Nous arrivons en Birmanie après un court trajet en avion, ponctué de réflexions d’enfants qui apparemment connaissent leurs premières expériences de vol, « Papa, j’ai peur », « Maman, on dirait qu’ils perdent le contrôle », « on va s’écraser » …j’en passe et des meilleures! Pour leur défense, il est vrai que le vol était un peu agité.

Le passage à l’immigration se passe aisément, on retire de l’argent et on se retrouve vite devant un comptoir de taxis. On nous accompagne aux véhicules et là, plein de mecs avec des serviettes de bain accrochées à la taille, nous attendent. Virginie m’explique que ce sont des longyi (sorte de sarongs), je lui demande si ça existe pour homme car je trouve que ça ne fait pas très masculin.
Notre chauffeur est très chaleureux et maîtrise l’anglais. Il nous explique où on est situé, et nous indique la gare ferroviaire ainsi que la gare routière. Nous arrivons à l’hôtel où l’hôtesse d’accueil a plein de crème solaire sur les joues. Ah non, Virginie m’explique que c’est du thanaka (un produit cosmétique), qu’ils se mettent ça tout le temps dans ce pays-là et que si c’est mal étalé, c’est fait exprès. Décidément, je ne comprends rien à rien!
Après un peu de repos, nous ressortons pour aller admirer un Bouddha allongé. On prend un taxi pour s’y rendre. Une fois sur place, nous sommes impressionnés par la taille du monsieur mais aussi interloqués par son vernis à ongle rose.
A un moment, lors de la visite, un mec nous interpelle. Il semble vouloir nous montrer des choses aux alentours. On sait qu’on va sûrement payer quelque chose, mais on accepte, on ne l’a pas assez fait. Et on a bien fait! Il nous emmène dans les quartiers des moines qui sont tous très accueillants et qui veulent être pris en photo, dont un moine minuscule, mais pas vraiment un nain, plutôt un pygmée blanc… Bref… A un moment, un moine me dit qu’on va me raser la tête et la barbe, me mettre une toge et que demain, je laisserai Virginie à la maison et que je viendrai faire 7h de méditation avec lui. C’est tentant mais non merci. Il nous emmène dans des endroits où nous ne serions jamais allés seuls, notamment une salle de méditation. On ne regrette pas la visite.
Une fois celle-ci terminée, on le remercie et on lui glisse quelques petits billets. Puis, nous nous mettons en quête de nourriture. C’est le bazar dans la rue, beaucoup de bruit. La circulation est conséquente et il n’y a pas de passage piétons. D’ailleurs, la plupart des gens traversent en courant, l’inverse de ce qu’on m’a appris. On repère une sorte de gros centre commercial et nous décidons d’aller y manger. Après avoir manqué de se faire renverser par un bus qui s’amusait à faire des zigzags, nous y parvenons enfin. Le contraste entre le centre commercial et le reste de la ville est saisissant. Celui-ci fait très moderne et confine au luxe, la ville est un peu plus vétuste.