(7-9 février) Au fil du Mékong…

Nous avons traversé le pays en remontant le long du célèbre Mékong… Il était donc tout naturel de quitter le Laos par le même chemin. Et une croisière semblait être la meilleure option qui s’offrait à nous.

Réveil très matinal puis trajet en tuk-tuk jusqu’au point d’arrimage. Nous passerons nos 2 prochains jours sur un long bateau de bois, doté de sièges de…bus! (ça nous aurait embêté de passer 8h d’affilée sur des bancs de bois!).

Les passagers sont autant de touristes que de locaux car le flux touristique se fait plus dans l’autre sens, de la Thaïlande vers le Laos. Décidément, même sans le vouloir, on fait toujours les choses à contre-courant! Tant mieux pour nous, il y a moins de monde. Avant le départ, on voit partir le bateau express, bien plus rapide mais bien plus dangereux pour les passagers et l’écosystème du Mékong. On peut voir les passagers enfiler leurs casques (oui, oui, pour faire du bateau!) et partir à toute allure en nous faisant un petit salut pour nous narguer. Ils auront le mérite de nous avoir bien fait rigoler avant de s’écraser lamentablement contre un rocher et d’y trouver la mort! (humour, je précise!)

On vous dépeint un peu le tableau: Emmitouflés jusqu’au nez, bien assis sur notre banquette, à scruter le paysage alors que le soleil timide tarde à se montrer. C’est quand même une façon agréable de voyager, et ça change du bus! Chaque virage offre un nouveau panorama, et nous sommes, une fois de plus, ravis de profiter des rives de ce fleuve. Et puis, au bout d’un moment, le soleil finit par pointer le bout de son nez pour nous réchauffer un peu, alors… De temps en temps, le bateau s’arrête au milieu de nulle part pour déposer ou prendre des gens au passage.

On arrive à Pakbeng, la ville escale où tout le monde dort, vers 17h. A peine descendus, on essaye de nous vendre des chambres d’hôtels, mais on décide de s’éloigner de là. Un peu plus au calme, mais sans être trop loin du port non plus, on décide de suivre un jeune homme sympathique pour voir les chambres qu’il propose. Banco, une chambre correcte à un prix correct à un emplacement stratégique (on pense au départ matinal du lendemain!). Et en plus, on peut commander en avance nos sandwichs pour le trajet de demain, pas besoin d’attendre ou de courir acheter un truc avant de prendre le bateau. Une aubaine, d’autant qu’il n’y a pratiquement rien à manger à bord, on en a fait les frais la veille…

IMG_2462

Pakbeng est une petite ville où les gens font escale essentiellement, qu’ils viennent du Laos comme nous, ou de Thaïlande (en bien plus grand nombre, au point d’envahir la ville!). Rien de bien folichon à signaler du coup.

Le lendemain, on attrape nos sandwichs (merci maman!) et direction notre nouveau bateau (similaire au précédent de toute façon). C’est reparti pour un tour, il fait toujours aussi froid le matin mais les paysages sont presque  plus jolis.

On se la coule douce, filant sur l’eau, lorsque tout à coup, on voit le copilote se jeter sur le gouvernail avec le conducteur, essayant de redresser la barre. On fonce droit sur des rochers… Ils finissent par éteindre le moteur, et tentent d’utiliser une perche pour éviter le contact, mais rien n’y fait, on finit quand même par rentrer dedans. Bon, le bateau ne coule pas, c’est bon signe! C’est solide ces choses-là! Sur cette portion, l’eau est plus agitée, et des sortes de courants contraires rendent la navigation plus difficile. Pas facile de slalomer entre les rochers au milieu en évitant ça. En tout cas, plus de peur que de mal. Nous repartons tous soulagés.

Un peu plus tard, le même scénario semble recommencer. Sauf que cette fois-ci, c’est volontaire. L’équipage a semble-t-il décidé de s’arrêter pour redresser le devant du bateau à coups de massue (stratégie intéressante!). Bon, finalement, il en a quand même pris un coup tout à l’heure le pauvre! Les « travaux » terminés, on reprend la route (enfin l’eau) sans interruption jusqu’à Huay Xai, la ville frontalière de la Thaïlande.

Alors que tout le monde semble aller directement traverser la frontière, nous décidons de dormir dans le coin. On ne cherche pas bien loin, et on va se trouver une chambre dans l’hôtel qui surplombe le Mékong, juste à l’arrivée. Le cadre est superbe pour notre dernière nuit au Laos.

La ville est un peu morte et semble étalée tout le long du fleuve. Notre balade dans les rues nous amènera dans un petit resto local dont la spécialité est le barbecue. Soit, ça sera donc barbecue ce soir, mais à l’ancienne. On nous amène de la viande, des oeufs, des légumes, des herbes en quantité que l’on fait cuire sur un pot plein de braises. Un régal!

IMG_2536

 

Laisser un commentaire