(vendredi 11 septembre ) Le train

Bon, aujourd’hui nous nous rendons à Chengde, 5h de train nous attendent! Nous arrivons à la gare de Pékin, c’est la folie, il y a encore plus de monde que dans le métro, des files indiennes partout, on ne comprend rien. Après avoir observé, nous comprenons que nous aussi nous devons faire la queue, montrer nos passeports et nos billets qui sont tamponnés par la même occasion. Ensuite, devinez quoi? Contrôle de sécurité, scan des bagages, et il faut monter sur un petit pupitre puis tourner sur soi-même pendant qu’on nous passe au détecteur de métaux. Enfin, nous voici dans la gare, il y a des boutiques de bouffe partout, c’est immense et on ne comprend toujours pas grand chose! Nous nous dirigeons vers une hôtesse d’accueil qui -oh surprise- parle très bien anglais et nous indique la salle d’attente pour notre train. Une fois dans la « waiting room », c’est impressionnant de voir tous les gens qui attendent et de se dire que c’est pour un seul train (deux en fait, on le comprendra plus tard). Une annonce est faite au haut-parleur et la plupart des gens se lèvent et se ruent dans la même direction. Nous suivons le troupeau. Chaque déplacement dans ce pays est une épreuve de force dès qu’il y a foule (et en Chine, il y a foule tout le temps). Les gens poussent et n’adhèrent pas du tout au concept de faire la queue, ils doublent et vous passent devant sans vergogne! Enfin, on nous poinçonne nos tickets, et nous accédons au train.
Nous trouvons notre wagon et il faut encore montrer son billet à un agent qui attend devant chaque wagon. Dedans, c’est le bordel mais on s’attendait à pire… 118 personnes dans le même wagon. On arrive à nos places. Diantre! Nous ne sommes pas à côté mais quelqu’un occupe une de nos deux places, donc nous avons la chance de pouvoir faire le trajet côte à côte. Le train part, et tout le monde se met à manger. Ici, dans tous les trains, il y a de l’eau bouillante distribuée par un petit robinet pour se faire des nouilles instantanées. On avait prévu le coup, on ouvre nos nouilles et on fait comme tout le monde, suscitant quelques regards amusés. Par contre, les nouilles sont ultra épicées…pas facile de faire bonne figure!

Nous arrivons enfin à Chengde, et là, surprise, nous pensions arriver dans une petite ville de campagne, mais ça n’y ressemble pas du tout! Pourtant, il n’y a que 450 000 habitants (lol). Nous sautons dans un taxi (le premier de notre séjour!), il ne parle pas un mot d’anglais mais la réservation de l’hôtel, le langage des signes et les sourires suffisent. Mais ça ne suffit pas à éviter l’arnaque! Le prix du trajet annoncé dès le départ ne nous paraît pas cher du tout (pas étonnant quand on fait la conversion en euros), mais par rapport au prix d’ici, c’est excessif (et en plus, on lui a donné un peu plus parce qu’il avait l’air sympa et honnête!!). Il fallait que ça nous arrive une fois, on ne nous y reprendra plus!
Nous arrivons à l’hôtel, le personnel est très aimable et parle très bien anglais, ça change! La chambre est superbe, ça change aussi de notre chambre précédente sans fenêtre et riquiqui.

Nous voilà repartis pour une nouvelle aventure culinaire. Les rues, très vivantes le soir, regorgent de petites échoppes sans prétention qui, soyons honnêtes, ne donnent pas franchement envie de rentrer. Mais les gens ayant l’air tellement plus agréables qu’à Pékin et nos estomacs criant famine, on passe le cap. On choisit toujours un endroit où il y a des images de menus pour plus de facilité de communication. La plupart font peur mais quand les assiettes arrivent, on est toujours agréablement surpris. Cependant, l’heure reste aux devinettes, ici du boeuf et pommes de terre à l’ail sûrement…et là un mélange de légumes, champignons, carottes…facile! et ça? Un truc qui ressemble à de la patate douce même si ça ne doit pas être ça. C’est plutôt marrant, en fait, de ne jamais savoir ce qu’on va avoir dans son assiette, mais l’essentiel, c’est que c’est boooon!!

 

 

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