Après 6 heures de bus, nous arrivons à Mandalay, deuxième plus grosse ville du pays. On se fait déposer juste devant notre hôtel, c’est un bus à la carte (et le seul où l’on verra des touristes…c’est à se demander comment les autres se déplacent dans ce pays).
Le premier jour, nous marchons énormément pour aller voir le plus gros livre du monde. Comme un enfant, je m’imagine un livre tel qu’on le connaît mais gigantesque.

Que nenni! Il s’agit en fait de plusieurs stèles de pierre sur lesquelles on peut voir des gravures qui font donc partie d’un seul et même texte (apparemment, il a fallu 2400 moines et 6 mois non stop pour en lire l’intégralité! dixit le Lonely Planet). L’endroit est bien joli, avec toutes ces stupas qui se suivent.
Nous nous rendons sur une colline à côté qui offre une vue sur la ville. Il faut encore monter pieds nus, car c’est un lieu sacré, il y en a tous les dix mètres dans ce pays. A la différence de ces voisins, la Birmanie est un pays où l’on se déchausse dès l’entrée sur le site religieux, et non pas juste avant de rentrer dans un temple.
Virginie pose pour une photo avec deux jeunes filles du coin, puis nous arrivons en haut. La vue est sympa, mais la ville pas spécialement belle. Pas grave, le jeu en valait quand même la chandelle, surtout que nous pouvons admirer un petit écureuil de très près en redescendant.

Après ça, nous marchons encore un bon moment, nous avons quasiment fait le tour du Palais Royal qui est entouré de douves et qui est immense. Enfin, nous nous arrêtons dans un restaurant qui est infesté de moustiques et où nous commandons bien trop de nourriture. Une fois n’est pas coutume, on a un peu abandonné la fin de notre repas thaï et fui l’endroit.
Le lendemain, rien de spécial, je suis encore bien malade. On décide donc de rester un jour de plus, et nous nous contentons de nous rendre au pont U-bein en fin de journée. C’est un pont en teck au milieu d’un paysage superbe, et on y vient pour admirer le coucher du soleil. Nous nous y rendons avec un tuk-tuk local qui ne s’encombre pas de bancs, on voyage donc assis sur un tapis dans le cul du camion, peu banal.

Nous ne sommes pas déçus par le site, c’est très joli. Le pont branle un peu, d’autant qu’à cette heure-ci, il y a foule, mais on suppose que c’est très solide malgré tout.
Locaux, touristes, bonzes…tout le monde vient pour la même chose et on comprend pourquoi. C’était magique.
Romain remis sur pieds, nous décidons de faire une excursion dans l’une des anciennes capitales royales dans les alentours de Mandalay. Nous louons les services d’un taxi pour nous y emmener et nous ramener. Après un bon bout de chemin, nous arrivons à Inwa (ou Ava…encore une fois, deux noms différents pour la même ville, c’est monnaie courante dans les parages). Là, il faut prendre un bateau pour traverser l’eau et rejoindre le village.
Nous sommes juste tous les deux et arrivés de l’autre côté, de nombreux touristes attendent pour le trajet retour. Il faut dire qu’on arrive alors que l’aprem est déjà bien entamé mais tant mieux, on ne croisera strictement personne durant nos visites.
Une fois n’est pas coutume, on se paye le tour classique en charrette des sites à voir. En même temps, le faire à pied était irréalisable et ça participe au charme de la visite. De plus, notre « charretier » est très sympa, il propose à Romain de monter devant, à côté de lui, pour prendre de meilleures photos et se précipite pour m’ouvrir la porte de la charrette (bon, c’est aussi parce que la première fois, j’ai sauté par-dessus, ça l’a bien fait marrer mais il a dû se dire que je ne savais pas ouvrir la porte!). Sans vouloir offenser notre monture qui fait du mieux qu’elle peut, ça secoue pas mal dans la carriole mais les paysages sont somptueux, entre rizières vertes, pagodes et champs de bananiers, et on croise des gens très souriants qui nous saluent chaleureusement.

Premier stop, un monastère tout en bois sombre (du teck encore) avec des piliers gigantesques et de jolies sculptures. C’est un coup à se mettre des échardes dans les pieds par contre!
A notre demande, le chauffeur nous arrête devant un site de ruines, des stupas que l’on avait aperçues en passant. Deux gamins essayant de nous vendre des babioles nous suivront tout le long de notre visite (même s’ils s’évertuent à nous répéter en français « à tout à l’heure »…on aurait peut-être dû essayer de leur expliquer le concept!). L’avantage, c’est qu’ils nous ont montré des trucs cachés et qu’ils nous ont bien fait marrer quand même (à la fin, ils essayaient de nous vendre des fleurs tombées au sol les petits rigolos!)
Puis, on fait un rapide arrêt au niveau d’une tour d’horloge qui ne date pas d’hier mais on ne peut pas y monter… Faut dire que la tour de Pise fait pâle figure à côté de celle-là, qui a l’air pas mal délabrée en prime.

Pour finir, nous avons visité un deuxième monastère n’ayant rien à voir avec le premier, tout en pierre, datant du XIXème siècle et atypique, apparemment. Une visite agréable alors que le soleil commençait à décliner, donnant une teinte particulière à la pierre.

Retour au bateau et on rentre sur Mandalay. Nous sommes finalement restés plus longtemps que prévu, mais aucun regret, si ce n’est que nous n’aurons pas goûté l’anus de poulet au barbecue qui fait partie des spécialités du coin! Il y a des moments où il ne faut pas tenter le diable! On a beaucoup mangé dans des « beer stations » ici, des restos qui servent des plats à tendance chinoise et qui, comme leur nom l’indique, servent également de la bière pression. A vos chopines!