente, épaisse et épicée qui agrémente le riz ou les nouilles udon, comme dans cette petite échoppe.

On va nous dire qu’on ne fait que manger (en même temps, la nourriture japonaise est dans nos cœurs depuis longtemps)…mais, on ne fait pas que ça! Quand deux gamers se retrouvent à l’autre bout du monde, ça donne quoi? Des soirées cybercafés en perspective! Et même pour les néophytes des jeux de pc comme moi, l’expérience est agréable. On paye un forfait pour un certain nombre d’heures, puis on a des boissons à volonté. L’espace ordi est privatif, et on peut choisir un siège ou bien un matelas ou canapé (certains y dorment parfois). En plus des jeux vidéos ou de toute activité informatique, il y a possibilité de regarder des films ou de lire des magazines ou bien des mangas. Les bibliothèques sont parfois immenses et le choix est large.

En tout cas, il fait bon traîner dans ces cafés internet en général, et ça peut s’avérer très utile pour attendre avec ses bagages entre deux hôtels (on ne peut s’enregistrer qu’à partir de 15h dans ce pays!)

(23-26 mai) Osaka, nous voilà!

Contrairement à notre dernier voyage pour Hiroshima où nous avions réservé nos billets de train, cette fois, nous arrivons les mains dans les poches. En effet, nul besoin d’acheter son billet en avance car quelques wagons sont réservés pour les gens sans réservations (c’est pourtant clair, non?). Un système intéressant mais lorsque c’est plein, comme aujourd’hui, on ne peut pas s’asseoir. Tant pis, le voyage n’est pas bien long (ça va nous faire bizarre de refaire des trajets de 10 ou 15 heures après ça!!)

IMG_0670

Une fois à la gare d’Osaka, nous allons manger un bon bol de nouilles udon en attendant Rémi qui arrive peu après nous.

IMG_20160523_123550004_HDR

Il nous rejoint, fin prêt à dévorer ce pays par tous les bouts, tout comme nous. Les retrouvailles faites, nous nous dirigeons vers l’appartement que nous avons loué pour quelques jours (merci air bnb d’offrir des tarifs compétitifs alors que nos porte-monnaie saignent!).

Osaka est une grosse ville dynamique, grouillant de monde sans être trop oppressante. Le coeur de la ville est le quartier Dontonburi, caractérisé par des affiches publicitaires géantes (dont le fameux coureur qui est l’image de marque du quartier). La foule se presse dans les halles commerçantes qui s’étalent à perte de vue, ou bien le long de la rivière dont les quais pullulent de restos, bars ou boîtes de nuit.

Plus que Fukuoka ou Hiroshima, Osaka nous dévoile tous les aspects de folie et de démesure que l’on attribue aux villes japonaises.

Concours de la devanture de restaurant la plus extravagante!

Shinsekai fait partie des quartiers tout à fait représentatifs de ce bazar de couleurs et de bruit, surtout quand les portes des pachinkos s’ouvrent (ce sont des salles de jeux à machines à sous hyper bruyantes, on a l’impression qu’on en ressortirait presque sourd…)!

Une petite pause pour tester la spécialité culinaire du quartier… Ce sont des brochettes de viande, légumes ou poisson en tempura (autrement dit enrobés de chapelure puis frits). On les mange avec une sauce soja et du chou cru, dans des petites gargotes pleines de charme.

Mais Osaka, ce n’est pas que du bordel, on peut aussi y trouver la sérénité…notamment dans des jardins japonais comme celui-ci…

IMG_0675

…Ou bien encore en faisant une petite visite culturelle au château d’Osaka. Plus ou moins de même facture que celui d’Hiroshima, avec encore un musée sur les samouraïs à l’intérieur, celui-ci bénéficie néanmoins d’un environnement charmant, avec murailles et douves.

Cette ville offre aussi l’opportunité aux joueurs de tout poil de s’éclater puisqu’on trouve des salles d’arcades à gogo. Que ce soit jeux vidéos….

….Ou bien encore jeux pour gagner des jetons ou des bonbons, le panel est large. Et la soif de gagner difficile à contrôler pour certains (je ne vise personne!).

 

(21 mai) Escapade entre daims et lapins…

C’est une journée bien chargée qui nous attend, bien qu’on ne s’en doute pas encore…

Lors de notre séjour à Hiroshima, nous avons fait quelques escapades non loin de là. Aujourd’hui, lever tôt et départ dans la foulée pour une excursion sur l’île de Miyajima, qui offre une des vues les plus connues du Japon. Pour voir ce magnifique sanctuaire et son gigantesque torii immergé, il faut venir à marée haute, autrement dit à 9h du matin ou tard le soir.

IMG_0195

Qu’à cela ne tienne, on se lèvera de bonne heure aujourd’hui, on ne va pas louper ça! Et comme vous pouvez le voir, après un bout de chemin en train puis en ferry, nous y voilà!!

Au-delà du torii, le sanctuaire est bien plus sublime les pieds dans l’eau. On a assisté à une cérémonie inconnue pour nous, et malgré la foule, c’était une visite paisible.

Une des principales « attractions » de l’île a quatre pattes, un joli minois et parfois des tâches, et c’est un sacré gourmand…

La nature verdoyante de Miyajima permet de faire de magnifiques balades et cache de jolis lieux de culte comme ce temple bouddhique qui compte un nombre incalculable de statues dans ses jardins comme dans les édifices.

Ici, les biches vont prier elles aussi! Elles sont d’ailleurs respectées et considérées comme des messagers des dieux.

Après un déjeuner sur le thème de l’anguille, en tempura ou en donburi (vous êtes perdus? On vous fera un article spécial cuisine un de ces jours!), ce poisson étant une des spécialités du coin. Après ça, on se décide à quitter cette île magique pour en gagner une autre…

Il est encore tôt et nous décidons de rejoindre l’île des lapins (encore une journée 30 millions d’amis!). Le trajet en train est bien long mais nous arrivons à temps pour profiter des petites boules poilues, armés de carottes et granulés achetés avant de prendre le ferry.

Bien que l’endroit soit superbe, la raison de notre venue était avant tout les habitants à grandes oreilles de l’île abritant à l’époque des labos scientifiques (certains disent que ces lapins seraient la descendance de ceux retenus ici pour la science…). Soyons clairs, nous avons fait à peine un quart de l’île car on ne pouvait pas s’empêcher de s’arrêter toutes les trois secondes pour nourrir les lapinous.

Ce sont vraiment de petites créatures craquantes, très gourmandes! On se fait facilement débordé et monté dessus. C’est l’appel des carottes qui rend un peu con mais toujours mignon…

Une très bonne journée qui s’achève sur un bon repas typique, de retour à Hiroshima. L’une des spécialités de la ville, ce sont les huîtres chaudes. Je ne dirai plus jamais que je n’aime pas les huîtres. En tempura ou servies sur un lit de riz, ce fut un délice. Et pour le dessert, un gâteau fourré en forme de momiji (feuilles d’érable), une énième spécialité du coin!

Notre agréable séjour s’achève là. Nous mettons les voiles pour Osaka demain où nous retrouverons notre ami Rémi.

IMG_0083