(3-5 mai) Pittoresque Andong

Nous attaquons véritablement la descente du pays en nous rendant à Andong, qui se situe à mi-chemin entre nord et sud. Pourtant, nous ne mettrons que 3h en train pour rejoindre la ville. On n’est plus habitué à ce genre de distance! Le trajet passe extrêmement vite et les paysages entre montagnes et rivières sont ravissants.

La gare est située à deux pas du centre ville, constitué de quelques petites rues remplies de boutiques et de restaurants. Cet endroit nous paraît tout de suite sympathique, mais c’est pas le tout, il faut trouver où dormir. On choisit un hôtel au coeur de ces ruelles, histoire d’être proche de tout. Les prix ne sont pas plus élevés qu’ailleurs, d’autant que la petite dame sympathique nous fait une ristourne. Ce sont des chambres tout confort, comme d’habitude, avec tout le nécessaire et même le superflu (nous avons carrément un engin qui masse les jambes!)

La journée touchant déjà à sa fin, nous nous baladons juste dans le coin, jusqu’au marché. Là, une rue entière est dédiée à l’un des plats typiques de la ville, le jjimdak. C’est un plat de poulet pas mal épicé, cuisiné avec des petits légumes et des nouilles de riz. Les cuisiniers préparent les plats dans la rue devant le resto, et attirés par l’odeur alléchante ainsi que par le monsieur qui nous a salué en anglais, nous rentrons. On en profite pour goûter le soju d’Andong, plus fort mais apparemment meilleur qu’ailleurs. 

L’une des principales attractions d’Andong ne se situe pas dans la ville mais à une vingtaine de kilomètres de là. Nous allons prendre le bus, à deux pas de l’hôtel encore une fois, pour nous rendre au village historique d’Hahoe.

IMG_8473

Cet endroit est encore habité par des villageois qui s’efforcent de maintenir en l’état les maisons et les ruelles comme au temps de la dynastie de Joseon. C’est donc bien agréable de s’y promener, on a presque l’impression d’être transporté dans une autre époque (bon, bien sûr, il faut faire abstraction des voitures, paraboles ou autres détails de modernité car les habitants ont quand même l’eau courante et l’électricité!). Certaines maisons ont des toits de chaume et d’autres sont en pierre et en tuiles, question de budget!

L’une d’elles est transformée en musée et on peut rentrer dans les cours de quelques autres, mais pour la plupart, il y a donc des gens qui y vivent. Le seul bémol de notre visite a été la météo, puisqu’un vent infernal nous a poursuivi pratiquement tout l’après-midi. Le village est situé au bord d’un cours d’eau et là, c’est un véritable couloir venteux qui vous siffle aux oreilles.

Ce jour-là, un spectacle de danses masquées se produisait gratuitement à l’entrée du village, nous en avons donc profité pour aller y jeter un coup d’oeil. Les dialogues étaient en coréen et malheureusement, aucune fiche explicative pour les touristes comme nous n’existait. Nous n’avons donc pas compris grand-chose (nous savions juste que c’était un théâtre de satire sociale), mais c’est toujours intéressant de voir des performances traditionnelles, surtout que pour une fois, le public était plus coréen que composé essentiellement de touristes occidentaux! Les gradins étaient bien remplis et lorsqu’un car de papis et mamies est arrivé à la dernière minute, ils se sont mis à virer tout le monde pour pouvoir s’asseoir (ça fonctionne partout pareil dans le monde!).

De retour en ville, nous sommes allés traîner dans la « rue du boeuf » pour se faire un barbecue. Cette viande est une autre spécialité d’Andong, on la dit tendre et succulente. C’est vrai, mais nous avons été un peu déçus par les plats d’accompagnement proposés dans le resto que nous avons choisi. Nous nous sommes vengés sur le dessert…des churros (qui semblent être courants en Corée, pourquoi pas…).

Nous nous plaisons pas mal ici, alors on décide de se rajouter une nuit. Cependant, on entre dans une période de congés dans le pays (peut-être une sorte de week-end de l’Ascension comme chez nous), alors plus de place dans notre hôtel. On trouve sans difficulté des chambres dans un motel au bout de la même rue.

Nous commençons notre deuxième journée par un repas afin de goûter une énième spécialité d’Andong, le maquereau. Manger est une activité à part entière dans cette ville! Le cadre du resto est en plus très zen et joli, on y mange assis sur des coussins, comme souvent en Corée, et la déco est top.

Le ventre bien tendu, nous entamons une marche digestive le long de l’eau. Ce chemin nous mène à un pont en bois magnifique, qui débouche sur un village traditionnel coréen s’étalant à flanc de colline. Là encore, des maisons aux toits de chaume ou tuiles, mais contrairement au village de la veille, celui-là n’est pas habité. Ce sont des habitations qui ont été déplacées et rénovées pour les visites, et qui servent apparemment aussi à des tournages de dramas historiques (les séries coréennes).

Le truc marrant, c’est qu’on peut carrément rentrer dans les maisons. Au pied du village, il y a un petit étang reposant avec des bancs « rocking chair »!

Nous rentrons par l’autre rive, et le chemin à l’ombre des arbres, au bord de l’eau, est encore plus plaisant qu’à l’aller.

Nous faisons un petit détour dans un coin excentré de la ville et nous nous offrons une pause dans un petit café à l’ambiance bucolique.

Comme nous restions un peu sur notre faim niveau boeuf, nous avons retenté l’expérience, mais avec du tartare cette fois, sur un lit de radis pour Jean-Yves, et en bibimbap pour nous. Ceci a définitivement levé notre frustration de la veille car la viande est franchement de qualité ici.

Petit coup de coeur pour les gâteaux en forme de masques d’Andong!

Laisser un commentaire