Lever plus tôt que d’ordinaire pour aller à Leshan voir un bouddha taillé dans la roche dont les dimensions sont hors du commun. Rien que l’oreille fait 7 mètres, on vous laisse imaginer (la taille des couilles) le reste! Un taxi nous emmène à la gare routière où l’on achète nos tickets de bus. On a un peu de temps avant le départ alors on avale vite fait quelques brioches vapeur farcies à la viande, et une sorte de pain frit.
Après environ 1h30, 2h de trajet durant lequel on a fini notre nuit, nous devons encore prendre un minibus pour arriver au pied du site. Là, surprise, la vendeuse d’une amabilité extrême nous force à prendre deux tickets, l’un pour le grand bouddha en lui-même et l’autre pour le parc alentour qui possède également des choses à voir. Ceci semble normal car tout le monde a l’air de subir le même sort, sauf que nous, on est un peu à court de liquidités et que tout ça gonfle le prix. Pas de banque à l’horizon, on compte nos billets et ça peut le faire si l’on ne fait pas d’extras. On ne regrette pas d’avoir payer plus cher que prévu car le parc est formidable. On traverse un cours d’eau et on se trouve face à un immense bouddha allongé, taillé dans la roche. Ensuite, ce sont des statues de grande taille, couleur terre rouge et couvertes de mousse qui nous font face, tout droit sorties d’un film d’aventure. Le site tout entier a d’ailleurs un aspect imaginaire qui nous rappelle des univers rencontrés dans des films ou jeux vidéos comme Indiana Jones, Tomb raider ou Uncharted. On s’y croirait, surtout qu’il nous arrive de nous retrouver seuls dans cette jungle, l’immersion est totale, nous sommes Indiana, Lara Croft et Drake!
On découvre des grottes remplies de statues colossales. On ne s’attendait pas à tant. Nous sommes minuscules au pied de ces divinités imposant le poids de l’histoire et le travail de titans qui a dû être effectué. Cet endroit est grandiose et nous scotche dès le début de la visite.
Nous croiserons d’ailleurs une représentation de passe-partout (dans une grotte de géants, pas mal!).

La montée vers le grand bouddha se fait tranquillement car il y a des arrêts pour voir des temples sur le chemin.
Arrivés en haut, on tombe sur le dernier d’entre eux et on aperçoit enfin la tête du fameux bouddha. Sa taille est incomparable à celle des statues précédentes, déjà immenses. En plus de cela, une vue imprenable sur les environs nous est offerte, même si l’on est quelque peu surpris de découvrir des buildings face à cette masse historique.
Nous entamons ensuite la descente sur le chemin pentu qui va droit aux pieds de la statue. On voit son corps se dévoiler sous nos yeux au fur et à mesure de la descente, et à ses pieds, on s’en prend plein les yeux.
On tente de se diriger vers la sortie tout en explorant la partie du site qui nous reste à visiter. On tombe sur un plan d’eau avec un joli pont, précédé par des tombeaux qui semblent peu visités, même s’ils doivent représenter une découverte archéologique exceptionnelle. Juste après, se trouve un village de pêcheurs, puis la sortie.
Enfin, plutôt une sortie, et pas la principale. Du coup, peu d’options s’offrent à nous. Des chauffeurs attendent et c’est parti pour la négociation. Sauf qu’on ne comprend pas bien ce que la dame nous propose et nous sommes limités financièrement. Après tergiversation, l’appel à un ami (parlant anglais) et quelques mises au point en cours de trajet, on finit par arriver à une gare routière. Nous étions perplexes car il faut savoir que les bus nous lâchent souvent au milieu de nulle part et que leur point de départ n’est donc forcément pas le même. Encore une fois, on a peu d’attente à la gare routière, et le trajet s’écoule comme le premier, tranquillement.
A Chengdu, nous sommes largués au coin d’une rue, inconnue pour nous. N’ayant plus un kopeck en poche pour prendre un taxi ou aller manger, on se met en quête d’une banque. Bien entendu, dans le coin, il n’y a que des banques qui ne prennent pas nos cartes, alors on marche encore et encore (c’est que le début, d’accord, d’accord), en passant devant d’alléchantes odeurs de cuisine, jusqu’à ce qu’on accède enfin au Graal. Pactole en poche, on entre dans le boui-boui le plus inspirant sans faire les difficiles car les restos ne courent pas les rues dans ce quartier. La cuisinière est agréable et tente de nous servir au mieux. On se fait un petit bol de soupe de nouilles et des dumplings, eux aussi servis en soupe. Un peu épicé mais pas si mal pour un repas vite fait. Celui-ci est ponctué par quelques allées et venues de rats, pas aussi mignons que celui de Ratatouille. Après cela, nous rentrons profiter de notre dernière soirée tous les trois.
