(18 novembre) Chengdu

Nous quittons notre petit Tibet pour atterrir à Chengdu. Nous passons un peu de temps à l’auberge, où l’on attend près du poêle, bien au chaud, avant de partir pour l’aéroport. Celui-ci est petit mais plutôt bien décoré, un lieu somme toute agréable pour patienter quelques heures avant notre vol. Nous mangeons un dernier bol de nouilles au yak car nous ignorons si nous aurons une collation dans l’avion.

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Comme des gamins, nous sommes attirés par des machines de fête foraine qui permettent d’attraper des peluches. Thomas met un point d’honneur à essayer d’avoir un petit Captain America. En vain. Il s’acharne et plusieurs yuans y passent. Il se débrouille mieux que certains qui n’arrivent même pas à attraper une peluche mais à chaque fois les crochets relâchent leur prise. Machine de m….truquée!! Allez, on se détend et on monte dans l’avion.

Il nous faut 1h pour rallier Chengdu par la voie des airs (gain de temps non négligeable) et on nous sert un petit encas à bord malgré la durée du vol. Chengdu est une grosse ville, qui compte 7 fois plus d’habitants que Paris, alors inutile de dire que ça nous fait un petit choc, nous qui descendons de nos montagnes! La file de taxis à l’aéroport est infinie et le trajet au beau milieu des buildings éclairés et des autoroutes aériennes nous rappellent un peu notre arrivée à Shanghai. Compte tenu de notre atterrissage tardif, nous avions réservé dans une auberge que notre taxi trouve sans difficultés. Entrée ornée de lanternes, c’est cosy et le personnel est archi accueillant. Au risque de faire ma fille, le seul bémol est l’absence de salle de bains dans la chambre. Mais l’ambiance et le personnel chaleureux rattrape le coup. 

On a tout juste le temps de rentrer dans un petit resto à côté pour avaler quelque chose. Le patron est très sympathique (un peu trop…) et on a la sensation qu’il nous force un peu la main pour boire et manger. Il nous aide d’abord à choisir les plats. Il nous conseille un mijoté de viande aux pousses de bambous, puis du mapo tofu, qui est d’ailleurs une spécialité de la ville, et des aubergines (deux de nos plats favoris…on se dit que le mec a de l’intuition!), et pour innover, on prend un plat présenté comme un gâteau, potiron et riz gluant, pas mal du tout. On est satisfait de notre repas, mais on cale un peu car les quantités sont importantes, et Roger passe de temps en temps nous faire les gros yeux pour qu’on mange, ou remplit le verre de Romain dès qu’il le voit vide. On en arrive à se prévenir de son arrivée pour faire semblant de manger…attention, y’a Roger, reprends un peu de tofu!

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