(Mardi 22 septembre) Xi’an encore…

Bon, donnons une deuxième chance à Xi’an en partant explorer la ville, plus précisément le quartier musulman qui est réputé pour être un coin touristique où l’on mange très bien. Après pas mal de marche, nous tombons enfin dessus. Effectivement, c’est très animé, il y a de la bouffe partout, et les scooters habituels qui jouent du klaxon.

On ne s’en rend peut-être pas compte en nous lisant, mais l’environnement sonore est assez fatiguant à la longue, entre les employés avec leur micro devant les magasins, les chinois qui parlent fort, éructent et pètent bruyamment (j’en connais deux qui seraient heureux ici!), la musique à fond (qui n’est pas bonne, bonne, bonne, désolé Jean Jacques). Même les enfants participent à ce brouhaha car ils ont souvent des chaussures qui couinent à chaque pas (façon Sophie la girafe). Il y a des fois où l’on préfèrerait être sourd…

Mais la rue, c’est aussi des couleurs et des odeurs, des fragrances diverses. On vous laisse regarder les photos pour imaginer les saveurs et les parfums qui mettent l’eau à la bouche…ou pas!

 

Bref, vient le temps de manger. On s’attable dans une petite gargote et on se commande des nouilles froides au sésame et du mouton dans un bouillon avec du pain émietté à l’intérieur, les deux étant des spécialités locales. C’est un délice, facile dans le top 3 de nos repas jusqu’alors. Deux petites dames sont obligées de s’asseoir à côté de nous faute de place. On dirait qu’elles sont gênées ou qu’on leur fait peur… Pas facile de déchiffrer ce qu’il se passe sur leurs visages parfois! Une table finira par se libérer et tant mieux pour elles car elles étaient parties pour manger à 10km de nous!

Balade digestive dans la ville. On passe dans une galerie de souvenirs (où circulent même les deux-roues!) dans laquelle les marchands vendent des statuettes de soldats à foison et toujours un peu la même chose, ensuite visite de la tour de la cloche et du tambour (la première sonnant l’aube et la seconde le crépuscule). Les deux proposent des démonstrations musicales. On attend pas mal pour voir le court spectacle de tambours mais c’est intéressant d’en entendre le son. Ensuite, on se dirige vers la tour de la cloche isolée au beau milieu d’un rond-point. Pour y accéder, il faut emprunter des souterrains qui grouillent de monde et empestent la pisse. Du coup, on trace peut-être un peu trop et on en loupe l’accès un peu planqué près du métro. Pas cool parce qu’on y passe un bon moment à tourner en rond dans ce souterrain en cercle et aux multiples sorties… Petite parenthèse, on aura au moins bien rigolé en passant devant cette imitation de resto à choucroute avec des saucisses animées. Ah! Si les alsaciens voyaient ça!!

Arrivés au point de chute, on se demande si ça valait vraiment la peine de s’acharner, mais ce qui est fait est fait! On contemple la vue d’en haut ainsi que la grosse cloche et on fait la connaissance de Roger, 65 ans, amateur de riz et grand joueur de Mah-jong, et on repart (difficile de prendre en photo un monument sans un chinois posant devant!). Comme souvent, c’est un peu la galère pour retrouver l’hôtel. On essaye de se repérer par rapport aux portes des remparts, ça porte ses fruits, seulement…c’est extrêmement long car la ville est bien grande!

Bon, là on ne vous cache pas qu’on n’a plus envie de faire grand chose parce qu’on a pas mal trotté dans la chaleur et l’agitation de la ville.

Laisser un commentaire