Nous quittons l’auberge comme prévu pour une autre réservée sur internet assez tard la veille. Nous montrons l’adresse à un taxi qui nous dépose, soi-disant, non loin. Pas moyen de trouver cette foutue auberge. On demande bien une dizaine de fois aux gens qu’on croise dans la rue avec plus ou moins de succès. On suit les diverses indications qu’on nous donne mais rien à faire, ça reste introuvable. Après de longues heures de marche, on se décide à reprendre un taxi. Deux d’entre eux nous recalent. Bon… On insiste et on tombe sur une petite jeune, ma foi, fort sympathique, et qui maîtrise un tant soit peu la langue de Shakespeare. Celle-ci se démène pour trouver l’auberge, elle demande aux passants, tente d’appeler l’auberge et nous dit que le numéro ne fonctionne pas. Au bout d’un moment, un type semble dire que celle-ci n’existe plus (on veut bien le croire car la zone semble désaffectée). Super…deux jours de suite, nous nous retrouvons avec des galères (certes pas bien méchantes) pour le logement. Nous convenons avec la chauffeuse de trouver un autre endroit ensemble. Elle nous emmène d’abord dans un petit hôtel où elle va demander pour nous s’il y a de la place. Elle revient et nous annonce le tarif, on est d’accord. Sauf qu’à ce moment-là, ce qui semble être la propriétaire de l’hôtel sort et lorsqu’elle nous aperçoit, elle dit que ce n’est pas possible. Notre chauffeuse nous explique qu’elle a dit un truc genre qu’il nous fallait un grand hôtel et que le sien était trop petit pour nous. Super cliché sur les voyageurs étrangers qui sembleraient ne pouvoir vivre que dans un confort confinant au luxe. On commence un peu à désespérer. En plus, on avait prévu de faire plein de choses et là, on perd un temps fou. On regarde la carte de la ville qu’on a prise à l’auberge de jeunesse, et on en repère une autre non loin du lac. On la montre à la chauffeuse qui acquiesce avec enthousiasme, elle pensait à ça également.
Après un peu de route, on arrive à l’auberge priant pour qu’il y ait de la place. On remercie avec insistance notre sauveuse qui s’excuse mille fois alors qu’elle s’est démenée pour nous. Si elle n’avait pas été là, on serait encore en train de galérer! L’auberge est top, dans le même esprit que la précédente. Tom prend un lit en dortoir moyennant une somme dérisoire, et nous prenons une chambre double, pas bien chère non plus. Affamés par cette petite épreuve matinale de plusieurs heures, nous mangeons à l’auberge.
Pas mal de nos projets pour la journée sont tombés à l’eau. Du coup, on décide d’aller faire un temple non loin et de retourner voir la zone du lac de jour.

Mais c’est sans compter sur notre capacité à nous perdre. On ne parvient pas à trouver ce foutu temple, on perd un temps fou à chercher. Du coup, on se dirige vers le lac pour ne pas revivre la même situation que la veille.
De jour, l’endroit est superbe et beaucoup plus vivant. Les chinois semblent aimer s’y retrouver, on croise énormément de coureurs, mais aussi des chanteurs, musiciens et photographes.
Après avoir fait le tour, on repasse par l’auberge avant d’aller manger. On ne veut pas re-tester la tête de poulet, donc on choisit un resto à proximité du lac. Non seulement la vue est sympa, mais le repas s’avère excellent. Porc sauce aigre douce, poulet kung pao, aubergines braisées, riz et petites galettes de maïs en dessert.
De plus, une sorte de son et lumière commence non loin. Des jets d’eau sur le lac se mettent en marche, sur lesquels sont projetés des hologrammes. Après notre repas, on va voir ça de plus près, et on a le droit à Robert Miles en fond sonore pour le grand final, c’est pas mal du tout. On se croirait au Futuroscope!
On rentre à l’auberge et on squatte au bar un certain temps. L’endroit est sympa et convivial, un film est projeté (du grand cinéma d’ailleurs, « Fast and Furious »!), des gens jouent au billard, etc… Nous, on déguste un café en préparant la suite du voyage.
