Comme dans une grande partie du Laos, ici, seul le Mékong nous sépare de la Thaïlande. C’est d’ailleurs marrant de se dire que c’est un autre pays lorsqu’on regarde sur la rive d’en face. Malgré tout, il ne suffit pas de prendre un bateau et de traverser pour être en Thaïlande, ça serait trop simple! Il nous faut prendre un tuk-tuk pour nous emmener au poste frontalier à une petite trotte de là.
Une fois sur place, nous changeons de pays les doigts dans le nez. Pas d’arnaque à la température (le matériel est là mais point de faux médecins pour nous mettre le thermomètre dans le fondement!), pas de bakchich à payer, que ce soit pour sortir du Laos ou pour rentrer en Thaïlande. Rien à voir avec notre précédent passage de frontière, mais on ne va pas s’en plaindre, hein? Un peu de simplicité ne fait de mal à personne! Alors, on dit au revoir au Laos et avant de pouvoir passer de l’autre côté, on attend dans un bus vide son départ, et on traverse enfin le grand pont qui nous fait passer de l’autre côté. Et voilou! On est en Thaïlande, fastoche!
Il nous faut reprendre un tuk-tuk pour rejoindre Chiang Kong, la ville la plus proche. A peine descendus, on vient nous aborder pour nous faire monter dans un bus local pour Chiang Rai, notre point de chute. On ne se fait pas prier, et quelques minutes plus tard, nous voilà partis, en compagnie de nombreux thaïs et de bonzes. Les paysages sont proches de ceux du Laos mais le voyage n’en est pas moins agréable.

2H30 plus tard, nous sommes à Chiang Rai, où nous trouvons notre hôtel en deux secondes, il est bien loin le temps de la Chine! Celui-ci est proche de la gare, Chiang Rai n’étant qu’une courte étape sur notre route. Au départ, nous souhaitions uniquement rejoindre Chiang Mai pour y prendre un avion vers la Birmanie (que l’on ne peut atteindre autrement que par voie aérienne, en partie à cause du e-visa), mais les prix étant élevés et le trajet ayant obligatoirement une escale à Bangkok, nous avons décidé de rallier la capitale par voie terrestre pour économiser et voir un peu du pays même si ça n’était pas prévu au départ.
Le soir, nous nous rendons au marché pour manger tout en regardant un petit spectacle de chants, danses, etc…
Nous sommes estomaqués par le nombre de touristes, mais nous nous y attendions. Néanmoins, nous mangeons bien (tilapia sauce mangue ou salade à la citronnelle…) et apprécions ce moment.
Le lendemain, direction le temple blanc. Construit par un artiste en honneur au roi, ce temple très récent, datant de 1997, a, comme son nom l’indique, la particularité d’être monochrome.

Nous prenons un bus local pour nous y rendre. On paie donc vraiment pas cher, par contre, on doit attendre un peu qu’il se remplisse. Une fois sur place, le temple blanc est noir de monde (le comble!). Heureusement, la fermeture étant proche, beaucoup de gens partent et nous profitons quand même de notre rapide visite. Il est très différent de ce que nous avons l’habitude de voir. En effet, dès l’entrée, on trouve une statue de Predator et un arbre avec des têtes pendantes.
Nous franchissons le petit pont sur l’eau qui nous amène à une salle où cohabitent une statue de Bouddha devant laquelle des fidèles viennent se recueillir, mais aussi des dessins de personnages fictifs modernes (Spiderman, un Minion, Néo de Matrix…). Malheureusement, photos interdites à l’intérieur! Tout ça est pour le moins original et amusant.
Les jardins sont également truffés de super-héros, crânes et autres héros de films, qui contrastent fortement avec l’aspect spirituel d’un temple.
Tout est travaillé dans les moindres détails. Et quand on dit tout, c’est vraiment tout, jusqu’aux toilettes ou cônes de Lübeck!!
Le retour s’avère plus compliqué, nous ne trouvons pas de bus partant du temple. Il va donc nous falloir en arrêter un sur la route. On marche un moment à scruter les véhicules qui passent, mais aucun bus à l’horizon! On décide de marcher un maximum et d’arrêter un taxi si l’on en marre et qu’on n’a pas croisé de bus entre-temps. Le destin prend les choses en main. Une conductrice s’arrête et nous propose de nous emmener jusqu’à la ville à l’arrière de son pick-up. Voilà, un moyen de transport peu commun que l’on n’avait pas encore testé. C’est donc cheveux au vent que nous rentrerons à Chiang Rai.
Nous retournons manger au marché, mais dans une autre partie. Là, de nombreuses échoppes proposant divers types de nourriture encerclent un espace avec des tables. On a donc l’embarras du choix! En prime, nous avons encore le droit à un spectacle (soyons honnêtes, c’est un peu le même que la veille!)