(mercredi 16 septembre) Grande muraille et marché de nuit

Ah…la Grande Muraille de Chine…tout un mythe et un symbole historique marquant du pays. On n’allait pas rater ça! Mais difficile de choisir car il en existe diverses portions, certaines très touristiques, d’autres très ardues. En tous les cas, impossible de toutes les faire dans le temps qui nous est imparti. Nous nous sommes donc mis d’accord sur celle de Mutianyu, portion qui semble être un bon compromis.
Nous escomptons choper un bus à la station de métro Dongzhimen qui devrait nous emmener dans une ville proche où il faudra alors chercher un minibus ou un taxi pour nous amener au pied de la muraille. Pas de chance, le bus nous passe sous le nez, mais des taxis juste à côté l’ont bien vu et nous proposent leur service. On se dit « pourquoi pas? », comme ça on pourra aller direct au pied de la grande muraille et le type nous propose de nous ramener à Beijing (Pékin). Bien sûr, ça nous coûte bonbon!
Le point positif, c’est que notre chauffeur est un pilote, genre Schumacher mais après son accident de ski. Il va vite, change de voie comme de chemise, et semble ignorer ce qu’est un clignotant. Cela va sans dire que la ceinture de sécurité est optionnelle (il y a bien la ceinture mais rien pour l’attacher). Du coup, on rattrape le bus qu’on a loupé, et on le double, cool!

Nous voilà enfin arrivés. Le chauffeur de taxi veut son argent, mais on ne lui donne que la moitié de peur qu’il nous laisse en carafe, et nous convenons d’une heure de rendez-vous, tout cela non sans mal, car il ne parle pas un mot d’anglais.
En route pour la grande muraille! Nous ne comprenons pas grand-chose, il est question de téléphérique mais aussi de toboggan (?????). Bref, nous continuons notre chemin et arrivons dans une zone de petites boutiques attrape-touristes, une habitude ici près de chaque lieu de visite. On tombe avec surprise sur un Burger King (Grande muraille/ Burger King, l’illustration parfaite de la contradiction ancien/moderne qui caractérise le pays) et on décide de s’y restaurer (notre premier fast food!).

 

Après cela, on continue et on arrive à des navettes pour lesquelles il faut payer pour accéder au vrai pied de la grande muraille. 5 minutes et 15 yuans plus tard, nous voici enfin en bas. L’ascension à pied nous paraît compliquée compte tenu du timing fixé par notre taxi driver, on opte donc pour le téléphérique. On paie pour le téléphérique, on paie pour l’entrée (la Chine, c’est un peu les poupées russes du paiement, un achat de billet en cachant toujours un autre). On se retrouve en haut en 4 minutes! Et là, c’est l’émerveillement.

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Je n’en dis pas plus, les mots ne sauraient retranscrire les sensations éprouvées devant ces paysages à couper le souffle, en marchant sur ces pierres chargées d’histoire. Peut-être que les photos parleront d’elles-mêmes…

 

 

Bon, on doit redescendre. Etant un grand enfant mais aussi un inconditionnel de Rasta Rockett, j’encourage Virginie à prendre le toboggan, elle est moins rassurée que moi mais courageuse, elle me suit donc!
Romain a bien fait de me motiver, c’était une expérience unique. Moi aussi j’adore ce film mais, bizarrement, la première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est plutôt la sortie de piste du bobsleigh en voyant la tronche des luges et des rigoles du parcours! Bref, je suis arrivée dix ans après Romain… J’ai fait ma descente en mode promenade (bon, ok, un peu comme une grand-mère!) tandis que lui semble avoir profité des sensations de glisse. Chacun son rythme, à l’image de nos personnalités!

 

Retour taxi, on est dans les temps. Et retour à Pékin, un poil dans les embouteillages.
On décide de se faire le marché de nuit et la fameuse Wangfujing snack street. C’est exactement ce que l’on imaginait, ça grouille de monde, il y a des odeurs tantôt appétissantes et tantôt pestilentielles. Des scorpions gigotent sur leur bâton avant de se faire griller, étoiles de mer, poulpes et insectes en tout genre remplissent les étals. Les vendeurs nous hèlent dès qu’on y regarde d’un peu plus près mais non merci..nous ne sommes pas contre l’idée de goûter des insectes mais là, on ne le sent pas donc ça sera pour une prochaine fois, surtout qu’à part le poulpe, on ne voit aucun chinois tenter l’aventure.

Outre la nourriture, on trouve un peu de tout dans ce marché, du thé, des vêtements, des mecs qui font des mini statuettes de vous dans une sorte de pâte à modeler, des ocarinas, des statuettes en tout genre, et sans me demander mon avis, une fille me colle un truc vibrant sur le dos (j’entends déjà d’ici les esprits mal placés, mais c’était juste un truc massant!). Virginie se fait plaisir avec une petite robe/tunique à 2 euros!

 

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