(21 novembre) Dernier jour à Chengdu

Dernière vraie journée dans la capitale du Sichuan. Aujourd’hui, on se la coule douce et on part explorer un quartier de la ville, vers le temple Wuhou. On commence par visiter l’endroit, à un prix moins cher que prévu car deux jeunes filles nous revendent des places 10 yuans de moins que celles de la billetterie. Au départ, on se méfie forcément, mais après une longue discussion avec elles pour s’assurer que ce sont de vrais tickets, nous acceptons. Dans le temple, des statues de guerriers datant de l’époque des anciennes dynasties sont exposées. On y trouve également un paisible jardin de bonsaïs, des petits points d’eau ou encore une allée de bambous.

Après cette visite, nous sortons dans la rue Jinli qui borde le site. Cette rue est pleine de petits stands de nourriture de rue et d’échoppes de souvenirs, exactement ce que l’on cherchait. On y fait donc nos dernières emplettes.

On décide de se faire la spécialité de la ville, le hotpot (une sorte de fondue), même si l’on a lu pas mal de choses rebutantes quand à la digestion de ce plat dans les toilettes de l’auberge. Même pas peur, on veut goûter la spécialité locale, comme d’habitude! Le serveur nous propose de prendre un plat scindé en deux, un côté épicé et l’autre léger. Bon choix, car ils ne plaisantent pas avec les épices. D’ailleurs, depuis le début du séjour, on retrouve une graine au goût poivré qui a un effet anesthésiant dans la bouche. On a tous expérimenté cette sensation un poil désagréable et la coupable est la star des plats sichuanais…autant dire qu’il y en avait un paquet dans notre repas! Sinon, le principe est de mettre ses ingrédients à cuire dans le bouillon où nagent piments et épices d’un côté, et graines de goji et dattes de l’autre. Nous choisissons des boulettes de boeuf à la coriandre et des racines de lotus, chou, champignons, pommes de terre, qui, une fois cuits, doivent être trempés dans une huile de sésame à la coriandre. Un délice.

On a le ventre bien rempli mais on se laisse tenter par une crêpe à la saucisse et autres légumes (juste pour goûter)…

… et par un petit pot de larves! Bon, inutile de dire que ça rebute un peu, mais on en voyait souvent sur les menus et on s’était dit qu’il fallait qu’on essaye ensemble avant que Thomas parte. Et bien, c’est tout simplement infect. Difficile de savoir si c’est l’assaisonnement ou le goût de la larve en lui-même qui ne passe pas, mais on n’a pas fini notre petit pot! Beurk…

Nous rentrons à l’auberge pour faire nos sacs car Thomas prend l’avion demain et nous, nous partons également mais nous ignorons encore quelle sera notre destination. Pour terminer le tout en beauté, on s’est réservé une soirée à l’opéra. L’opéra du Sichuan présente des similitudes avec celui de Pékin, mais cette fois, nous avons la sensation d’assister à un vrai show. La salle est magnifique et il y a une présentatrice en tenue de soirée.

La première partie est une épopée guerrière comme nous avons pu en voir à Pékin. Puis s’ensuit une histoire d’amour mis en image par le biais du théâtre d’ombre, de projection numérique, d’acrobaties, de cracheurs de feu et même de marionnettes. Le spectacle se rapproche d’un son et lumière à certains moments, on nous en met plein la vue.

On reste un peu perplexe lorsque deux huluberlus entament un rap chinois semblant vanter les points forts de la ville, les monuments et ce qu’on y trouve à manger, ce qui casse un peu la magie du spectacle, mais tout ça est rattrapé haut la main par la dernière partie du show. Celle-ci est consacrée au changement de masques, qui fait la particularité de l’opéra du Sichuan. Les acteurs changent de masques en un clin d’oeil. Il doit y avoir un mécanisme quelconque mais on n’y voit que du feu, le subterfuge est parfait. Un des acteurs vient même juste à côté de nous pour faire une démonstration en face à face à notre voisine, et c’est vraiment bluffant, même de près. Le spectacle se termine donc en apothéose, sur une note magique et surprenante.

C’est une belle dernière soirée pour Thomas et nous sommes ravis également. Par contre, ce soir, on mange des nouilles instantanées et des brioches farcies achetées chez l’épicier car il est trop tard, les restos ne veulent plus de nous!

Laisser un commentaire