(25 mai) Un petit steak à Kobe?

La facilité de déplacement dans ce pays est étonnante, surtout quand on est équipé de Japan Rail Pass qui, une fois achetés à un prix certes conséquent, nous permettent des voyages illimités sur le réseau ferroviaire. Las des pérégrinations de ville en ville avec nos maisons sur le dos, nous profitons de la rapidité des trains pour poser bagage dans une grosse ville et faire des excursions à la journée à partir de celle-ci.

Parmi nos excursions, la ville de Kobe, berceau du célèbre boeuf et accessoirement le seul endroit du Japon où l’on puisse en manger du vrai. Les expériences culinaires faisant partie intégrante du voyage pour nous, il nous était difficile de passer à côté de ça malgré le tarif élevé d’un tel repas.

A peine arrivés, nous partons à la recherche d’un restaurant. Il faut dire qu’on souhaite impérativement goûter le boeuf de Kobe pour le déjeuner (qui finit à 15h dans la plupart des établissements) car c’est bien moins cher que pour le dîner. On ne veut pas faire les rapaces mais les tarifs sont vraiment hallucinants et hors budget pour nous. On trouve un resto traditionnel où l’on mange au comptoir et où les plats sont cuisinés sous nos yeux par notre chef cuistot perso. Nous sommes fin prêts à déguster le meilleur boeuf de notre vie.

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On nous sert tout d’abord deux petits échantillons de boeuf froid, dont un bout de langue, possiblement. Une petite mise en bouche qui appelle la suite avec impatience.

Enfin, le ballet de la cuisson commence. Le cuisinier détaille la viande en petits morceaux se découpant comme du beurre, il les fait cuire avec délicatesse et savoir-faire sur la plaque puis nous sert en nous expliquant comment déguster ce mets de choix.

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Différents assaisonnements sont à notre disposition. Tout cela est très ritualisé, le premier morceau doit être mangé avec tel sel puis celui-là avec la sauce et la chips d’ail, bref…ça serait trop long à raconter! Le tendre boeuf est accompagné de salade et légumes cuits sur la plaque, et comme rien ne se perd, on nous sert également les morceaux de gras cuits avec des pousses de soja. Dans le boeuf de Kobe, tout est bon, même le gras!

Bilan de ce repas: Le boeuf le plus cher de notre vie, mais sans doute le plus tendre et savoureux également.

La panse bien remplie, nous partons à la découverte de la ville. Nous tombons sur un petit temple d’Inari, qui agrémente notre balade avec plaisir.

La ville ne présente pas d’intérêt particulier si ce n’est un jardin floral que l’on atteint en téléphérique. Nous arrivons trop tard car ça ferme tôt. Nous continuons donc notre marche vers un quartier atypique et pas franchement japonisant.

Entre bâtiments de style colonial et petites ruelles, nous déambulons et visitons des temples ainsi qu’une très vieille maison. Il faut pour cela enfiler de charmantes pantoufles d’un autre siècle. C’est marrant, mais pas très typique. Disons que ce n’est pas ce que l’on est venu chercher au Japon.

 

 

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