(22-24 décembre) Kampot

Nous partons pour Kampot, ville située au sud de Phnom Penh. Un bus vient nous chercher à l’hôtel (quel luxe!), on est franchement limite sur le timing (merci qui ? Virginie « le bus sera jamais à l’heure, gnagnagna… » ). Il faut dire qu’on nous donne une marge d’une heure, donc impossible de savoir le moment exact où arrive le bus, et là, pas de chance, nous étions les premiers sur la liste. Après être passé prendre pas mal d’autres touristes, nous nous mettons en route. Le trajet nous paraît court, bien qu’il dure 2h30 (faut dire qu’on a été habitué à pire!). Le chauffeur est sympa, et d’ailleurs, tous les cambodgiens à qui nous avons eu affaire sont agréables et très souriants.

Nous avons réservé dans un hôtel « manoir », un peu excentré. Il est tenu par des occidentaux (comme souvent au Cambodge) qui sont vraiment tranquilles. Peut-être notre meilleur hôtel depuis le début du voyage. Vélos disponibles gratuitement, fruits et petit déjeuner en libre service (cool quand on se lève à midi comme nous :)!) et pas une seule fois on ne nous a embêtés (d’habitude avec notre rythme décalé, les femmes de ménage viennent toquer ou téléphonent à un moment ou un autre). De plus, le bâtiment est bien stylé, et on doit enlever ses chaussures avant de rentrer, ce qui fait que tout est très propre.

Nous prenons notre temps pour visiter Kampot. Le premier soir, après avoir esquivé, non sans mal, le gang des chiens errants, nous allons manger près de la rivière où se succèdent les restaurants à touristes. Pas trop de bouffe khmer du coup (on a mangé du saucisson, si, si, et des plats très classiques). Tout de suite, on prend le coin en horreur. On sera tout de même obligé d’y repasser par la suite car c’est le coeur de la ville.

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Le lendemain, on part se balader en vélo dans la ville et ses alentours.

On tombe sur un petit temple. Un cambodgien attend là et nous encourage à attacher nos vélos…enfin, c’est ce qu’on comprend car il émet des borborygmes pour communiquer et fait beaucoup de gestes, nous en déduisons qu’il est sourd et muet. Cela ne nous empêche pas de le suivre, il nous fait faire le tour du temple et nous mime des explications parfois bien marrantes! Après la visite, nous le quittons en lui laissant un petit pécule, nous avons bien apprécié sa compagnie, et cette visite pour le moins originale.

Nous retournons vers la ville pour en faire un peu le tour (une place avec un gros durian qui est le fruit emblème de la ville, un temple caché, un bassin, les bords de la rivière…). Rien de bien dingue à l’horizon, mais c’est cool de faire du vélo (même si à la base, je déteste ça). Il fait pas mal chaud, alors après 2H de balade, nous rentrons.

Le soir, nous irons manger une marmite de poissons et fruits de mers dans un restaurant portugais franchement bon et bien loin du coin touristique.

Le lendemain, nous allons jusqu’aux marais salants en vélo. Tous les gens nous disent bonjour, surtout les enfants, des poules et autres volailles peuplent la route cahoteuse et poussiéreuse. Le coin est vraiment beau, cette campagne cambodgienne fait vraiment du bien après Phnom Penh.

Le soir, on se fait une petite excursion en bateau pour aller voir les lucioles qui font office de guirlandes dans les arbres du coin, joyeux Noël!! Nous ne pouvons pas partager ça avec vous, certains moments magiques ne peuvent pas être immortalisés, l’obscurité n’aidant pas… Ce soir-là, nous avons appris quelques mots khmers avec le capitaine du bateau qui nous a fait venir à l’avant pour mieux observer les lucioles (les pieds dans les blattes, mais un super moment quand même!).

Puis, nous nous attablons dans un resto local situé dans une petite rue. La tenancière est très gentille et rigole toutes les 2 minutes. Nous goûtons un plat typique, l’amok de poisson (plat à base de lait de coco) et des fruits de mer au poivre de Kampot (ce dernier étant la spécialité du coin, nous en prenons dans presque tous nos plats!). Et deux desserts universels (pour l’instant, on les a trouvés partout sur notre route), le pancake et le banana split!

A peine sortis de là, un mendiant manchot viendra nous demander de l’argent (mais comment va-t-il le prendre?). On suppose que son état est dû à l’explosion d’une mine, les ravages de ces appareils explosifs sont légion dans ce pays. Nous l’avons déjà vu hier et ne lui avons rien donné, donc on se rattrape aujourd’hui. 

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