(11-13 novembre) Dali

Aujourd’hui, nous nous rendons à Dali et pour se faire, nous prenons un train couchette en plein jour. Avant de monter, nous testons le fast food local, Dico’s. Beaucoup de poulet et pas de frites, mais plutôt pas mal pour un fast food. Le trajet se déroule bien, entre sieste et loisirs.

A l’arrivée, on prend un bus à 2 yuans pour aller jusqu’à la vieille ville. Celui-ci est blindé et avec les sacs à dos, c’est la misère… Le trajet est super long, on descend pour laisser passer les gens, on remonte, on se contorsionne…

Nous descendons un peu au pif lorsque nous apercevons ce qui ressemble à une grande porte. Vu nos déboires des derniers jours, on n’a rien réservé. On s’est fixé sur une auberge dont on a le flyer. On la cherche longtemps sans succès, on découvre ainsi la ville qui est vraiment très jolie.

Au bout d’un moment, un papy avec un véhicule particulier nous interpelle; ça fait longtemps qu’on marche donc on accepte. Nous rentrons dans une espèce de carriole tiré par un scooter et il nous recouvre d’une bâche, du coup, on voit que dalle. Et là, commence un trajet infini… Il nous arrête une première fois devant une boutique, on lui fait comprendre que ce n’est pas notre auberge. Il semble se renseigner auprès d’un couple de chinois qui passe. La fille lui conseille d’appeler, ce qu’il fait. Il parle longtemps et on a du mal à comprendre ce qui se passe. On rit jaune, quelle galère encore pour se loger… Au bout d’un moment, on repart, et là, le vieux s’arrête tous les 10 mètres pour demander aux passants son chemin, on a du mal à comprendre qu’il connaisse si peu la ville… Ce manège dure super longtemps. Au bout d’un moment, lors d’une énième descente du conducteur, Thomas commence à perdre patience. On se dit qu’il plaisante mais on le voit sauter de la carriole pour aller dire deux mots à Papy Mougeot, mais oh miracle, celui-ci a enfin trouvé l’auberge. D’ailleurs, une partie du personnel est là pour nous accueillir. Encore une fois, celle-ci est très bien et bon marché. Par contre, à notre grande surprise, Papy Mougeot est encore là, alors qu’on l’a déjà payé. On sent qu’il vient essayer de gratter des sous supplémentaires à l’auberge, cela nous amuse un peu. On s’installe, et on part dans la ville pour manger.

 On ne va pas bien loin, on rentre dans un resto sans photos, et on désigne ce qu’on veut manger dans le frigo. On nous prépare des légumes sans fioritures mais qui font un repas sain et bon, accompagnés de riz (pour changer) et d’une sorte de viande façon jambon, qui est très fréquente dans le Yunnan. Le tout avec une bière portant le nom de la ville.

Le lendemain, nous découvrons Dali en plein jour, après un repas délicieux, une fois de plus.

C’est magnifique et très animé, il y a des petits commerces partout, et plein de touristes chinois. On comprend aisément le succès de cette ville. Il y a des petits canaux un peu partout et les grandes portes marquant les entrées de la vieille ville, 4 au total, sont très belles et témoignent d’une époque révolue. Aujourd’hui, on ne fera que se balader, une petite journée tranquille comme on n’en a pas eu depuis longtemps. On arpente donc la ville en long, en large et en travers. On fait un peu de shopping (rassurez- vous, nous n’avons pas acheté de tortues vivantes vendues dans des capsules en plastique minuscules…déplorable…) et des repérages pour nos futurs repas.

Après un long moment, on décide de rentrer à l’auberge pour profiter de la terrasse sur le toit. Cette dernière est vraiment sympa, avec hamacs, tables et chaises, ou encore une petite salle avec livres, instruments de musique, sac de frappe. Tout y est. Nous sirotons nos cafés en attendant le coucher du soleil derrière les montagnes.

Le soir, nous allons manger dans une petite rue que nous avons repérée, remplie de restos aux tables de bois et tissus colorés représentatifs de la région. C’est un repas à tendance tibétaine avec viande de yak, servie sur un lit de feuilles inconnus, frites et croustillantes ou une salade à base de la même viande, avec des fruits et du chèvre (pour les amateurs!), le fromage étant aussi une spécialité de la région. Nous retrouvons également les fameux momos que nous avions tant appréciés au Népal. Et nous goûtons à la spécialité locale, les pommes de terre mamie, sorte de purée pimentée, excellente. 2ème défi culinaire accompli! Nous nous régalons de ce festin accompagné de vin rouge du Yunnan, en bons français, et d’un petit digestif pour finir. La fin de notre repas est animée par une sempiternelle pause photo avec un chinois, ainsi que des classes entières d’écoliers et d’étudiants chinois qui défilent gaiement, certains en courant pour rattraper le début de la horde. Cela nous a bien amusé, même si l’on a pas vraiment compris ce qui se passait.

Pour notre dernier jour ici, nous nous aventurons en dehors de Dali pour découvrir un site réputé, les 3 pagodes. Mais avant toute chose, il faut se remplir la panse pour s’activer. Nous avions repéré un resto à notre arrivée, où l’on mange dans des barques posées sur un petit canal. On ne pouvait pas partir de Dali sans l’avoir testé car on tenait tous les 3 à manger dans ce joli cadre. On a eu notre barque, et un délicieux repas à base de ma po tofu, de galette de pommes de terre et de boeuf fondant aux poivrons. 

Le taxi n’est pas très cher mais l’entrée sur le site l’est un peu, en revanche. Les pagodes sont visibles de l’extérieur mais nous rentrons quand même. Elles se dressent majestueuses, avec de jolies montagnes en fond. De mignons petits jardins bordent l’allée principale, et permettent de faire de remarquables prises de vue. Pour les chinois, les remarquables prises de vue, c’est nous! Une dame, surexcitée, se rue sur les garçons, les attrape par le bras et demande à être prise en photo avec eux. Elle ne veut même plus lâcher le bras de Romain quand je propose de se déplacer pour faire la photo devant les pagodes! S’ensuit une photo générale, et des remerciements.

Les gens essayent d’accrocher des petits coeurs en tissus dans les arbres, ça doit encore être un gage de bonne fortune ou d’amour éternel, allez savoir. Les garçons tentent leur chance et perchent leurs coeurs avec succès. Et rebelote pour une séance photo avec des chinois qui sont amusés par ce spectacle. Ils sont encore une fois ravis de poser avec nous, la fille me prend même dans ses bras en guise de remerciements. Cette fois, Thomas décide de prendre également la photo, et ça les étonne pas mal. Après tout, il n’y a pas de raison, on les laisse nous photographier à longueur de temps mais nous ne sommes jamais derrière l’appareil. La situation s’est inversée pour une fois!

Après être allés jusqu’à un petit lac, puis un temple, et ne voyant passer que des bus électriques, nous décidons de rebrousser chemin. Arrivés à la sortie, nous nous apercevons que nous avons loupé la moitié du site, qui devait se trouver plus haut. Cela explique un peu mieux le prix élevé de l’entrée. C’est reparti pour un tour! Par contre, on ne va pas se retaper l’ascension, alors on prend le bus électrique, comme les chinois. Nous avons failli passer à côté d’une succession de temples hauts en couleurs, ça aurait été dommage.

Nous verrons aussi d’énormes moulins à prières (une première pour nous) et des salles avec 500 statues représentant chacune un sentiment, avec des têtes et des postures parfois drôles ou stressantes (parmi eux, Dhalsim de Street Fighter!). Certaines indications étaient en français pour une fois, on s’est bien marré. On vous laisse juger!

Comme la veille, nous profitons de la terrasse de l’auberge et du coucher de soleil autour de quelques bières. On savoure chaque instant en regardant ce panorama.

«  It’s all about the gravy » (tout est dans la sauce) est le slogan du restaurant cantonais de ce soir. Certes, ce n’est pas la cuisine de la région mais du coup, on a encore trouvé de nouvelles saveurs, en témoigne ce sauté de légumes, pousses de soja et jambon. La sauce du hotpot de porc au gingembre était vraiment excellente, pas de publicité mensongère ici! Nous nous sommes également régalés de petits pains à la vapeur farcies, appelés baozi, un régal!

Instant sucrerie: voici des sucettes originales comme on en trouve uniquement dans des pays comme la Chine. Jolies mais infectes, au café et salées!!

On aura passé un excellent séjour à Dali!

 

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