Xi’an, deuxième jour, le programme est chargé! Il nous faut acheter des tickets de train à la gare, une première pour nous! Jusque là, on s’était toujours débrouillés autrement (achat en ligne et tickets envoyés à l’hôtel, ou achat dans les « ticket office » qui sont des bureaux de moins grande envergure). Ensuite, direction la fameuse armée de soldats en terre cuite et pour finir les remparts de la ville.
Acheter des billets en Chine peut vite s’avérer être une épreuve. La barrière de la langue et la pression exercée par les chinois impatients y concourent beaucoup. Déjà faut repérer où on les achète! On trouve une file, oups, c’est pas la bonne…on nous fait signe que c’est à côté. Là, une dame nous fait comprendre qu’elle veut nous passer devant…ok, vas-y ma grande, on est moins pressés que toi! Viens notre tour, ça se passe plutôt bien car on a pris le temps de noter toutes les références de notre trajet, par contre c’est un peu long car ils notent pas mal d’informations de nos passeports respectifs.
On sort de la gare et on cherche les bus pour rejoindre le site de l’armée de soldats en terre cuite. Pour cette destination, il y a des véhicules verts et des bleus. On n’a pas le temps de réfléchir, à peine a-t-on posé les yeux sur les bus que deux rabatteuses nous attrapent presque violemment pour nous jeter dans un bus. Problème, chacune veut qu’on monte dans le sien, elles se battent presque!
Enfin, nous voilà arrivés sur le site. Il y a du monde, nous rentrons et arrivons dans la salle d’excavation numéro 1, la plus grande et la plus impressionnante. On en a vu des images de cet endroit, mais ça reste tout de même sidérant. Par contre, je me demande s’il n’y a pas plus de touristes chinois que de soldats en terre cuite (pourtant au nombre de 6000). La particularité de ces soldats, c’est qu’ils sont tous uniques, et c’est vraiment incroyable d’observer les détails de leurs visages ou de leurs tenues. On se demande si c’est la réplique exacte des soldats de l’Empereur qui les a fait fabriquer pour veiller sur son tombeau… Après un rapide passage au musée, dans lequel il n’y a pas grand chose de traduit en anglais, on part à la découverte des deux dernières salles d’excavation. Elles sont moins grandes que la principale, et les soldats et chevaux bien plus abîmés. Il faut savoir qu’il y a eu pas mal de pillage, et les archéologues fournissent un travail de titan pour les reconstruire. De même, les excavations ne sont pas terminées, même dans la salle 1, et on a d’ailleurs pu les voir un peu travailler.
On termine la visite in extremis car des policiers commencent à placer des barrières et à nous mettre gentiment dehors. On ne comprend pas trop pourquoi vu que c’est loin d’être l’heure de fermeture, mais en sortant, on s’aperçoit vite qu’un gros ponte semble être attendu sur le site de par le dispositif policier mis en place. On attend un peu (c’est peut-être quelqu’un qu’on connaît? Notre ancien président est bien venu si l’on en croit les photos du musée!). Des berlines noires défilent, on ne voit rien si ce n’est la foule qui commence à faire une grosse vague. C’est le moment où l’on s’éclipse, histoire de ne pas se faire piétiner pour voir on ne sait quelle personnalité. A l’heure qu’il est, on ne sait toujours pas qui c’était!
De retour en ville, on part pour une balade nocturne (la nuit tombe très tôt ici) sur les remparts. Le calme qui règne en haut contraste avec l’agitation des rues et le crépuscule est propice à la détente. Tout semble magique, les petites lumières qui bordent les tours, les lampions rouges et la musique typique chinoise participent à l’ambiance.
Les remparts faisant 6 kilomètres, il nous faut bien redescendre un moment pour regagner notre quartier. Retour à la réalité après ces instants féeriques… Une petite halte pour manger (on a testé le brocoli chinois…audacieux…et le reste nous a été conseillé par la serveuse donc nous ignorons ce que c’était!), puis nous faisons le chemin retour en passant par les jardins bordant les remparts.
Les espaces verts en Chine se trouvent être systématiquement des lieux de rencontre et d’échange entre les habitants du quartier. Ils se rassemblent pour danser en groupe, faire du taï chi ou du kung fu, ou bien des choses étranges qui semblent être liées à la détente. Certains se frottent à des arbres, d’autres font des signes mystiques dont le sens reste obscur pour nous, d’autres marchent en faisant de grands gestes avec les bras. Tout semble ressourcer ou être bon pour le corps et l’esprit.

C’est juste magnifique cette Armée de soldats !
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